Armée Camerounaise: vaincre le mal pour mieux servir le peuple et le Cameroun, ce pays d'avenir

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Le Cameroun, un pays d’avenir

I. Comment prendre appui sur la jeunesse de sa population …

Le 10 février 2020, s’adressant à la jeunesse camerounaise en prélude des célébrations du 11 février, Son Excellence Monsieur Paul BIYA, Chef de l’Etat, porte ce message :  ‘’Je saisis également l’occasion de cette Fête de la Jeunesse pour, une fois de plus, lancer un appel à nos jeunes compatriotes du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Ceux qui se sont laissé enrôler dans des bandes armées et qui continuent d’entretenir un climat d’insécurité dans ces deux régions doivent déposer les armes, à l’exemple de ceux, nombreux, qui l’ont déjà fait et qui vivent tranquillement au sein de nos communautés. Je continue de les exhorter à sortir de la brousse et à retrouver leurs autres jeunes concitoyens qui mènent une vie normale au sein de la société’’.
Il s’agit d’un appel, un appel de plus du Président de la République, à l’adresse de notre flamboyante et laborieuse jeunesse camerounaise. Un appel de plus, qui confirme le tropisme profondément ancré dans l’esprit du Chef des Forces Armées, soucieux du devenir de la frange juvénile de notre population. Chaque fois que l’occasion lui en est donnée, et ce depuis sa prestation de serment le 6 novembre 2018, le Président de la République n’a de cesse de multiplier les gestes de bonnes dispositions, à l’égard des jeunes ballotés par la tourmente de la violence gratuite, violence engendrée et entretenue par des discours destructeurs, ne charriant que des chimères.
Destructeurs tout d’abord pour l’intelligence de nos jeunes, laquelle se voit interdite de développement et d’épanouissement. Ces établissements scolaires incendiés, ces enseignants enlevés ou assassinés, ces élèves qui subissent un sort à peine plus enviable ; c’est l’intelligence de notre jeunesse qui est violée, bafouée. Destructeurs aussi, pour le corps de ces jeunes enrôlés dans les bandes armées, obligés de vivoter dans les brousses, de s’abreuver de substances psychotropes, plutôt que de vivre décemment de leur labeur, dans leurs communautés. Destructeurs enfin, pour l’esprit de nos enfants, ensauvagés, déshumanisés, réduits en esclavage, qui s’attaquent à leurs semblables, sans égard ni pour l’âge, ni pour le sexe, ni pour la condition sociale. Des discours chimériques, qui coupent nos jeunes de la réalité, les font douter de leurs capacités intrinsèques, les poussent à désespérer de l’avenir radieux auquel ils sont en droit d’aspirer, assombrissant ainsi leur horizon.
C’est à ces jeunes à l’ingénuité trahie par des marchands de chaos et de mort, que s’adresse le Chef des Forces Armées. Afin qu’ils retrouvent les voies de la raison, qu’ils reprennent leur humanité première, qu’ils reviennent à la légalité républicaine, et qu’ils retrouvent la chaleur fraternelle dans leurs communautés.  A ceux qui auront le courage de tourner le dos aux voies tragiques de la sédition, le pardon de la Nation généreuse et compatissante est accordé à l’avance.
Entre les jeunes du civil et les Forces de Défense au Cameroun, la relation est plutôt directe, consubstantielle, et même existentielle. La jeunesse, communément considérée comme étant le fer de lance de la Nation, est aussi le vivier duquel les Forces de Défense puisent leur capital humain. Pour illustration, les concours et recrutements à divers titres dans l’armée, ne sont exclusivement destinés qu’aux jeunes. En contrepartie des énergies investies dans la défense de la Patrie, les jeunes perçoivent une rémunération. La société protégée, favorise le plein épanouissement de ses soldats. Mais encore faut-il que ceux-ci aient reçu l’éducation et l’instruction nécessaires au bon accomplissement de leurs tâches.
Mais il reste que dans cet engagement mutuel, la moralité et l’éthique du jeune constituent le ferment principal qui conditionne son rapport à la Patrie. Si tous nous sommes conscients que détruire son propre pays est une voie sans issue, que massacrer ses concitoyens n’est pas un projet de société, alors nous avons besoin d’une jeunesse instruite, patriotique, engagée, volontaire, et surtout positive. L’appel présidentiel du 10 février 2020, dans ce sens, aura été est sans équivoque, lorsque son propos se termine par cette main tendue : ‘’Mes chers jeunes compatriotes, pour le bien de notre pays, j’ai besoin de vous’’.

II.… pour construire l’union sacree indispensable …
Pour certaines personnes et entités de la sphère politico-médiatique, la dynamique sociopolitique actuellement vécue au Cameroun, en dépit, ou plutôt grâce à ses épisodes parfois dramatiques, se présente comme une opportunité à saisir à tout prix, et surtout, au prix du mensonge et la délation, pour se bâtir une notoriété à l’échelle internationale. Dans les rangs de cette engeance en mal de reconnaissance, se recrutent des journalistes et tous les rangs et grades, dont les papiers de minable consistance, sont plus des ramassis de mièvres affabulations, que de véritables comptes rendus de faits recoupés et attestés.
Dans cet agrégat de malintentionnés, se comptent également des experts et spécialistes locaux ou étrangers, tous diplômés ès Cameroun, de curieux personnages qui trouvent en nos malheurs, un terreau à leurs funestes élucubrations. Il en est ainsi des observateurs télécommandés, dont l’opaque cécité n’a d’égale que la capacité à tronquer la réalité.  Que dire alors de ces humanitaires dont le sens des affaires jamais n’aura autant été affûté. Décidément, le Cameroun est un filon rentable.
Comme des charognards formant cercle au-dessus d’un champ de bataille, c’est à qui vociférera le plus fort, c’est à qui mentira de la manière la plus éhontée. L’on soupçonne même un député d’insignifiante envergure, si ce n’est d’être européen, de se mêler lui aussi, de cette danse macabre autour de nos sépultures. De leur avis à tous, le Cameroun n’a pas encore assez souffert de la noblesse unitaire de son peuple, ni assez cher payé, son refus de se mettre au pas de la mondialisation hégémonique.
Les attaques contre les civils et les militaires engagés dans la construction des infrastructures de développement, les tentatives d’imposer d’un voile d’ignorance sur notre jeunesse, la destruction de pans entiers du tissu économique, la fabrication d’épopées sanglantes pour faire intervenir des forces étrangères, toutes ces menées visent un double objectif à savoir, retarder l’essor économique du Cameroun, et infliger à nos populations les affreux tourments de l’indigence intellectuelle, sans oublier les inqualifiables souffrances de la détresse matérielle. Il va sans dire qu’en favorisant la manipulation et l’ensauvagement des communautés cibles, l’enténèbrement découlant de cet état de misère généralisée facilitera la mise en pièces du Cameroun.
Après s’être attaqués à nos Institutions, à nos populations, à nos Forces de Défense et de Sécurité, ces pyromanes d’un autre genre entreprennent dès à présent, d’allumer le feu de la haine entre de paisibles éleveurs peuls, et les hordes de mercenaires criminels qui écument nos Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Voilà bien des incitations à l’épuration ethnique qui méritent d’être fermement condamnées et sévèrement châtiées.
Juste pour rappeler que l’insécurité dans le Nord-Ouest et du Sud-Ouest est consécutive à des contrats signés entre des fonds spéculatifs qui misent sur les ressources naturelles de ces régions, et des compatriotes avides d’argent établis à l’extérieur. Il s’agit donc de la vente d’un territoire et de ses richesses, toutes choses que l’on ne possède pas. En d’autres circonstances, pareil acte serait qualifié d’escroquerie, s’il n’était à l’origine des innommables violences perpétrées par ces stipendiés.
Notons cependant qu’au fur et à mesure que se précisent les contours de ce bal de prédateurs désormais démasqués, les populations des dix régions administratives du Cameroun, unies et solidaires, rejettent en bloc l’anathème que l’on voudrait leur imposer.

III.… Et vaincre la pandémie du corona virus 2019, cause nationale
Depuis le début de cette année 2020, les pays du monde entier sont sur le sentier de la guerre à la Covid-19, le nouveau coronavirus. La pandémie partout avance, rapide comme l’éclair, redoutable comme la foudre, sans aucun égard pour la taille ou la fortune des peuples. Sur son sillage, des morts par dizaines de milliers.
Devant la menace sanitaire qui impose le port de cache-nez, le lavage régulier des mains, les restrictions des mouvements des populations, le ralentissement de l’activité économique, les gouvernements se trouvent confrontés à l’obligation de devoir choisir entre deux risques : soit l’effondrement de la santé publique, soit la dépression de l’activité économique. Sous d’autres cieux, le dilemme se pose encore avec une violente acuité.
Ayant pour leur part consacré la centralité de l’homme dans toute idée de développement, les pouvoirs publics camerounais ont opté pour une approche méthodique, portée par une vision pragmatique, dans la mise en œuvre de mesures de protection de la santé des camerounais. En effet, à quoi aurait-il servi d’essayer de préserver le potentiel économique avec une population en mauvaise santé, voire mourante ? Soumise aux épreuves de la temporalité et de la fonctionnalité, cette préférence anthropocentrique mérite d’être saluée, car après tout, la situation de bien-être matériel ne peut être atteinte, et ne peut suffisamment s’apprécier que par un peuple en bonne santé.
La prescription des mesures d’hygiène individuelle et collective, la prise en charge intégrale et gratuite par le trésor public, des personnes mises en quarantaine, et celles admises en hospitalisation, le recensement et la mise à l’abri de nos enfants en indigence de sécurité familiale, devraient être comprises comme rentrant dans cette philosophie de sacralisation de la personne humaine.
Cependant, l’efficacité de la multitude d’énergies ainsi déployées pour les besoins de la cause, demeure entièrement tributaire de la cohésion de l’ensemble des citoyens. A présent que notre conscience nationale est une fois de plus mise à rude épreuve, il nous revient de démontrer une fois encore, la force de notre patriotisme. Tous les citoyens en effet, contribuent à la défense de la Patrie. Ce devoir qui est d’abord moral avant d’être constitutionnel, n’invite à rien d’autre qu’à la défense populaire contre le coronavirus.
Avec toujours en perspective la survenue dans les prochains jours ou les prochaines semaines, du pic de la pandémie, il va sans dire que le combat contre la COVID-19 sera long, qui va solliciter de notre part, une exceptionnelle capacité de résistance. Résistance et non résignation, cohésion et non dispersion. Le fonds de cet esprit indomptable se trouve autant dans l’autodiscipline de chacune et de chacun, la foi en notre communauté de destins, que dans la confiance en nos institutions.
Contre la Covid 19, les moyens de la riposte sont entre nos mains. En particulier, la vigilance, la solidarité, l’engagement et la résilience. Bref, la défense populaire, comme face à la mouvance terroriste du Boko Haram dans le septentrion. La défense populaire, comme face au terrorisme séparatiste dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest.  Cette exceptionnelle trouvaille camerounaise a déjà fait ses preuves. Cette fois, elle fera des miracles. Prenons conscience du péril, et tous ensemble, faisons-lui face avec détermination. Le Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Paul BIYA, nous y exhorte vivement, quand il dit, ‘’Ensemble nous devons barrer la voie à la propagation du Coronavirus. Je compte sur votre civisme et votre sens des responsabilités’’..
En effet, le corona virus 2019 aura beau être une calamité, il n’est point une fatalité. Le corona virus 2019 aura beau être invisible, il n’est point invincible. Alors, ne nous laissons pas faire. Notre sécurité sanitaire est entre nos mains. Gardons la main sur notre santé. Stop à la Covid-19.
Chaque geste de précaution esquissé, chaque mesure-barrière observée, sera une pierre apportée en écho, à l’érection de la formidable muraille de protection que nous devons opposer au coronavirus. Car notre sécurité sanitaire dépend de nous, et seulement de nous. Ainsi quand sera passée la pandémie, quand le lugubre spectre de l’ennemi vaincu ne sera plus que brume dans les méandres d’un lointain souvenir, alors grande sera notre joie d’entendre nos contempteurs d’aujourd’hui s’exclamer : Impossible n’est pas camerounais !
En attendant cet instant de fierté que nous voulons imminent, tous face à l’ennemi, et Halte à la Covid-19. /-


Forces de défense camerounaises : défis, reforme et concept armée-nation

I. Des defis
L’armée camerounaise est créée par l’ordonnance n°59/57 du 11 novembre 1959, à peine deux mois avant l’accession du Cameroun à la souveraineté internationale. Le contexte à l’époque est marqué par une insécurité entretenue en certaines parties du territoire national par des groupes rebelles. Le premier défi que la toute jeune armée camerounaise a dû relever dans l’immédiat post-indépendance est la pacification de ces zones en proie aux troubles.
Les opérations de pacification se sont accompagnées de l’ouverture des voies de communications dans les contrées qui en étaient dépourvues, de la construction d’écoles et de centres de santé au sein des casernes. Tout comme de nos jours, ces structures accueillaient indifféremment les familles des militaires et des civils. Toutes choses qui ont permis de se concilier l’adhésion des populations.
Par ailleurs, et concurremment à la pacification, l’armée camerounaise qui en ces temps-là était la seule institution de caractère fédéral, s’est employée à concrétiser la nature unitaire de notre peuple. C’est ainsi que des démarches seront engagées pour un retour au pays de ceux des camerounais servant sous bannière étrangères. Le succès de cette opération, la parfaite intégration des nouveaux venus sous le drapeau de la République, vaudront à l’armée camerounaise le qualificatif de Creuset de l’Unité Nationale.
Une fois la pacification réalisée, et en retour d’expérience de cette mission, l’armée camerounaise a continué de contribuer à l’essor du pays, principalement par le biais de la construction des précurseurs du développement que les routes, les ouvrages d’art, les infrastructures sportives, etc. il est aussi à noter le fort impact économique ressenti dans les localités abritant les casernes militaires.
Le différend territorial avec le Nigéria au sujet de la péninsule de Bakassi, est un autre des défis qu’il a fallu relever avec tact et fermeté, car tout en défendant l’intégrité du territoire national, il n’était pas envisagé d’entrer en guerre avec ce pays avec lequel nous avons la nature et l’histoire en partage.
A l’heure actuelle, les défis auxquels l’armée camerounaise est confrontée se déclinent sous la forme d’activités terroristes du Boko Haram dans la Région de l’Extrême-Nord, le séparatisme dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, la piraterie dans notre espace maritime, et la protection de nos frontières orientales. Une fois de plus, le professionnalisme de l’armée camerounaise et l’intimité de ses relations avec nos populations permettent de réduire graduellement l’intensité desdites menaces.

II. De la réforme de 2001
S’agissant de la réforme intervenue en juillet 2001 sous la guidance du Président de la République, Chef des Forces Armées, elle ambitionnait à la fois le rajeunissement, professionnalisation, et la modernisation de l’armée camerounaise. Ce qui entre autres, s’est traduit par l’harmonisation des âges et l’accélération des départs à la retraite, un substantiel effort dans l’équipement des forces en matériels des plus modernes, une meilleure régularité des stages, l’adaptation des contenus des formations aux évolutions de l’environnemental sécuritaire.
Naguère formée selon les standards de la guerre conventionnelle, l’armée camerounaise intègre désormais les techniques de la guerre asymétrique, dont le terrorisme est la plus connue des manifestations. A ce jour, les résultats de cette polyvalence sont dignes d’éloges. Aucune parcelle du territoire national n’échappe en effet au pouvoir des institutions étatiques.
La réforme est un concept dynamique qui favorise une atteinte plus rapide de l’efficience, grâce à une adaptation plus aisée aux contraintes imposées par les circonstances. A titre d’exemple, l’on pourrait noter les multiples réorganisations des commandements territoriaux, désormais plus complets en termes de dotations en grandes formations des diverses armes et armées, et plus autonomes en termes de pouvoir de décision et d’action, pour plus de réactivité.

III. Du concept armée-nation
Partant du postulat selon lequel une armée soutenue par son peuple est invincible, il apparait clairement que le concept Armée-Nation est cardinal dans la génération, le maintien et la préservation d’un environnement de sécurité. Par sa proximité permanente (les militaires dans leur très grande majorité vivent en dehors des casernes), à travers les multiples actions qu’elle mène en leur faveur, l’Armée camerounaise entretient des liens symbiotiques avec nos populations. Autant ces dernières n’hésitent pas à recourir aux facilités que met l’armée à leur disposition, autant l’armée camerounaise bénéficie du concours actif de ces mêmes populations dans l’exécution de ses missions.
L’implication des militaires dans le fonctionnement des écoles en zones de troubles, la distribution de denrées alimentaires et de médicaments aux populations nécessiteuses, l’appui au développement, d’une part, et le concours des comités de vigilance dans la lutte contre les activités terroristes, d’autre part, sont quelques-unes des déclinaisons palpables de la solidité du concept Armée-Nation./-


Armée camerounaise : vaincre le mal pour mieux servir le peuple

L’armée camerounaise s’adapte aux nouveaux enjeux de communication …
L’image que les médias dominants locaux et internationaux donnent de la guerre, est celle du fracas des armes lors de bombardements plus ou moins massifs ; l’image de batailles épiques avec d’énormes pertes d’un côté ou de l’autre. En plus de légitimer l’entrée en guerre d’un protagoniste, ou le fait pour celui-ci de susciter une guerre par procuration, ces faits d’armes sont martelés à longueur de journée, toujours agrémentés de récits où le fantastique le dispute au fantasque et au sordide, toujours accompagnés d’analyses empiriques, partisanes, dichotomiques, manichéennes.
Récits et analyses mettent en exergue soit l’avance technologique, soit la puissance des armements, soit encore le savoir-faire et l’héroïsme des vainqueurs, soit à contrario, l’amateurisme et la barbarie des moins forts. Il s’agit ici de diaboliser l’adversaire, surtout la victime, jusque dans ses moindres faits et gestes. Il s’agit de lui imputer des incidents létaux qui même involontaires, ne seront jamais des dommages collatéraux, mais des crimes contre l’humanité. Et même, l’on ira jusqu’à lui prêter les intentions les plus machiavéliques, à l’instar des velléités d’épuration ethnique, lorsqu’il n’est pas fait allusion au génocide. Ce qu’il faudrait savoir, c’est qu’en arrière-plan de ce flot d’informations soigneusement calibrées, se profile le dessein d’impressionner l’opinion, de la désolidariser des adversaires déclarés ou potentiels, et si possible, de paralyser les moyens de défense adverses.
Le spectre de notre psychisme est ainsi devenu un champ de bataille, dont la maîtrise des déterminants peut s’avérer décisif dans l’orientation du cours des événements. Tel est d’ailleurs le cas. Mais tant qu’à faire, la grosse imposture médiatique n’est pas irrésistible. La meilleure des parades au délitement de notre moral reste et demeure la préparation de tous les citoyens, par le biais de l’éducation, l’instruction et surtout, par le canal de l’information. Le but étant de susciter et endurcir leur conviction dans la justesse de la cause défendue.
La hiérarchie militaire à tous les niveaux est parfaitement consciente des enjeux de cette guerre par médias interposés. Au fait, émettre les directives que commande l’évolution de la situation sur le terrain ne suffit plus, encore moins, une communication épistolaire et impersonnelle. Les descentes régulières sur le terrain du Ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, et les contrôles opérationnels du Général de Corps d’Armée, Chef d’Etat-major des Armées, sont à inscrire dans le registre de la communication présentielle. 
Car pour véritablement mettre les hommes en confiance, rien ne remplace le contact physique et l’échange verbal, seuls à même de réduire la déformation des perceptions. Qui plus est, seuls le contact physique et l’échange verbal sont à même d’effacer la distance passablement suspicieuse qui s’établit instinctivement entre le supérieur et son subordonné. En son temps déjà, un illustre ancien affirmait déjà que ‘’la meilleure façon de commander est de se placer non pas au-dessus de ses hommes, mais au milieu d’eux’’.

… Pour mieux prendre en compte les mues de l’internationale terroriste …
Il y a de cela trente ans, ce qu’il avait été convenu d’appeler le vent de l’Est soufflait sur l’Europe, à la faveur de l’écroulement du mur de Berlin, point de départ d’une nouvelle reconfiguration des lignes de force dans le monde. L’espoir était fondé de voir s’atténuer, et peut-être disparaître, les foyers de tensions inter et intra étatiques, jusque-là suscités, entretenus et justifiés par une farouche opposition entre les principaux courants idéologiques. Ce rêve d’une ère de paix s’est en partie matérialisé, en partie seulement, nation ne levant plus l’épée contre nation, tel qu’ambitionné par l’Organisation des Nations Unies, mais sans pour autant que les épées ne se transforment en socs de charrue. 

En effet, la guerre ne s’est point arrêtée, au contraire. Simplement, par le jeu du transfert des compétences, elle se pratique autrement, ses objectifs restant les mêmes. Ainsi, les Etats ne font plus face à un ennemi dont la nature, le volume, et les positions sont connus.  L’ennemi n’est plus de la taille d’une compagnie, d’un régiment ou d’une brigade. Il n’arbore plus d’insignes distinctifs du combattant. Bien au contraire, il prend les couleurs de la foule, il transforme en armes de destruction aveugle, les objets du quotidien, il fait de chaque individu, une bombe humaine. En dépit de ses proclamations, l’ennemi actuel n’est pas au service des populations. Il n’est que le bras séculier d’intérêts groupusculaires.
A la fin de la guerre froide, l’on se serait attendu à la consolidation des frontières étatiques ; que non, ou alors, pas tout à fait. Car cependant que les grandes nations formaient de grands ensembles supranationaux, tout ou presque était mis en œuvre pour balkaniser les Etats les moins nantis.  Cette logique de l’affaiblissement par la partition est de préférence dirigée contre les Etats à fort potentiel de développement.
D’où l’irruption aussi soudaine que violente de velléités séparatistes, d’où l’apparition de puissants groupes terroristes armés et criminels, à l’instar de Daesh, Al Qaeda et Al Nosra au Proche-Orient, et de Al Shaabab dans la corne de l’Afrique. Idem pour le Mujao, les Moudjahidines, ainsi que l’Etat Islamique dans l’arc sahélo-saharien. D’autres groupuscules écument les emprises terrestres et maritimes du Golfe de Guinée, notamment aux confins du Nigéria et du Cameroun. Boko Haram, le MEND et les cartels dits séparatistes des régions administratives du Nord-Ouest et du Sud-Ouest camerounais sont du nombre.  Tous des monstres qui font régner la terreur par le poignard et la poudre.

… Agir efficacement contre les multiples agressions …
Voici un pays qui depuis plus d’une dizaine d’années, livre une lutte sans merci à divers types de menaces sur pratiquement les 360 degrés de son espace terrestre, maritime et aérien. Déjà à l’aube des années 2000, était apparu le phénomène des coupeurs de route, suivi quelques années après, de l’irruption de la piraterie maritime. Ces deux sources d’insécurité sont au jour d’aujourd’hui, réduites à leur plus simple expression.
Au mois de mai 2014, exaspéré par les incursions prédatrices du Boko Haram sur son territoire, le Cameroun déclare solennellement la guerre à la secte terroriste. Au détour de batailles épiques et à force de détermination, la menace est rendue résiduelle en terre camerounaise. Trois années plus tard, voici qu’apparaissent les violentes et mortifères manifestations de l’imposture séparatiste dans ses régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. La situation à ce jour, est sous contrôle. Selon toute vraisemblance, ces succès ne sont pas du goût de tout le monde.
Surtout qu’en même temps qu’elles livrent bataille, les Forces de Défense et de Sécurité camerounaises subviennent du mieux qu’elles le peuvent, aux besoins des populations affectées par l’insécurité suscitée par ces menaces. De Bakassi à Makari, de Batibo à Gari-Gombo, les actions civilo-militaires se déclinent ainsi par centaines chaque année. Des distributions de denrées alimentaires sont organisées, des campagnes de vaccinations gratuites sont menées jusque dans les localités les plus reculées, et même, les militaires assurent l’effectivité du système éducatif dans les écoles situées en zones d’insécurité. Combien d’armées en Afrique peuvent se targuer d’en faire autant ?
Y a-t-il meilleure expression d’humanité que de faire œuvre charitable ? Y a-t-il meilleure démonstration de respect des droits de l’homme que de donner sa vie pour ses compatriotes ? Nourrir et soigner les populations, éduquer la jeunesse, construire des infrastructures publiques n’est-t-il pas une manière de préserver et promouvoir les droits de l’homme ?  Les militaires, les gendarmes, les policiers camerounais s’y attèlent au quotidien, avec une efficacité qui force l’admiration, l’estime, l’amour et le soutien de nos populations. C’est peut-être cela qui est reproché à notre pays par ses pourfendeurs de tous bords.
Les attaques venues de l’extérieur seraient d’un moindre mal, s’il ne se trouvait, hélas, trois fois hélas, des camerounais disposés à donner suite à ces allégations, quitte à emboucher les trompettes de la délation, du dénigrement et de l’imprécation à l’encontre de leur propre pays, vidant au passage l’union sacrée ou l’esprit de famille de son sens, de toute sa substance. On est en droit ici de se poser la question de savoir sur l’autel de quel intérêt des camerounais sont-ils prêts à sacrifier leur pays, leur patrie ? 

… Dans une posture consolidée, résiliente et proactive.
En réalité, et en attendant une éventuelle restructuration de l’ordre mondial, l’internationale terroriste s’est engouffrée dans la brèche. Ne dit-on pas que la nature a horreur du vide ? Dans sa réponse aux vœux du corps diplomatique en date du 09 janvier 2018, le Président de la République, Chef des Forces Armées, Son Excellence Monsieur Paul Biya, avait porté cette interrogation, d’ailleurs toujours d’actualité : « Alors que les progrès de la science et de la technologie donnent à l’homme des pouvoirs chaque jour plus extraordinaires, va-t-on voir le « monde nouveau » qu’on nous annonce faire fausse route et revenir à des divisions et des querelles d’un autre temps ? Il en va de notre avenir à tous. Puisse le bon sens finir par l’emporter ».
A l’échelle du Cameroun, tous ceux de nos compatriotes qui auront vendu leur âme au diable devraient cependant garder constant à l’esprit, que le refus d’exprimer son patriotisme pourrait être ici considéré comme une violation des droits de l’homme. Et puis, tant qu’à faire, au gré des difficultés rencontrées et des obstacles surmontés, le Cameroun se renforce davantage. Le peuple camerounais, plus solidaire que jamais, croit en l’unité de sa destinée. Ne dit-on pas qu’à cœur vaillant, rien d’impossible ? Nous disons, qu’impossible n’est pas camerounais.
A l’audit des performances en cours, il convient de relever que l’Armée Camerounaise, est républicaine, professionnelle et humaine. C’est une Armée gardienne du territoire et des Institutions, une Armée vaillante, une Armée pour l’essentiel Creuset de l’Unité Nationale. C’est enfin une Armée au-devant de l’unité et de la réconciliation nationale. Alors, que le bon sens l’emporte, et que se désarment les cœurs et les bras. Que le bon sens l’emporte, et que les enfants du Cameroun, tous réconciliés, se serrent les coudes pour préserver son intégrité territoriale, et assurer l’essor de notre chère et belle Nation.

Quid enfin des multiples ingérences etrangeres ?
Pour certaines personnes et entités de la sphère politico-médiatique, la dynamique sociopolitique actuellement vécue au Cameroun, en dépit, ou plutôt grâce à ses épisodes parfois dramatiques, se présente comme une opportunité à saisir à tout prix, et surtout, au prix du mensonge et la délation, pour se bâtir une notoriété à l’échelle internationale. Dans les rangs de cette engeance en mal de reconnaissance, se recrutent des journalistes et tous les rangs et grades, dont les papiers de minable consistance, sont plus des ramassis de mièvres affabulations, que de véritables comptes rendus de faits recoupés et attestés.
Dans cet agrégat de malintentionnés, se comptent également des experts et spécialistes locaux ou étrangers, tous diplômés ès Cameroun, de curieux personnages qui trouvent en nos malheurs, un terreau à leurs funestes élucubrations. Il en est ainsi des observateurs télécommandés, dont l’opaque cécité n’a d’égale que la capacité à tronquer la réalité.  Que dire alors de ces humanitaires dont le sens des affaires jamais n’aura autant été affûté. Décidément, le Cameroun est un filon rentable.
Comme des charognards formant cercle au-dessus d’un champ de bataille, c’est à qui vociférera le plus fort, c’est à qui mentira de la manière la plus éhontée. Certains élus outre-Atlantique d’insignifiante envergure dans leurs pays ou régions, se mêlent eux aussi, de cette danse macabre autour de nos sépultures. De leur avis à tous, le Cameroun n’a pas encore assez souffert de la noblesse unitaire de son peuple, ni assez cher payé, son refus de se mettre au pas de la mondialisation hégémonique.
Les attaques contre les civils et les militaires engagés dans la construction des infrastructures de développement, les tentatives d’imposer un voile d’ignorance sur notre jeunesse, la destruction de pans entiers du tissu économique, la fabrication d’épopées sanglantes pour faire intervenir des forces étrangères, toutes ces menées visent un double objectif à savoir, retarder l’essor économique du Cameroun, et infliger à nos populations les affreux tourments de l’indigence intellectuelle, sans oublier les inqualifiables souffrances de la détresse matérielle. Il va sans dire qu’en favorisant la manipulation et l’ensauvagement des communautés cibles, l’enténèbrement découlant de cet état de misère généralisée facilitera la mise en pièces du Cameroun.
Après s’être attaqués à nos Institutions, à nos populations, à nos Forces de Défense et de Sécurité, ces pyromanes d’un autre genre entreprennent dès à présent, d’allumer le feu de la haine entre de paisibles éleveurs peuls, et les hordes de mercenaires criminels qui écument nos Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Voilà bien des incitations à l’épuration ethnique qui méritent d’être fermement condamnées et sévèrement châtiées.
Juste pour rappeler que l’insécurité dans le Nord-Ouest et du Sud-Ouest est consécutive à des contrats signés entre des fonds spéculatifs qui misent sur les ressources naturelles de ces régions, et des compatriotes avides d’argent établis à l’extérieur. Il s’agit donc de la vente d’un territoire et de ses richesses, toutes choses que l’on ne possède pas. En d’autres circonstances, pareil acte serait qualifié d’escroquerie aggravée, s’il n’était à l’origine des innommables violences perpétrées par ces stipendiés.
Notons cependant qu’au fur et à mesure que se précisent les contours de ce bal de prédateurs désormais démasqués, les populations des dix régions administratives du Cameroun, unies et solidaires, rejettent en bloc l’anathème que l’on voudrait leur imposer. Le lien Armée-Nation est une construction solide, et le peuple camerounais est particulièrement fier de son unité, qu’il entend protéger à jamais. /-
Capitaine de Frégate Cyrille Serge Atonfack Guemo
Chef Division de la Communication/Ministère de la Défense