Hannah Arendt ne croyait pas si bien dire lorsqu’elle écrivait dans son ouvrage Du mensonge à la violence que « la bureaucratie, pouvoir d’un système complexe de bureaux où ni un seul, ni les meilleurs, ni le petit nombre, ni la majorité, personne ne peut être tenu pour responsable, et que l’on peut fort justement qualifier de règne de l’Anonyme.[…] Cet état de choses, qui rend impossible la localisation de l’adversaire, figure parmi les causes éventuelles de l’agitation séditieuse qui s’est répandue sur le monde entier ; il peut en expliquer le caractère chaotique et la dangereuse tendance à échapper à tout contrôle et à sombrer dans une sorte de fureur absurde ».Quotidiennement dans les administrations publiques et privées camerounaises, les détenteurs d’une parcelle de pouvoir profitent de l’Anonymat du circuit des prises de décisions soit pour régler des comptes personnels, soit pour assouvir de sombres desseins. La parade trouvée par préfets et sous-préfets est l’usage du fallacieux prétexte du « trouble à l’ordre public » pour interdire réunions et manifestations publiques.









M. Temgbet Issah, secrétaire d’Administration principal de Classe exceptionnelle, n’est pas n’importe qui.
Il est exactement 11h 19 mn, ce 06 février 2013. À 06h34mn du bouclage, mon téléphone professionnel vivre et me signale l’arrivée d’un Sms. Sans me douter de quoi que ce soit, je consulte ma messagerie. Ma surprise est grande quand je prends connaissance du contenu du message que je viens de recevoir. Il est le suivant : « Jean-Bosco le Président National est empêché. Il ne sera pas possible qu’il accorde l’interview. Partie remise. Respectueusement ! »
«ll arrive souvent que les hommes préfèrent leur passion à leur intérêt, et il est des peuples qui ont disparu pour n’avoi pas voulu renoncer à leurs fétiches», Fabien Eboussi Boulaga (1999:51)
Hilaire sikounmo, l’auteur de cette démarche, a trouvé à son dernier essai de critique littéraire(1) un titre a priori ambigu, à la Cheikh Hamidou Kane(2); ou tout simplement dialectique, assez convenable pour pouvoir servir comme sujet de dissertation classique, avec sa fameuse problématique-thèse-antithèse-synthèse. Du Défaitisme dans l’œuvre de Ferdinand Oyono : tare ou philosophie ?
Quand j’avais reçu dans ma boite électronique l’annonce de la parution de cet ouvrage, j’avais immédiatement sauté sur mon téléphone pour joindre le directeur des éditions Lupeppo qui m’avait déjà fait parvenir des ouvrages qu’il édite. J’étais d’autant enthousiaste que nous étions en train de préparer une Grande Palabre spéciale (colloque) sur l’opposition camerounaise, colloque qui se tiendra les 7, 8 et 9 novembre 2012 ici même au Djeuga hôtel sur le thème Re-penser et re-construire l’opposition camerounaise. Cela veut dire que nos préoccupations se rejoignaient. Et si nous estimons que l’opposition camerounaise doit être re-construite, nous affirmons que le contexte dans lequel elle évolue est celui d’un champ de ruine et qu’elle se trouve au milieu des gravats, c'est-à-dire que l’opposition camerounaise est en panne, pour parler comme Ahmadou Sehou. Sans nous concerter, sans même savoir que Ahmadou Sehou était sur un projet, nous nous rejoignions donc pour faire ce même constat poignant.
Communiqué

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