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Manières de voir

Lettre à Monsieur le président de la république et père de famille

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Excellence, le 20 août 2011, une jeune camerounaise, Vanessa Tchatchou a mis au monde, à l’hôpital gynéco obstétrique de Yaoundé,  un bébé qui lui a été immédiatement volé dans des conditions rocambolesques. Les circonstances particulières de ce vol de bébé et la gestion chaotique de ses suites par certains de vos grands collaborateurs, et notamment certains membres de votre gouvernement, ont contribué à forger dans l’opinion nationale l’idée que ce vol  s’inscrirait dans une chaîne de trafic d’êtres humains bien huilée et bénéficiant de nombreuses protections dans les hautes sphères de l’Etat. Dans ce contexte les Camerounais sont inquiets. Il y a de quoi l’être. En effet, alors même que le dénouement de l’affaire Vanessa n’est pas encore connu, la presse rapporte une autre sordide histoire de trafic humain survenu à Douala, avec une fois de plus, des fonctionnaires qui seraient autant suspectés que soutenus. Cette nouvelle affaire, c’est celle d’une autre jeune mère, Adama,  dont le bébé a été volé  à Douala en 2007 mais qui est heureusement aujourd’hui retrouvé, non pas grâce à la perspicacité de la police et de la justice, mais plutôt au courage de son oncle arrivé de l’étranger.
Certains des ministres de votre gouvernement ont particulièrement brillé par leur incompétence dans cette affaire Vanessa. Cette incompétence ne fait que renforcer la grande suspicion parmi les populations.

Le modèle démocratique sénégalais doit-il et/ou peut-il s’exporter au Cameroun?

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 L’année 2011 fut un véritable cauchemar pour les démocrates et les défenseurs d’une Afrique souveraine, indépendante  et dont  la voix devait compter dans l’actuel village planétaire.
L’échec du processus électoral en Côte d’Ivoire, pourtant parrainé par la fameuse communauté internationale, ayant conduit à une intervention militaire, suivi du transfèrement du Président Laurent Koudou Gbagbo à la CPI, fut accueilli comme la fin des espoirs d’une jeunesse africaine qui pensait retrouver une fierté aussi égale à celle de leurs aînés d’avant nos indépendances.
À peine les plaies toutes béantes n’étaient pas encore pansées que la guerre surréaliste en Libye, imposée par un quartet d’États sous un mandat dévoyé de l’ONU, achevait, avec l’assassinat de Kadhafi, d’enterrer à court terme, l’espoir de voir une Afrique « new-look », reflet du bouillonnement  et de l’intelligence de ses enfants.
Les révoltes populaires en Tunisie et en Égypte que de nombreux médias ont pompeusement appelées le « printemps arabe », ont, dans le même temps, suscité le vague espoir qu’elles allaient se propager de façon tellurique

Mise à jour le Dimanche, 13 Mai 2012 13:05

Mouangue Kobila réplique, Roger Kaffo Fokou fait une mise au point

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J'appelle l'attention des uns et des autres sur ce que Monsieur Roger Kaffo Fokou n'a pas produit la moindre tribune sur l’affaire du plagiat dont je suis victime de la part de Maurice Kamto, ni même sur le triste sort qui a été le mien auprès de ce Professeur de droit public, lorsqu’il a pris connaissance de mon témoignage. Un triste sort dont il fait semblant de s’émouvoir aujourd’hui, parce qu’il croit saisir l’occasion de contester la teneur de mon communiqué sur les événements de Deido.
Il faut surtout préciser que l'expression "certains habitants de Doualas" qui semble focaliser l’attention de quelques-uns ne saurait viser une communauté précise que si la ville de Douala n’était habitée que par une seule communauté.
Dans le contexte de la diversité sociologique qui caractérise la population de la ville de Douala, l'expression "certains habitants de Douala" ne peut viser que des individus, pris indépendamment de leur origine ethno-culturelle et de leur appartenance confessionnelle ou linguistique.
En l'occurrence, l'expression "certains habitants de la ville de Douala [...]

Mise à jour le Dimanche, 13 Mai 2012 13:11

Le Pr Mouangue Kobila et les incidents de Deido

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«Une aussi grande légèreté de plume ne peut être que blâmable»
La nuit du 30 au 31 décembre dernier et les jours suivants, le quartier Deido à Douala est entré en éruption, causant d’importants dégâts matériels et des morts d’hommes, tous des Camerounais. Événements regrettables, engrenage infernal mais schéma prévisible. Dans un article publié sur les réseaux sociaux, «Cameroun: la paix suspendue à un fil bien ténue», nous attirions déjà l’attention de l’opinion et de nos gouvernants sur le fait que notre pays tendait à devenir un baril de poudre à nos pieds. Il faut aujourd’hui insister sur le fait que la probabilité pour que la mèche de ce cocktail explosif soit allumée à Douala au cas où le compte à rebours n’est pas arrêté à temps est très grande: les émeutes de février 2008, les événements du jeudi 29 septembre 2011 sur le pont du Wouri, et les actuelles incidents meurtriers de Deido, tout semble désigner notre belle et cosmopolite cité portuaire comme le théâtre de lancement idéal. Encore une fois, relisons l’histoire:

Mise à jour le Dimanche, 13 Mai 2012 13:18

Pour Gbagbo, j'accuse

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Monsieur le président ;
Dès le mois de décembre, alors que le président Gbagbo s’était fait investir président de la république Ivoirienne, et vous avait confiné au Golf-hôtel, j’avais le plus sérieusement au monde demandé à m’engager auprès des forces qui vous défendaient. Tel un volontaire des Brigades internationales, je voulais servir – et peut-être mourir – pour la démocratie. Les personnes contactées m’avaient fait savoir que les seules possibilités pour le faire serait de rejoindre la rébellion au nord de la Côte d’Ivoire, ou de retourner dans notre armée nationale, et espérer qu’on me renvoie à Abidjan. Je n’ai jamais eu l’âme d’un rebelle, et la liberté dont je jouissais depuis que j’avais quitté l’armée m’était trop précieuse pour la jouer sur un tel engagement. Je vous ai donc défendu avec une autre arme : ma plume. J’ai multiplié les articles, lettres ouvertes et interventions dans les médias pour dire mon amour pour votre pays, et ma conviction de votre victoire. Ceci m’a certes valu la perte de certaines amitiés d’armes,

Mise à jour le Dimanche, 13 Mai 2012 13:15

Les juristes de la tyrannie : A propos de la démission de Maurice Kamto

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Extraodinaire que ce pays nommé Cameroun ! Maurice Kamto qui a été vice-ministre de la justice pendant l’un des septennats le plus sanglants des trente ans du régime de Paul Biya démissionne, et chacun s’extasie en louanges ! Que dire, sinon paraphraser une phrase publiée il y a quelques jours dans Le Jour : ‘Il y en a qui s’imaginent pouvoir faire carrière dans la poudrière.’ C’est sans doute le résumé de ces années passées par cet homme de droit comme on nous dit, dans le gouvernement de l’assassin, années qui se closent aujourd’hui de sa propre décision. Ainsi lui aussi aura ajouté son nom à la liste bien longue des juristes de la tyrannie, même si en claquant les portes à celle-ci, il nous rappelle que jusqu’ici seul quelques-uns ont démissionné de ce bourbier : un seul avant lui, en fait, Garga Haman Adji il y a vingt ans. Pourtant, faut-il applaudir comme le font certains dans la presse – et surtout dans celle où il avait des intérêts bien définis ?

Mise à jour le Dimanche, 13 Mai 2012 13:21

Y'en a marre des jouisseurs qui nous gouvernent !

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Le monde est en crise. Ailleurs, les dirigeants se tuent à la tâche, cherchent les voies et moyens de se tirer d’affaire. Chez nous, nos gouvernants jouissent de leurs privilèges et tant pis pour les citoyens. Il faut que ça change !
Face à la crise économique, de nombreux pays européens ont décidé de réagir. Ils adoptent çà et là un train de mesures pour juguler le marasme économique actuel dans le vieux continent. En France, par exemple, le Premier ministre, François Fillon, a présenté le 7 novembre dernier un plan d’austérité dont le but, selon lui, est d'économiser 100 milliards d'euros pour arriver à zéro déficit d’ici 2016.
D’une part, le gouvernement français envisage l’augmentation des recettes de l’Etat à travers de nouveaux impôts et, d’autre part, la réduction des dépenses publiques. Parmi les mesures qui visent à diminuer le train de vie de l’Etat, on peut citer la décision symbolique de geler les salaires du chef de l’Etat et des ministres jusqu’en 2016.
Mise à jour le Vendredi, 25 Novembre 2011 07:39

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