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Culture

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Comprendre les enjeux de la réforme universitaire en formations des sciences de la santé au Cameroun

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À l’origine de cette réforme, il y a l’ordre des médecins du Cameroun qui incite le MINESUP à évaluer les instituts privés qui forment en sciences de la santé. Pourquoi ? Par ce qu’il s’inquiète à juste titre de la prolifération des autorisations accordées à tour de bras à des promoteurs sans aucun contrôle de la qualité de formation. Et par ce que certains établissements forment dans ces disciplines sans aucune autorisation. L’ordre redoute la piètre qualité des médecins qui seront issus de ces établissements privés et préconise une reprise en mains de ce secteur par l’État.
Le MINESUP intelligemment accède à cette demande d’évaluation, mais exige qu’elle soit faite pour tous les établissements formant en sciences de la santé, y compris les établissements publics. D’où la création de la commission d’évaluation appelée commission Sosso. Le MINESUP a doté cette commission des moyens financiers importants  lui  permettant d’être indépendant afin de produire un rapport objectif. Ce rapport de 200 pages est aujourd’hui disponible.
Les conclusions de ce rapport sont accablantes pour tous les établissements.

L'impératif des alliances en démocratie

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Marches, boycotts, meetings, pétitions, communiqués et conférences de presse, villes mortes, pays mort et désobéissance civile…dans la plupart des États d’Afrique subsaharienne, principalement dans les pays d’Afrique centrale, l’opposition et les forces progressistes ont tout essayé. Sans succès, c’est-à-dire sans arriver à inverser le rapport de force leur permettant d’accéder au pouvoir. Les raisons de ses échecs récurrents sont multiples : fraudes électorales organisées par les régimes en place, organisation d’élections par une administration partisane, environnements politiques contraignants,  querelles de personnes, divisions des partis politiques et des opposants, mesquineries entre leaders, etc. Elles entraînent des conséquences qui contribuent le plus souvent à perpétuer les régimes en place que tous les opposants  prétendent combattre. Entre autres :

- la dispersion des votes de leurs membres et sympathisants au moment des consultations électorales ;
- le découragement des électeurs qui ne respectent plus les consignes de vote et n’écoutent plus les leaders qui à leurs yeux ne sont plus que de simples parleurs. De sorte que l’on constate une baisse significative du taux de participation électorale depuis quelque temps dans plusieurs pays.

Mise à jour le Vendredi, 09 Mai 2014 11:37

Ambroise Kom : « Les batailles tribalo-ethnico-régionalistes ne nous intéressent pas à l'Udm»

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Le 11 juin 2013, le Pr Jacques Fame Ndongo, ministre de l'Enseignement supérieur, a rendu publique une série d'arrêtés susceptibles de révolutionner la formation médicale au Cameroun. Ces textes, qui font suite au rapport de la commission Sosso, ont déjà fait couler beaucoup d'encre et de salive. Mais jusqu'à présent, le leader des Ipes dans ce secteur, à savoir l'UdM, est resté prudent. Aujourd'hui, nous ouvrons nos colonnes au vice-président de l'Université des Montagnes (Udm) de Bangangté, le Pr Ambroise Kom, qui analyse les mutations en cours.

Vous avez pris part le 31 mai dernier à la cérémonie de restitution du rapport de la commission d'évaluation des institutions publiques et privées de formation médicale au Cameroun. Quelles sont votre lecture de ce rapport et ses recommandations ?
Ambroise Kom: Publier un rapport d'évaluation dans un environnement où l'on est si peu habitué sinon réfractaire aux remises en question, au jugement critique est en soi une petite révolution. Et je n'ai pas manqué de le souligner publiquement dans l'hommage qu'à l'occasion j'ai rendu au Ministre de l'Enseignement supérieur (Minesup) pour cette innovation. Le rapport est exhaustif et sans complaisance à l'endroit des établissements publics et privés visités. Même l'Université des Montagnes (Udm) qui s'en tire plutôt bien, tant son modèle académique est original et ses équipements pédagogiques nettement au-dessus du lot, reçoit des recommandations pertinentes pour l'amélioration de son offre éducative.

Mise à jour le Samedi, 31 Août 2013 07:40

Mémoires des années de braise

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Vient de paraître aux Editions Terroirs
Mémoires des années de braise. La grève estudiantine de 1991 expliquée*

Les bonnes feuilles
Introduction: A partir des tribulations de Lapiro de Mbanga
Au moment où j’écris la présente introduction, Lapiro de Mbanga(1) croupit dans les geôles de Mbanga ou de Nkongsamba, ou peut-être de Douala. Lapiro de Mbanga a rencontré son destin au cours des émeutes de la faim(2) qui ont mis le pouvoir irresponsable de Yaoundé dos au mur. Les émeutes de la faim ont provoqué une sortie digne des sombres heures du parti unique, sortie au cours de laquelle monsieur Paul Biya eut recours à l’injure, forme de communication qui semble marquer son règne, pour caractériser le ras de-bol d’un peuple vampirisé à bout par l’extorsion fiscale. Le point d’achèvement a failli venir à bout de tous les Camerounais et Camerounaises. Après cette sortie infamante, monsieur Biya devait se rendre aux arguments de la colère populaire : réduction du prix de l’essence, réduction des droits de douane sur les produits de première nécessité. Le peuple camerounais venait de remporter une autre victoire spectaculaire sur le «vieux totem imaginaire du parti unique»(3). Lapiro de Mbanga fut peut-être le bouc émissaire désigné pour conjurer l’humiliation provoquée par cette reddition du pouvoir.
En effet, il fallait trouver des coupables, ces « apprentis sorciers »(4) désignés par la rhétorique présidentielle à la vindicte des polices proliférantes de l’État policier.

Mise à jour le Lundi, 24 Mars 2014 07:26

La Grande Palabre: le sous préfet par intérim de Yaoundé I fuit le TGI du Mfoundi

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Hannah Arendt ne croyait pas si bien dire lorsqu’elle écrivait dans son ouvrage Du mensonge à la violence que « la bureaucratie, pouvoir d’un système complexe de bureaux où ni un seul, ni les meilleurs, ni le petit nombre, ni la majorité, personne ne peut être tenu pour responsable, et que l’on peut fort justement qualifier de règne de l’Anonyme.[…] Cet état de choses, qui rend impossible la localisation de l’adversaire, figure parmi les causes éventuelles de l’agitation séditieuse qui s’est répandue sur le monde entier ; il peut en expliquer le caractère chaotique et la dangereuse tendance à échapper à tout contrôle et à sombrer dans une sorte de fureur absurde ».
Quotidiennement dans les administrations publiques et privées camerounaises, les détenteurs d’une parcelle de pouvoir profitent de l’Anonymat du circuit des prises de décisions soit pour régler des comptes personnels, soit pour assouvir de sombres desseins. La parade trouvée par préfets et sous-préfets est l’usage du fallacieux prétexte du « trouble à l’ordre public » pour interdire réunions et manifestations publiques.

Mise à jour le Mardi, 26 Mars 2013 12:06

Interdiction de La Grande Palabre: le sous-préfet de Yaoundé I contredit Paul Biya

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M. Temgbet Issah, secrétaire d’Administration principal de Classe exceptionnelle, n’est pas n’importe qui.
Appelé à faire valoir ses droits à la retraite depuis 4 ans, il continue, à 59 ans sonnés, à exercer les fonctions d’adjoint d’arrondissement à la sous-préfecture de Yaoundé V. Cérise sur le gâteau, il exerce celles de sous-préfet par intérim de l’arrondissement de Yaoundé I, après sa nomination, par décret du préfet du Mfoundi. Il faut bien avoir des couilles et de l’entregent pour réussir de telles promesses.
Des couilles, il en a. Pour montrer sa détermination à remplir les nouvelles fonctions qui sont les siennes, il a lancé un défi à Paul Biya en interdisant la 25e édition des conférences-débats que Germinal organise tous les derniers jeudis de chaque mois depuis deux ans et qui avait pour thème : Un printemps des libertés est-il possible sous les tropiques d’Afrique centrale? Une lecture politique, géopolitique et stratégique.
Pendant que Temgbet Issah signait sa lettre d’interdiction, le chef de l’État affirmait à Paris (France), lors de son séjour de travail qu’il n’y a pas « de problèmes de droits de l’homme », que le Cameroun est « un pays où on dit beaucoup de choses » et que « les Camerounais sont parmi les Africains les plus libres ».

Mise à jour le Mardi, 26 Mars 2013 12:03

Zapping: Maurice Kamto pénalise Germinal

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Il est exactement 11h 19 mn, ce 06 février 2013. À 06h34mn du bouclage, mon téléphone professionnel vivre et me signale l’arrivée d’un Sms. Sans me douter de quoi que ce soit, je consulte ma messagerie. Ma surprise est grande quand je prends connaissance du contenu du message que je viens de recevoir. Il est le suivant : « Jean-Bosco le Président National est empêché. Il ne sera pas possible qu’il accorde l’interview. Partie remise. Respectueusement ! »
Je tombe des nues. Ma surprise est d’autant plus grande que c’est depuis environ trois semaines que nous avons fait parvenir, pour la première fois, au président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), M. Maurice Kamto, un protocole d’interview. Dans notre courriel, nous écrivions le 17 janvier 2013 : « Avec la reprise des activités de Germinal, nous avons pensé que vous pouviez être notre invité du mois dans le cadre du dossier que nous préparons et qui paraîtra dans notre édition du 23 janvier 2013.  Dans le cadre de ce dossier, nous vous soumettons le protocole d’interview ci-dessous auquel nous réservons deux pages du journal. Nous irons sous presse mardi [22 janvier 2013] à 21 heures. Ci-attaché le protocole d’interview et Germinal n°080 ».

Mise à jour le Jeudi, 28 Mars 2013 08:09

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