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Notre époque

Notre époque

Laurent Gbagbo, ex-président ivoirien: j'accuse la France de Chirac et de Sarkozy

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L’ancien président de Côte d’Ivoire Laurent Gbagbo, en détention provisoire depuis 2011 à la Cour pénale internationale à La Haye, affirme dans un entretien exclusif à Mediapart que la France de Jacques Chirac, puis de Nicolas Sarkozy, a systématiquement saboté sa présidence. Refusant une trop grande indépendance du pouvoir d’Abidjan, Paris n'a cessé d'œuvrer à son renversement.
La Haye (Pays-Bas), envoyée spéciale. – Les récentes mutineries de militaires en Côte d’Ivoire sont venues rappeler que le président Alassane Ouattara était arrivé au pouvoir, en 2011, en recourant aussi à des combattants mercenaires, dont certains avaient été engagés dès 2002 dans un coup d’État raté contre Laurent Gbagbo. Dans le processus qui a conduit Alassane Ouattara à être déclaré élu à la présidence ivoirienne, il y a eu un acteur majeur : la France. Pour beaucoup de citoyens d’Afrique francophone, son implication dans la crise politico-militaire qu’a traversée la Côte d’Ivoire de 2002 à 2011 est évidente, même si elle a toujours cherché à cacher ou à faire oublier son rôle.
Détenu depuis six ans à La Haye

Mise à jour le Jeudi, 20 Juillet 2017 08:36

Partis politiques comme tremplins alimentaires et candidats médiatiques à la présidentielle de 2018

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Il n’y a rien de plus légitime pour tout Camerounais ou toute Camerounaise de nourrir de grandes ambitions pour son pays en briguant la magistrature suprême. Mais, je suis très amusé quand chaque jour qui passe, nous assistons à un déluge de candidatures à la présidentielle de 2018, sans que personne ne pose la question de savoir si ces candidatures peuvent prospérer, au regard de certaines dispositions de la loi électorale.
L'article 121 de la loi n° 2012/001 du 19 avril 2012 portant Code électoral, modifiée et complétée par la loi n°2012/017 du 21 décembre 2012, dispose :
«(1) les candidats peuvent être :
1°) soit investis par un parti politique ;
2°) soit indépendants, à condition d’être présentés comme candidat à l’élection du Président de la République par au moins trois cents (300) personnalités originaires de toutes les Régions, à raison de trente (30) par Région et possédant la qualité soit de membre du Parlement ou d’une Chambre consulaire, soit de Conseiller régional ou de Conseiller municipal, soit de Chef Traditionnel de premier degré.

Mise à jour le Mercredi, 09 Août 2017 21:01

Thomas Deltombe: la France a «orchestré une guerre pour éliminer les indépendantistes» au Cameroun

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Elle n'a toujours pas été reconnue officiellement, pourtant la France a bien mené une guerre au Cameroun avant et après l'indépendance du pays dans les années 50 et 60. Adepte de la doctrine de la guerre contre-révolutionnaire, l'administration coloniale a employé tous les moyens (bombardements, élimination d'opposants, torture, regroupement forcé des populations, etc.) pour éradiquer le mouvement nationaliste de l'UPC (Union des populations du Cameroun). Après leur somme qui a fait date, les auteurs de «Kamerun !» publient un ouvrage synthétique intitulé «La guerre du Cameroun. L'invention de la Françafrique». Thomas Deltombe, l'un des auteurs, est l'invité de RFI.

RFI : Avec ce livre, vous synthétisez, vous prolongez aussi le travail que nous avez effectué depuis plusieurs années sur la guerre du Cameroun. Vous commencez par un témoignage inédit d’un pilote d’hélicoptère français, Max Bardet. Qui est-il ? Et que vous a-t-il raconté ?
Thomas Deltombe : Max Bardet est un pilote d’hélicoptère français qui a été envoyé au Cameroun après la guerre d’Algérie, qui était d’ailleurs un très chaud partisan de l’Algérie française. Il

Mise à jour le Jeudi, 02 Mars 2017 23:33

Ce qui explique l'incapacité de Paul Biya à gouverner le Cameroun

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Les Camerounais se demandent pourquoi le Cameroun n’est pas gouverné. Pour tenter de comprendre, nous avons essayé de relire certains écrits sur le chef de l'Etat qui nous permettent de comprendre pourquoi Paul Biya est incapable de gouverner et se contente de diriger le Cameroun. C’est d’abord Abel Eyinga qui nous donne les premières clés de compréhension quand il déclare : « Je ne me considère pas du tout comme celui qui connaît le mieux M. Paul Biya aujourd’hui. Certes il y a eu un moment dans les années 50, où nous nous fréquentions beaucoup. C’est lorsque nous étions de jeunes étudiants à Paris. Je précise que ces fréquentations se situaient sur le plan purement personnel, fraternel. Par exemple lorsque je me suis marié à la fin de 1957, Biya est venu assister naturellement à mon mariage à l’Hôtel Lutetia et à l’Église. Il en a même été l’un des garçons d’honneur. J’aurais fait la même chose pour lui s’il avait pris femme à l’époque. Dans d’autres domaines, en revanches, il n’y avait pas beaucoup

Mise à jour le Jeudi, 02 Mars 2017 23:34

Catastrophe ferroviaire : Dynamique Citoyenne dénonce l’absence de Paul Biya à Eséka

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Le vendredi 21 octobre 2016, quelques heures après l’effondrement de la chaussée sur l’axe routier reliant Yaoundé la capitale politique à Douala, la capitale économique (l’axe lourd Yaoundé - Douala), le Cameroun a été le théâtre d'un épouvantable accident ferroviaire (déraillement du train inter-city) dans la localité d’Eséka, le plus meurtrier de son histoire. Deux catastrophes successives d’une rare gravité qui feront date dans l’histoire du Cameroun de ces cinquante dernières années.
Tout en manifestant sa solidarité à l'endroit des familles durement éprouvées, de toutes celles et tous ceux qui ont subi des traumatismes divers, et à l’endroit des centaines de blessés dont le sort est préoccupant eu égard à l’état du système camerounais de santé et à la mauvaise presse qui caractérise les formations hospitalières publiques, Dynamique Citoyenne, Réseau de Suivi Indépendant des Politiques Publiques et des Stratégies de Coopération, se joint à l’ensemble des citoyens camerounais pour déplorer la perte de plusieurs dizaines de compatriotes et de ressortissants étrangers victimes de l’irresponsabilité et de l’inertie d’un régime qui, au-delà des apparences et de

Mise à jour le Jeudi, 02 Mars 2017 23:10

« Monsieur le Président, la dignité du Cameroun exige que vous alliez à Eséka »

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Monsieur le Président de la République,
C’est au cœur de l’une des périodes les plus tragiques et les plus sombres de l’histoire récente de notre pays que je m’adresse à vous. Les images insoutenables de l’accident ferroviaire survenu le 21 octobre au matin à Eséka, sur la ligne Yaoundé-Douala desservie par Camrail, ont profondément bouleversé tous les Camerounais. Elles continueront longtemps de les hanter.
Ces 79 morts, innocents privés de leur destin et arrachés à leurs proches – mais n’y a-t-il pas eu davantage de victimes qu’on ne veut bien nous le dire ? –, ces centaines de blessés qui tentent aujourd’hui de s’accrocher à la vie dans les conditions sanitaires les plus précaires, sont d’autant plus insupportables à nos compatriotes que ce drame aurait pu être évité. Si l’émotion de la nation est aujourd’hui si forte, c’est parce qu’elle mêle la douleur et la colère.
Lorsque ce tragique événement s’est produit, Monsieur le Président, vous ne vous trouviez pas au Cameroun. C’est donc plus de 48 heures après les faits que vous vous êtes enfin exprimé

Mise à jour le Jeudi, 02 Mars 2017 23:23

Catastrophe ferroviaire d'Eseka: comment Paul Biya , le président camerounais a été extirpé de la Suisse

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 lorsque l'Élysée informée Vendredi après-midi, il était 16:04.44, de l'effondrement dans la localité de Manyai ( arrondissement de Matomb , 68 km de la de Yaoundé, capitale politique du Cameroun ) du pont reliant les villes de Yaoundé et de Douala, respectivement capitale politique et économique , par des agents de la DGSE ( émanation du SEDEC ) le contre-espionnage français . Le Quai d'Orsay avisé, Jean-Marc Ayrault, le patron de la diplomatie française prend presto illico contact avec son prédécesseur, Laurent Fabius parti au Conseil constitutionnel, qui active instamment ses réseaux en Afrique.
Seulement, lorsque l'ancien locataire du Quai d'Orsay est rappelé par France Yvon Omnes, ancien ambassadeur de France au Cameroun de 1984 à 1993, et qui au moment de faire valoir ses droits à la retraite, a juste plié armes et bagages pour s'installer au palais d'Etoudi où il officie comme tout -puissant conseiller spécial, et de facto président bis du Cameroun, pas moins d'un quart d'heure s'est écoulé, et une autre catastrophe autrement plus grave a entretemps succédé à la première.

Mise à jour le Jeudi, 02 Mars 2017 23:10