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Culture

Culture

Sembène Ousmane, écrivain populaire

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Par cet essai de 298 pages, Hilaire Sikounmo conduit son lecteur au cœur de l’imposante œuvre romanesque (dix-neuf récits d’épaisseurs variées) du bien connu homme de culte, écrivain et cinéaste négro-africain Sembène Ousmane.
Deux avant-propos datés soulignent l’intérêt du sujet, sa portée dans le monde africain pour de nombreuses générations successives. Entre autres préoccupations, l’Introduction livre des notions bien fournies de la littérature populaire en France, en Afrique noire d’aujourd’hui, et selon l’esprit nègre antique tel que ces conceptions le laisse apparaître à travers nos plus vieux contes populaires ou initiatiques. Il reste à savoir si c’est l’écrivain qui est populaire ou son œuvre. S’il est héros populaire par ses réalisations artistiques ou même si en dehors de ses écrits et de sa filmographie impressionnante, il demeure un homme fascinant de par la façon généreusement aventureuse dont il a vécu.
Mise à jour le Dimanche, 09 Janvier 2011 09:07

Mincom : Les états généraux dans le maquis

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Annoncés en grande pompe par le ministre de la communication, le très souriant Issa Tchiroma Bakary, ils devaient pourtant permettre de faire une évaluation du « plus beau métier ». Au Cameroun les états généraux ne semblent plus à l’ordre du jour. En attendant, la presse se meurt Dès son arrivée à la tête du ministère de la communication,  Issa Tchiroma Bakary a fait une série d’annonces. Parmi celles-ci, figurait en bonne place l’organisation  des états généraux de la presse courant 2010. Recevant les professionnels de la presse nationale et internationale à la veille des 41èmes assises de l’Union internationale de la Presse francophone, le Mincom n’a pas oublié de préciser qu’ «après les assises du 17 au 22 novembre, nous allons organiser les états généraux de la presse au mois de mars 2010 ». Déjà, il n’avait fixé aucune date. Le mois « retenu »  s'est écoulé sans l’ombre d’une rencontre de cette nature.

Mise à jour le Dimanche, 13 Mai 2012 14:32

Débris de rêves

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Rêves « insensés », « songes creux », interminable chapelet d’hallucinations que l’illusion de découvrir enfin le chemin qui mène au Paradis perdu de l’Egypte pharaonique nègre, de pouvoir renouer avec le génie de la civilisation négro-africaine aujourd’hui disséminé dans les multiples stations de la Passion nègre à travers les siècles de son sinistre déploiement partout où le Conquistador aux yeux bleus a décidé de « mettre en valeur » la Planète !
Cependant sans cette vitale sève culturelle rassemblée et assaisonnée aux besoins de la modernité, le développement tant soit peu harmonieux du Continent Noir, comme de sa diaspora, se trouve gravement hypothéqué ; par la carence d’une éducation de masse enracinée dans le terroir, la réhabilitation d’une condition féminine jadis humainement exemplaire, d’une religion des plus tolérantes, à l’époque lointaine où les esprits les plus profonds ne disposaient de rien de palpable pour entrevoir les affres actuelles de la Françafrique et semblables paralysantes projections du néocolonialisme.
Mise à jour le Dimanche, 07 Novembre 2010 20:17

Des complexes qui corrodent

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Les varia que propose Amos Meyat au public constituent un genre qui ne court pas les rues. La catégorie en elle-même n'est pas nouvelle, puisque, déjà, J. K. Cunningham en parle dans Poètes américains contemporains de Howard Nemerov. Il y fait allusion au court poème qui se présente « nu au lecteur, dépouillé de contexte. » Il y fait l'évocation de Virgile qui serait l'inventeur du genre. On procédait alors par insertion du poème dans le texte en prose. Les Consolations Philosophiques de Boèce et Vitae Nuova de Dante Alighieri, sont des ouvrages de ce genre. « Dans ces deux œuvres, les poèmes gagnent en stature grâce au texte en prose qui les enchâsse. » Le poème qu'on lit en effet au cours d'un roman ou au sein d'un essai nous reste plus facilement en mémoire que celui qui se trouve dans son propre contexte.
En dehors des poèmes comme soulignent les ouvrages ci-dessus de Boèce et de Dante Alighieri, on trouve dans Ces Complexes qui corrodent en intercalaires, des textes en prose. L'auteur qualifie lesdites insertions de profanes. Il entend exprimer la différence conceptuelle qui caractérise ces écrits.

Mise à jour le Mercredi, 10 Juillet 2013 19:29

Au Poteau

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Un climat sociopolitique en décomposition progressive. Le roman de Monsieur Hilaire Sikounmo en fait un constant à peine romancé, bien rédigé et agréablement structuré. Des formes variées de folie sont signalées. Il s’étend un peu plus sur la démence précoce, et semble en soupçonner les principales causes dans l’expansion de la délinquance sénile, une indépendance en trompe-l’œil, une classe politique préfabriquée depuis l’Occident, une économie nationale fragilisée de par sa conception, en lambeaux dans son fonctionnement quotidien, progressivement essoufflée, pour ne laisser entrevoir qu’un avenir d’angoisse collective, exceptée peut-être dans la mince couche des premiers gestionnaires mandataires de l’Etat néocolonial.

Mise à jour le Vendredi, 01 Octobre 2010 10:24

Il s’appelait Thomas Patrick Eyoum’ à Ntoh

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Il vient de tirer sa révérence. Abandonné et oublié par la corporation, il est décédé le 6 septembre dernier à Douala. Cependant, sa mort appelle notre intelligence sur la condition du journaliste camerounais aujourd’hui.
Thomas Patrick Eyoum’ à Ntoh, ex rédacteur en chef du journal Le Messager de Pius N. Njawe et, plus tard,  co-fondateur, avec Noubissi  Ngankam et Jean Baptiste Sipa,  de l’hebdomadaire Dikalo, est décédé le 6 septembre 2010 à l’hôpital Cebec de Bonabéri à Douala, des suites de longue maladie. Notre confrère qui quitte ainsi la scène a souffert dans l’indifférence quasi déshonorante de la corporation ; pourtant, on le savait malade depuis longtemps.

Mise à jour le Dimanche, 13 Mai 2012 14:36

Afrique aux épines

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Afriques aux épines ou Afrique maudite depuis le fameux Cham, le saint patronyme de la race noire selon la Sainte Bible !? On dirait – au vu des calamités qui l’accablent depuis plus de cinq cents - dès ses premiers contacts traumatisants avec une Europe à peine sédentarisée, qui renoue aussitôt avec les démons du nomadisme par la sanglante, la presque génocidaire exploration du Nouveau Monde suivie du Commerce Triangulaire, d’une corrosive colonisation du Continent Noir, phénomène de nos jours en train de se démultiplier en Mondialisation.
Un regard tant soit peu appuyé révèle l’Afrique encore échouée dans une situation qui ne cesse de préoccuper ses peuples, de les amener à douter de leurs possibilités, à croire (plus ou moins sincèrement) au fatalisme climatique, à la hiérarchie des races établie par Gobineau et proclamée en termes de sang par Hitler : aggravation grandissante de l’aliénation collective par un système

Mise à jour le Dimanche, 15 Août 2010 14:37

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