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Manières de voir

Interventions armées étrangères en Afrique: la théorie de la destruction - reconstruction

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Après plusieurs mois de diplomatie de la canonnière (Gun-boat diplomacy), et de stratégie de l’asphyxie d’une certaine Communauté Internationale contre le régime du Président Laurent Gbagbo, les forces d’agression et d’occupation de la France (La Licorne) et de l’Onuci sont donc entrées en action en Côte d’Ivoire, pour aider les forces de M. Alassane Ouattara à déloger le Président Laurent Gbagbo du Palais présidentiel, et installer au pouvoir par la force des armes (démocratie oblige !), "le Président reconnu par la Communauté Internationale", alors que l’institution nationale de ce pays, chargée d’arrêter en dernier ressort, les résultats de l’élection présidentielle de novembre 2010, a proclamé le Président Laurent Gbagbo vainqueur !

Mise à jour le Samedi, 30 Avril 2011 09:25

Massacres en Libye : Au nom de l’impérialisme marchand

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Quand l’impérialisme est forcé d’agir à découvert
Lorsque la rue arabe s’est embrasée en Tunisie, conduisant en 3 semaines à la chute de Ben Ali,  tous les médias occidentaux se sont extasiés sur le caractère endogène de la révolution tunisienne, rappelant avec une insistance suspecte que celle-ci était un pur produit des réseaux sociaux comme Face book, Twitter et les autres. De façon insidieuse, la Tunisie a été tout de suite présentée comme l’avant-garde d’un mouvement susceptible de balayer l’ensemble de la région. Pour étayer ce point de vue, ces médias ont multiplié les interviews, offert la parole à des spécialistes soigneusement triés sur le volet, donné une visibilité maximale aux mouvements de rue à travers le monde arabe, réalisé et diffusé une foule de reportages sur le sort des petites gens et leur volonté d’en découdre avec les pouvoirs en place. C’était véritablement du grand art, et le déclic égyptien est venu juste à temps pour corroborer.
Mise à jour le Jeudi, 24 Mars 2011 10:11

Massacres en Libye : Calixthe Beyala dénonce la France et écrit à Jean Ping

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Les pays membres de l'UA doivent mettre fin aux relations diplomatiques avec la France

A Monsieur Jean Ping
Président de la Commission de L’union Africaine

Objet : demande d’une rupture des relations diplomatiques des
pays membres de l’U.A avec la France

Monsieur le Président,
Nous venons par ces mots vous demander qu’il soit mis immédiatement fin aux relations diplomatiques qu’entretiennent les pays membres de l’Union Africaine que vous présidez avec la France.
En effet, depuis deux jours les Africains sont victimes des massacres des populations civiles perpétrés en Libye par la France, pour des raisons fallacieuses et ce, malgré la désapprobation de l’Organisation que vous présidez.
Il est inadmissible, impensable  qu’un pays comme la France bombarde, tue  les populations Libyennes alors même que le mandat soit disant donné par l’ONU ne comportait pas cette clause.
Mise à jour le Jeudi, 24 Mars 2011 10:23

La démobilisation collective au Cameroun

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Entre régime postautoritaire et militantisme extraverti

Manque de représentativité, autocensure, double langage, hostilité de l'État : ce bilan critique de l'état des organisations de la "société civile" camerounaise a amené ses auteurs, des associations camerounaises et françaises, à mettre en place un programme de "renforcement de la société civile et des contre-pouvoirs" au Cameroun 1. Ce diagnostic et les solutions envisagées par ce programme de coopération mettent en lumière un fait social : la démobilisation collective, plus précisément un état persistant de faiblesse des mouvements sociaux protestataires, c'est-à-dire des formes d'action concertée en faveur d'une cause et faisant appel aux autorités politiques 2. La défiance à l'égard des membres du gouvernement, des " élites " en général et même du président de la République, au pouvoir depuis 1982,

Mise à jour le Dimanche, 13 Mars 2011 19:38

Lettre ouverte au président Paul Biya

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Dans l’intérêt supérieur de la nation, ne vous représentez plus en 2011

Monsieur le président,

En cette année électorale, et à quelques mois de la déclaration plus que probable de votre candidature pour un nouveau mandat, je peux aisément comprendre que les initiateurs des « appels du peuple » dans ses multiples volumes, les auteurs des motions affirmant leur soutien granitique et inconditionnel à votre personne, et donc à votre candidature, ne se réjouissent pas en public de mon appel. Mais ne vous fiez surtout pas aux protestations feintes que ma démarche va certainement soulever parmi tous ces courtisans dont la principale caractéristique est d’être franc du collier. Lorsque vous avez rejoint la très haute administration du pays en 1962, je n’étais pas encore né ; quand vous avez accédé à la magistrature suprême en 1982, je venais à peine d’entrer au collège. Au moment où vous vous apprêtez probablement à rempiler au sommet de l’Etat, porté par le souffle de l’appel
Mise à jour le Mercredi, 02 Mars 2011 06:58

Côte d'Ivoire : "Pouvais-je rester sourd à tant de souffrances bafouées?"

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L'écrivain camerounais Gaston Kelman s'est prononcé sur la situation en Côte d'Ivoire, refaisant la genèse du conflit. Vous me connaissez. Je n’ai jamais été ni le céroféraire ni le thuriféraire d’un afrocentrisme militant, parce que tous les centrismes sont naïfs, et nocifs, et stériles. Je n’ai jamais supporté une Afrique tournée vers un passé qui ne se concevrait que dans l’âge d’or des pyramides ou l’âge de cendres de la colonisation et de l’esclavage. J’ai pu – ou su - crier à Douala que la France ne devait rien au Cameroun quand on se placerait sous cet éclairage des relations passées. Avec Frantz Fanon, j’ai dit que je n’étais pas prisonnier de l’histoire, que je n’y cherchais pas un sens à ma destinée. J’ai toujours brandi le Hic et Nunc comme la règle, l’équerre et le compas qui traçaient les lignes de ma conduite et de ma relation à autrui.
Mise à jour le Vendredi, 11 Février 2011 20:10

Lettre ouverte à M. Nicolas Sarkozy : Sur la Crise ivoirienne postélectorale

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Monsieur le Président,
Pour avoir lu un article paru il y a peu [1], maints Français résidant en Côte d’Ivoire m’ont demandé de rédiger, à votre attention, une lettre en m’en suggérant l’objet : la Crise ivoirienne postélectorale. Et, après en avoir médité l’opportunité et l’utilité, j’ai accepté en choisissant un thème : la position de la France dans cette crise. Pour autant, j’ai convenu de donner une facture « ouverte » à ma lettre, qui - au plan du genre littéraire - empruntera la forme d’une fiction, puisqu’il s’agit de la transcription d’un rêve récent. Toutefois, à l’inverse du Mercier de L’An 2440, rêve s’il en fut jamais [2], ma lettre, une cohue d’images, ne sera pas un récit d’anticipation, mais la narration d’une fiction qui relatera les événements d’un « rêve » dans lequel la France fit autre chose que ce qu’elle fait actuellement en Côte d’Ivoire.  
Mise à jour le Samedi, 12 Février 2011 09:49

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