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Manières de voir

Massacres en Libye : Calixthe Beyala dénonce la France et écrit à Jean Ping

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Les pays membres de l'UA doivent mettre fin aux relations diplomatiques avec la France

A Monsieur Jean Ping
Président de la Commission de L’union Africaine

Objet : demande d’une rupture des relations diplomatiques des
pays membres de l’U.A avec la France

Monsieur le Président,
Nous venons par ces mots vous demander qu’il soit mis immédiatement fin aux relations diplomatiques qu’entretiennent les pays membres de l’Union Africaine que vous présidez avec la France.
En effet, depuis deux jours les Africains sont victimes des massacres des populations civiles perpétrés en Libye par la France, pour des raisons fallacieuses et ce, malgré la désapprobation de l’Organisation que vous présidez.
Il est inadmissible, impensable  qu’un pays comme la France bombarde, tue  les populations Libyennes alors même que le mandat soit disant donné par l’ONU ne comportait pas cette clause.
Mise à jour le Jeudi, 24 Mars 2011 10:23

La démobilisation collective au Cameroun

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Entre régime postautoritaire et militantisme extraverti

Manque de représentativité, autocensure, double langage, hostilité de l'État : ce bilan critique de l'état des organisations de la "société civile" camerounaise a amené ses auteurs, des associations camerounaises et françaises, à mettre en place un programme de "renforcement de la société civile et des contre-pouvoirs" au Cameroun 1. Ce diagnostic et les solutions envisagées par ce programme de coopération mettent en lumière un fait social : la démobilisation collective, plus précisément un état persistant de faiblesse des mouvements sociaux protestataires, c'est-à-dire des formes d'action concertée en faveur d'une cause et faisant appel aux autorités politiques 2. La défiance à l'égard des membres du gouvernement, des " élites " en général et même du président de la République, au pouvoir depuis 1982,

Mise à jour le Dimanche, 13 Mars 2011 19:38

Lettre ouverte au président Paul Biya

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Dans l’intérêt supérieur de la nation, ne vous représentez plus en 2011

Monsieur le président,

En cette année électorale, et à quelques mois de la déclaration plus que probable de votre candidature pour un nouveau mandat, je peux aisément comprendre que les initiateurs des « appels du peuple » dans ses multiples volumes, les auteurs des motions affirmant leur soutien granitique et inconditionnel à votre personne, et donc à votre candidature, ne se réjouissent pas en public de mon appel. Mais ne vous fiez surtout pas aux protestations feintes que ma démarche va certainement soulever parmi tous ces courtisans dont la principale caractéristique est d’être franc du collier. Lorsque vous avez rejoint la très haute administration du pays en 1962, je n’étais pas encore né ; quand vous avez accédé à la magistrature suprême en 1982, je venais à peine d’entrer au collège. Au moment où vous vous apprêtez probablement à rempiler au sommet de l’Etat, porté par le souffle de l’appel
Mise à jour le Mercredi, 02 Mars 2011 06:58

Côte d'Ivoire : "Pouvais-je rester sourd à tant de souffrances bafouées?"

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L'écrivain camerounais Gaston Kelman s'est prononcé sur la situation en Côte d'Ivoire, refaisant la genèse du conflit. Vous me connaissez. Je n’ai jamais été ni le céroféraire ni le thuriféraire d’un afrocentrisme militant, parce que tous les centrismes sont naïfs, et nocifs, et stériles. Je n’ai jamais supporté une Afrique tournée vers un passé qui ne se concevrait que dans l’âge d’or des pyramides ou l’âge de cendres de la colonisation et de l’esclavage. J’ai pu – ou su - crier à Douala que la France ne devait rien au Cameroun quand on se placerait sous cet éclairage des relations passées. Avec Frantz Fanon, j’ai dit que je n’étais pas prisonnier de l’histoire, que je n’y cherchais pas un sens à ma destinée. J’ai toujours brandi le Hic et Nunc comme la règle, l’équerre et le compas qui traçaient les lignes de ma conduite et de ma relation à autrui.
Mise à jour le Vendredi, 11 Février 2011 20:10

Lettre ouverte à M. Nicolas Sarkozy : Sur la Crise ivoirienne postélectorale

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Monsieur le Président,
Pour avoir lu un article paru il y a peu [1], maints Français résidant en Côte d’Ivoire m’ont demandé de rédiger, à votre attention, une lettre en m’en suggérant l’objet : la Crise ivoirienne postélectorale. Et, après en avoir médité l’opportunité et l’utilité, j’ai accepté en choisissant un thème : la position de la France dans cette crise. Pour autant, j’ai convenu de donner une facture « ouverte » à ma lettre, qui - au plan du genre littéraire - empruntera la forme d’une fiction, puisqu’il s’agit de la transcription d’un rêve récent. Toutefois, à l’inverse du Mercier de L’An 2440, rêve s’il en fut jamais [2], ma lettre, une cohue d’images, ne sera pas un récit d’anticipation, mais la narration d’une fiction qui relatera les événements d’un « rêve » dans lequel la France fit autre chose que ce qu’elle fait actuellement en Côte d’Ivoire.  
Mise à jour le Samedi, 12 Février 2011 09:49

Paul Biya à court de réponses aux critiques à lui adressées dans la gestion de l'État

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Le président Biya est devenu son principal opposant. D’une part, il est le premier à reconnaître les maux qui minent son régime et d’autre part, il joue l’expert qui, comme dans un cabinet conseil ou dans un séminaire à l’université, fait la proposition de toutes les solutions idéales. Ce faisant, il fait bien le jeu de l’aire de la promesse intelligente car, au niveau du pilotage des politiques publiques ou de l’opérationnalité de ses objectifs politiques, il reste dans le flou. Analyse pragmatique du discours du président Biya à la Nation le 31 décembre 2010. Comme par le passé, le discours de fin d’année du président camerounais a été un discours-bilan et un discours-programme. Sa structure respecte les canons classiques et académiques de la rédaction administrative à savoir : une introduction (ouverture), un développement et une conclusion (clôture). Ainsi, on peut structurer ce discours en trois grandes parties et en 9 sous-parties à savoir : (1) le bilan de 2010, (2) le programme de 2011 et (3) les vœux pour 2011.
Mise à jour le Dimanche, 09 Janvier 2011 13:48

Gbagbo/Ouattara : Deux politesses différentes dans le Discours et la lettre

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Tout d’abord, il faut dire qu’il s’agit techniquement de l’analyse d’une « lettre à la Nation » adressée par Ouattara, probablement dans un souci de primeur de l’acte, en marge de l’événement le 30 décembre 2010 et d’une « adresse à la Nation » faite par Gbagbo pendant l’événement au soir du 31 décembre 2010. « l’égo »  des acteurs (politesse), le discours d’Alassane Ouattara dispose d’une forte dominance de ce qu’on appelle la politesse positive. En effet, il ménage tous les acteurs à l’exception de ses adversaires politiques à savoir : communauté internationale, clans politiques et peuple ivoirien. On note une forte récurrence des formules votives, des remerciements, des condoléances, des compliments, des compassions et des énoncés préliminaires.

 

 

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