• Full Screen
  • Wide Screen
  • Narrow Screen
  • Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size
Manières de voir

À quoi servent les intellectuels camerounais?

Envoyer Imprimer PDF

Nombres d’auteurs m’ont précédé sur ce sujet, celui de la responsabilité des intellectuels en Afrique postcoloniale en général et au Cameroun en particulier. Mais le débat n’est pas clos et je souhaite le rouvrir dans le contexte actuel où le jeu machiavélique des institutions continue à priver les Camerounais des conditions de possibilité d’une pratique politique démocratique. On a pu remarquer ces derniers temps l’intérêt, voire la passion, d’une bonne frange de la population camerounaise pour la politique étrangère, particulièrement lors des processus électoraux,  depuis l’élection de Barack  Obama jusqu’à celle, plus récente, de François Hollande en passant par la Côte d’Ivoire, le monde arabe, le Sénégal, etc. Par exemple, Camerounais  étaient nombreux à suivre le débat entre Nicholas Sarkozy et François Hollande et à se demander si un tel face à face aura lieu un jour au Cameroun sur les programmes politiques des candidats à la présidence ?  L’absurde est que les camerounais sont obligés d’admirer ailleurs ce qu’on leur refuse chez eux ou mieux qu’ils ne pourront obtenir chez eux qu’au prix de vies humaines. C’est de ce background que se détache mon interrogation sur la responsabilité sociale de l’intellectuel camerounais aujourd’hui.

Mise à jour le Lundi, 21 Mai 2012 08:14

Code électoral : Quel recours ?

Envoyer Imprimer PDF

Le 20 avril 2012 a été rendue public la loi n° 2012/001 du 19 avril 2012 portant Code électoral. Une vive controverse a entouré le vote de ce texte à l’Assemblée nationale : les députés des principaux partis de l’opposition ont quitté l’hémicycle en signe de désapprobation lors de l’adoption en séance plénière ; les élus du parti allié au parti majoritaire à l’Assemblée nationale ont voté contre, exprimant ainsi leur désaccord de manière solennelle. Le texte a néanmoins été adopté par les députés du parti dominant, fort d’une majorité qui semble acquise une fois pour toutes sur la scène politique nationale et qui n’a cessé de s’amplifier depuis la «surprise inacceptable» de 1992, dans le cafouillage favorisé par l’imperfection des lois électorales multiples.
Depuis l’avènement du Code, la controverse n’a guère faibli. Il m’a semblé qu’il y avait lieu d’apporter quelques éléments d’analyse à ce débat portant sur un texte susceptible d’influencer profondément la construction démocratique dans notre pays,  avant de dire en quoi le chef de l’État peut, s’il le veut, créer le consensus qui n’a pu se construire autour de  ce Code.

Mise à jour le Mercredi, 23 Mai 2012 19:39

Cry, my beloved Africa

Envoyer Imprimer PDF

Curriculum vitae de l'Afrique: faut-il en rire ou en pleurer?
Nom : Afrique
Prénom : Continent
Age: Berceau de l'humanité, lieu de naissance de Toumaï

Situation matrimoniale
Célibataire avec plus d’un milliard d’enfants dont plus de la moitié vit en dessous du seuil de pauvreté. Des millions d’autres meurent chaque jour du paludisme et du Sida

Localisation : Au nord se trouve l’Europe ;  à l’ouest  l’Amérique du Nord;  au Sud-Ouest ;  l’Amérique du Sud ; à l’est l’Asie ; au Nord Est par le Moyen Orient. Est entourée par l’Océan atlantique, l’Océan Indien, la mer rouge et la mer méditerranée.

Missions 

Mettre mes enfants et mes ressources à la disposition des autres pour contribuer à leur développement. Refuser à jamais l’avènement des États Unis d’Afrique.

Domaines de compétence
Coups d’États, guerres, génocides, champ d’essais des armes fabriqués en Occident, lieu de déversement des déchets nucléaires produits par les Occidentaux, lieu des tests des vaccins, terrain idéologique par excellence  de fabrication et des tests des virus les plus virulents dont celui de l’immunodéficience acquise (HIV), lieu d’imposition de la démocratie version occidentale par des bombes.

Mise à jour le Mardi, 19 Juin 2012 07:37

Le courroux de l’Homme-lion de la principauté souveraine d’Etoudi

Envoyer Imprimer PDF

L’homme-lion. Ainsi nomma-t-on Paul Biya le temps d’une campagne électorale orchestrée par des experts parisiens payés à prix d’or pour lui tisser une apparence d’honorabilité. La métaphore est parlante, elle saisit l’essence même du personnage, comme celle d’un autre lion d’une de nos fables d’école primaire. Le vénérable lion de la fable est fameux pour son étrange sens de la justice. Ou d’injustice, si l’on prend l’affaire par le bout de ceux qui pâtissent de la justice selon l’évangile martial du prince de céans. Réminiscence : « Les animaux malades de la peste ». Morceaux choisis : « un mal qui répand la terreur, mal que le ciel en sa fureur inventa pour punir les crimes de la terre, la Peste (puisqu’il faut l’appeler par son nom), capable d’enrichir un jour l’Achéron, faisant aux animaux la guerre ». On aura reconnu Jean de Fontaine, comme le pastiche qui suit, que chacun peut rattacher à une expérience personnelle dans un Cameroun où la fumeuse « lutte contre la corruption » s’étire

Mise à jour le Dimanche, 13 Mai 2012 13:01

Eux, c’est eux

Envoyer Imprimer PDF

altUne fois encore, l’actualité françafricaine révèle l’état de délabrement de la République française, confisquée par une partitocratie cynique, dont les oppositions superficielles recouvrent une profonde communauté d’intérêts : à l’aube d’une campagne électorale qui s’annonce animée, deux leaders des deux partis qui gèrent la France depuis trente ans ont rendu hommage à deux dictateurs d’Afrique francophone. Sarkozy, chef de l’État, mais surtout de l’UMP, a reçu Sassou Nguesso, le despote congolais, le 8 février à l’Élysée, ce qui lui a valu les critiques du PS.
Pourtant l’apparatchik socialiste Laurent Fabius, dont on dit qu’il convoite le ministère des Affaires étrangères, est allé lui-même serrer la pince à Ali Bongo, le tiroir-caisse gabonais, le 14 février à Libreville. Ce parcours n’est pas sans rappeler celui d’Alain Juppé, autre ex-gloire de la politique française, parti cautionner le fantoche camerounais Biya avant de revenir prendre la tête du Quai d’Orsay. Si tel est le parcours obligé pour les ex-meilleurs d’entre les apparatchiks ambitionnant un dernier tour de piste, on ne s’étonne plus de l’état

Mise à jour le Dimanche, 13 Mai 2012 13:02

Lettre à Monsieur le président de la république et père de famille

Envoyer Imprimer PDF

Excellence, le 20 août 2011, une jeune camerounaise, Vanessa Tchatchou a mis au monde, à l’hôpital gynéco obstétrique de Yaoundé,  un bébé qui lui a été immédiatement volé dans des conditions rocambolesques. Les circonstances particulières de ce vol de bébé et la gestion chaotique de ses suites par certains de vos grands collaborateurs, et notamment certains membres de votre gouvernement, ont contribué à forger dans l’opinion nationale l’idée que ce vol  s’inscrirait dans une chaîne de trafic d’êtres humains bien huilée et bénéficiant de nombreuses protections dans les hautes sphères de l’Etat. Dans ce contexte les Camerounais sont inquiets. Il y a de quoi l’être. En effet, alors même que le dénouement de l’affaire Vanessa n’est pas encore connu, la presse rapporte une autre sordide histoire de trafic humain survenu à Douala, avec une fois de plus, des fonctionnaires qui seraient autant suspectés que soutenus. Cette nouvelle affaire, c’est celle d’une autre jeune mère, Adama,  dont le bébé a été volé  à Douala en 2007 mais qui est heureusement aujourd’hui retrouvé, non pas grâce à la perspicacité de la police et de la justice, mais plutôt au courage de son oncle arrivé de l’étranger.
Certains des ministres de votre gouvernement ont particulièrement brillé par leur incompétence dans cette affaire Vanessa. Cette incompétence ne fait que renforcer la grande suspicion parmi les populations.

Le modèle démocratique sénégalais doit-il et/ou peut-il s’exporter au Cameroun?

Envoyer Imprimer PDF

 L’année 2011 fut un véritable cauchemar pour les démocrates et les défenseurs d’une Afrique souveraine, indépendante  et dont  la voix devait compter dans l’actuel village planétaire.
L’échec du processus électoral en Côte d’Ivoire, pourtant parrainé par la fameuse communauté internationale, ayant conduit à une intervention militaire, suivi du transfèrement du Président Laurent Koudou Gbagbo à la CPI, fut accueilli comme la fin des espoirs d’une jeunesse africaine qui pensait retrouver une fierté aussi égale à celle de leurs aînés d’avant nos indépendances.
À peine les plaies toutes béantes n’étaient pas encore pansées que la guerre surréaliste en Libye, imposée par un quartet d’États sous un mandat dévoyé de l’ONU, achevait, avec l’assassinat de Kadhafi, d’enterrer à court terme, l’espoir de voir une Afrique « new-look », reflet du bouillonnement  et de l’intelligence de ses enfants.
Les révoltes populaires en Tunisie et en Égypte que de nombreux médias ont pompeusement appelées le « printemps arabe », ont, dans le même temps, suscité le vague espoir qu’elles allaient se propager de façon tellurique

Mise à jour le Dimanche, 13 Mai 2012 13:05

Page 6 sur 12