Monsieur le président de la République,
Le lundi 16 avril 2012, j’ai été convoqué par le juge d’instruction du Tribunal de grande instance du Mfoundi et écroué à la prison centrale de Kondengui, sans autre forme de procès.
Vous avez certainement dû apprendre que j’ai demandé la récusation de ce juge d’instruction qui était venu me voir de son propre chef et qui, avec instance, m’a sollicité pour que nous nous « arrangions » afin qu’il instruise le dossier dans un sens qui me serait favorable ! J’ai tout naturellement refusé sa proposition.
Je vous en avais rendu compte en son temps, pensant que le président du Conseil supérieur de la magistrature s’en serait ému.
Est-il besoin de vous le rappeler, monsieur le président de la République, que c’est moi qui vous ai sollicité, par correspondance en date du 7 mai 2008 à vous adressée, pour être entendu par les instances judiciaires compétentes, afin d’apporter mon témoignage et contribuer à la manifestation de la vérité dans cette scabreuse affaire que vous connaissez mieux que quiconque








Paul Biya a souvent décrié l’inertie dans la marche des affaires publiques. Pourtant, il est le premier responsable des maux qui minent le pays. Parce que toujours en courts séjours privés au Cameroun.
Une enquête minutieuse permet-elle de démêler l'écheveau des intrigues autour d’une affaire qui fait couler encre et salive?
Lorsqu’un chef d’État s’adresse à la Nation à l’occasion de la fin d’année et du nouvel An, ses compatriotes s’attendent à ce qu’il fasse le bilan de l’année écoulée en tirant les leçons des échecs enregistrés au cours de l’année qui s’achève et présente des perspectives pour la nouvelle année. Ils s’attendent pour ainsi dire à ce qu’il parle de ce qui n’a pas marché, de ce qu’il a fait et de ce qu’il fera. Paradoxalement, Paul Biya vient de s’adresser à la Nation comme s’il venait de prendre le pouvoir au Cameroun. Le seul bilan de l’année 2011 évoqué est son élection à la tête de l’État. Il parle des élections dont les «dysfonctionnements seront corrigés » et de sa campagne électorale qui a proposé la «nouvelle dynami[t]e» aux Camerounais.
La corruption et le détournement des deniers publics au Cameroun sont des pratiques qui ne sont pas encore derrière nous, loin s’en faut. Et pour cause, la dernière actualité à la direction générale des impôts (Dgi) concerne une scabreuse affaire de réseau parallèle de faux timbres fiscaux. En effet, il y a quelques semaines, des faux timbres ont été identifiés sur les dossiers des candidats au baccalauréat 2011 et sur ceux des 25 000 candidats au recrutement à la fonction publique ordonné par Paul Biya malgré la conjoncture économique morose. Mais, contrairement à la pirouette des responsables de la direction générale des impôts qui, par médias interposés, avaient tenté de faire croire que ce faux et usage de faux était le fait des proviseurs et autres réseaux non encore identifiés, se disculpant ainsi aux yeux de l'opinion, il est établi que mus par leur instinct égoïste, ces responsables, en liaison avec des connexions mafieuses insoupçonnées et haut placées, sont impliqués dans ce réseau de faux timbres fiscaux
L’éventualité de la nomination d’un évêque au sein du conseil électoral d’Elections Cameroon oppose les évêques camerounais. Arguments et contre arguments s’entrechoquent.
Le président de la cour d’appel du Mfoundi confirme l’ordonnance rendue par le président du tribunal de grande instance, Gilbert Schlick, le 27 mai 2010, sans donner la possibilité à Me Yen Eyoum Lydienne de présenter sa demande.

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