On ne le présente plus. Christopher Fomunyoh est directeur régional pour l'Afrique au National Democratic Institute for International Affairs. Très connu des leaders africains épris de démocratie et des Etats de droit en Afrique, il estime qu’il faut des synergies d'action et d'association fondées sur des alternatives crédibles pour qu’il y ait changement au Cameroun.Germinal : Quand on parle de Christopher Fomunyoh, des compatriotes africains et camerounais réagissent, à raison, en disant que « celui-là alors, c’est un globe-trotteur ». Au fait, qu’est-ce qui fait courir Christopher Fomunyoh?
Christopher Fomunyoh : Je cours parce que l’Afrique bouge. Notre continent vit des mutations variables sur le plan politique, économique et même générationnel depuis les deux dernières décennies. L’Afrique cherche à s’affirmer sur le plan de la démocratie, de la bonne gouvernance et du développement humain. Les compatriotes et autres panafricanistes sont donc très perceptifs parce qu’ils s’identifient eux aussi au combat commun qui est le nôtre, celui de notre génération qui devrait œuvrer avec plus d’engagement et de dévouement pour plus de libertés et une démocratie









Le communiqué de presse parvenu à la rédaction de Germinal
Depuis 1999, le Vénézuélien Hugo Chávez est l'un des présidents le plus populaire et le plus haï d'Amérique latine. Son tort : la mise en application de la ''révolution pacifique et démocratique'' promise aux populations vénézuéliennes lors de la campagne présidentielle de décembre 1998.
Les élections sénatoriales auront lieu le 14 avril 2013. C’est la substance du décret que Paul Biya vient de signer convoquant le collège électoral en vue de l’organisation desdites élections. Il fallait bien s’y attendre. C’était là l’un des objectifs de la modification de la loi constitutionnelle du 18 janvier 1996.
Que ce soit par cynique conseil au Prince ou par violence politique personnelle dudit Prince, la convocation des sénatoriales au Cameroun par décret du Président de la république fera négative école comme un exemple de ce qui faut faire quand on tient à parachever son propre discrédit aux yeux de la transparence électorale en particulier, et de l’éthique politique en général.
Les pirouettes, les revirements, les manipulations de la constitution, la confiscation du calendrier électoral, les embuscades, les crocs-en-jambe, les dilatoires, les ruses, les dols, les grenouillages et les manœuvres multiformes servis aux Camerounais en lieu et place d’un organe indépendant bruyamment et unanimement revendiqués depuis les années 90 pour organiser des élections équitables devraient amener même les plus naïfs des Camerounais à revoir leur façon de penser le changement et à comprendre qu’ils sont en plein dans un combat d’arrière-garde que le Rdpc et son président national mènent de toutes leurs forces pour annihiler le multipartisme administratif arraché au forceps et empêcher toute possibilité d’alternance pacifique que nous appelons de tous nos vœux. Leur plus grand crime aura été de s’être laissés mener en bateau pendant trois décennies en acceptant de composer avec le pouvoir, en participant et légitimant des simulacres de consultations, pensant benoîtement que les gens d’en face avaient la volonté d’organiser des élections transparentes et attendaient leur contribution pour améliorer et changer le cours de l’histoire démocratique de leur pays. Erreur fatale, car tous les dysfonctionnements électoraux, depuis leur faux pas des législatives de 92, ont toujours été rigoureusement pensés,
Lydienne Yen-Eyoum, avocate franco-camerounaise dont mon confrère Charrière-Bournazel et moi assurons la défense, est détenue à la prison de Kondengui à Yaoundé depuis 3 ans. Les autorités camerounaises l’accusent, sans le prouver, d’avoir détourné des fonds publics alors qu’elle assurait la défense de l’État du Cameroun qui l’avait mandatée pour récupérer une énorme somme due par la filiale d’un établissement bancaire. Elle clame son innocence et affirme en outre que c’est au contraire l’État camerounais qui lui doit des sommes colossales au titre de ses honoraires.

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