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Manières de voir

Rébellion? Vous avez dit rébellion? Les tribulations d’un régime déboussolé et désemparé

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altDepuis plusieurs mois  le débat fait rage sur la nature des attaques terroristes et leur objectif dans le Nord du Kamerun. Sont-elles, oui ou non, le prélude à une rébellion armée qui tenterait de déstabiliser le Kamerun ?
La prise d’otages français a été le principal point focal du début  de cette insécurité. Ces derniers mois, il ne se passe pas un jour sans que les affrontements et des incursions armées aient lieu dans cette partie du pays.
Dans une déclaration de son Comité National de Coordination « sauver le Kamerun sans sauver le régime Rdpc », rendue publique le 2 Aout 2014, le MANIDEM affirmait que ces attaques terroristes du Nord sont vraisemblablement le fait d’une rébellion armée qui s’installe, et qui pourrait être une tentative de déstabilisation du pays que pourrait instrumentaliser des puissances étrangères, comme la France. Notre position est largement partagée par l’opinion publique kamerunaise. Néanmoins, elle est également fortement contestée par différentes personnalités, notamment de la Société Civile. La majorité des formations politiques de la nébuleuse  de l’opposition a adopté des positions mi-figue, mi-raisin, sans vraiment s’engager de quelque côté que ce soit.

Mise à jour le Mardi, 09 Décembre 2014 08:58

Cameroun: Une guerre justifiée contre Boko Haram, ses parrains et relais

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altCameroun : la guerre contre Boko et ses répercussions
Lors de la conférence de presse donnée, par les chefs d’Etat représentés au Sommet de Paris sur Boko Haram, le Président Camerounais, Paul Biya, a surpris autant son auditoire que ses pairs en annonçant qu’ils étaient là pour déclarer la guerre à Boko Haram.
Lui à qui on ne connaissait pas des accents guerriers, a-t-il eu un coup de sang ou de tête ce jour-là? Sa phrase avait-elle dépassé sa pensée ce 17 Mai 2014. D’aucuns l’ont pensé arguant même qu’il avait commis une bévue en faisant une telle déclaration. Certains de ses contempteurs iront même loin en répétant que le Cameroun n’avait pas les moyens d’une telle politique,

Mise à jour le Mardi, 09 Décembre 2014 09:00

Problématique de l’hymne nationale : cabale autour d’une traduction

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Il m’a été demandé de donner mon opinion sur la grande polémique qui a cours en ce moment au sujet de notre hymne national, plus précisément de la traduction qui en a été faite, et dont le Dr Thomas Théophile Nug Bissohong est le porte-parole. En effet, il soutient que :
- les deux versions existantes de notre hymne national adoptées officiellement avec 21 ans   d’intervalle ont un contenu remarquablement  différent et ne véhiculent pas les mêmes valeurs ;
- Que l’hymne en anglais « écrit » par Bernard Fonlon au moment de la Réunification en 1961 n’a en commun avec la version française que le seul premier vers qui sert de titre aux deux ;
Dans les lignes qui suivent, je m’évertuerai à démontrer que le Cameroun n’a qu’un seul hymne qui a été traduit en anglais et que par conséquent les deux versions n’ont pas seulement en commun le seul premier vers qui leur sert de titre. Ensuite je démontrerai que la copie remise par le Dr Fonlon n’est pas un palimpseste,

Mise à jour le Vendredi, 05 Septembre 2014 09:22

Contre l’instauration du poste de Vice-président, pour les réformes électorales de fond, seules gages d’une succession démocratique et apaisée

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Peu avant l’ouverture de la session parlementaire du mois de mars 2014, dans un article de presse,  j’ai alerté les Camerounais sur le projet  d’un coup d’état constitutionnel qui se tramait dans les coulisses  du pouvoir.  Comme souvent, les intellectuels pantouflards  m’ont raillé puis accusé d’instruire un procès en sorcellerie contre le pouvoir. De façon générale, cette alerte a donné lieu à un vif débat dans tous les médias nationaux. Pendant des semaines, en effet, les arguments et contres arguments se sont affrontés sur la nécessité, la possibilité juridique et surtout  l’opportunité  politique de la création d’un poste de vice – président successeur constitutionnel. Mais, finalement, la session s’est achevée sans que le projet soit présenté aux députés. Ce projet qui tient tant à cœur le président BIYA dont le souci de contrôler sa succession dans le moindre détail est connu, apparaît comme le dernier verrou de la stratégie  de son clan  visant la confiscation du pouvoir.  Il est plus que probable qu’il ressurgisse au cours de la prochaine session à défaut, au cours des sessions à venir.

Mise à jour le Vendredi, 05 Septembre 2014 09:27

L’équation Boko Haram, la géopolitique internationale et les Africains

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Ce monde n’est pas un paradis. Mais faut-il pour autant accepter que la vie des peuples africains en ce vingt et unième siècle vire au cauchemar collectif et permanent ? Telle est la spirale obscurantiste qui envahit actuellement le Nigeria, le Nord-Cameroun, le Niger et le Mali. Tel est le sort affreux des victimes innocentes de Boko Haram à Maiduguri, Damaturu, Waza, Konduga, Dumba, Gashigar, Bama, Njaba, Firgu, Benisheik et consorts. Lorsque l’horreur et la terreur s’unissent pour infliger à une société l’expérience quotidienne de l’enfer, le devoir de tous les hommes et femmes de bonne volonté est de s’unir autour de principes éthiques clairs et intangibles, afin de répondre avec fermeté et humanité à l’offense faite à leur dignité. La secte terroriste Boko Haram, groupe sunnite pour la prédication et le Jihad , fondée en 2002 par Mohamed Yusuf, avec pour objectif l’application de la Charia aux peuples africains, pose la barre  à un niveau de radicalité qui requiert nos réponses claires à trois questions : 1) En quoi consiste l’équation Boko Haram pour l’Afrique contemporaine ?

Mise à jour le Jeudi, 11 Septembre 2014 09:27

Cameroun : la diaspora, l’une des clés de notre développement

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Malgré d’immenses potentialités, son relatif endettement et sa stabilité, le Cameroun a d’énormes difficultés à trouver les financements pour financer ses projets de développement et son économie.
En effet, après plusieurs décennies d’errance et de manque de vision, on peut affirmer que notre a pris beaucoup de retard par rapport à d’autre pays de même structure économique.
En outre, dans un contexte de globalisation et de crise financière mondiale généralisée, les petites stratégies de lutte pour le maintien au pouvoir ne peuvent prendre le dessus sur l’intérêt général et l’avenir des Camerounais et du Cameroun.
De ce fait, dans la conception et la mise en œuvre de nos programmes de développement, plusieurs variables doivent nécessairement nous inspirer. Pour rebâtir l’Afrique, bien au-delà de l’exploitation minière, agricole, forestière, halieutique et énergétique, il y a en outre l’histoire. Notre histoire qui nous interroge et nous poursuit et qui de plus est, doit également nous inspirer.  Et c’est à juste titre que l’on dit, « pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient ». En effet, s’il doit incontestablement, dans nos processus de conception et d’élaboration des politiques, être légitimement question des structures organisationnelles et structurantes de nos économies, que ce soit du secteur secondaire ou de l’industrie lourde, il y a tout aussi légitimement une autre donnée essentielle que nous devrons forcément intégrer dans notre démarche, la promotion et la réalisation de l’intégration de toutes les composantes de l’homme Africain, où qu’il soit et quoiqu’il soit devenu.

Mise à jour le Lundi, 30 Juin 2014 10:21

Controverse : tribalisme multiforme et l’État tribal au Cameroun

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Le multi-tribalisme d’État au Cameroun : quelques pistes de réflexion aux lambertoniens
Dans l’espace public, le débat enfle. Les multiples sorties fort médiatisées l’ex-président du Manidem Anicet Ekanè (Mutations, n° 3642 du 7 mai 2014, La Météo hebdo, n° 593 du 12 mai 2014) et la « réponse » de Patrice Nganang (Mutations n° 3646 du 13 mai 2014) soulignent en effet que la question tribale est désormais inscrite dans les gênes réflexives et discursives des intellectuels et acteurs politiques camerounais. Mais aussitôt évoquée très vite emballée, tant cette question met toujours en lumière des positions les plus radicales et des plus carrées avec une sorte d’automatisme au fil de l’analyse, sans qu’on ne se satisfasse d’une argumentation lucide et sereine. Et pourtant l’État est questionné dans son modèle d’organisation et de distribution de ses rentes et de ses positions. Car c’est bien de cela qu’il s’agit lorsque l’on parle de l’État tribal ou du tribalisme d’État. Aussi bien chez Anicet Ekanè que chez Patrice Nganang, il se dégage nettement que l’État du Cameroun depuis sa genèse (1956) que dans son format actuel, reste ontologiquement tribal, que les détenteurs de pouvoir suprême, d’Ahidjo à Biya, se sont alors échinés à construire laborieusement.

Mise à jour le Jeudi, 04 Décembre 2014 15:34

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