• Full Screen
  • Wide Screen
  • Narrow Screen
  • Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size
Manières de voir

Où est passé l’avenir du Cameroun ? Comment le penser de nouveau ?

Envoyer Imprimer PDF

En prenant le temps politique et institutionnel comme repère d’identification de la structure démographique du Cameroun de façon à en faire une lecture politique sur base des régimes qu’a connus le pays, trois catégories de Camerounais peuplent grosso modo le triangle national en 2012 : ceux qui ne connaissent que le Renouveau National, ceux qui ont fait l’expérience successive du système-Ahidjo et du système-Biya, et ceux qui, ayant vécu le moment colonial, ont ensuite vécu les deux régimes postcoloniaux subséquents. Ces trois types de Camerounais se répartissent en deux catégories sociopolitiques : les « insiders » ayant toujours été dans les hautes sphères du pouvoir politique, et les « outsiders » qui, malgré leurs liens plus ou moins étroits avec l’administration camerounaise et ses services dans différents secteurs d’activités, n’ont jamais été parmi les acteurs, les familles et les réseaux performants de l’Etat-colonial et de ses succédanés postcoloniaux. Dès lors, se poser la question de savoir où est passé l’avenir du Cameroun et comment le penser est une problématique que l’on peut formuler de deux façons interdépendantes.
La première consiste à se pencher sur l’état des lieux du pays Cameroun, c'est-à-dire à poser un regard critique sur son évolution historique sous-régionale, africaine et mondiale : c’est un regard externe qui fait du contexte sous-régional, africain et mondial, le matériau via lequel on analyse l’objet Cameroun dans sa trajectoire comme Etat.

Mise à jour le Dimanche, 14 Octobre 2012 17:05

Réconcilier l’Afrique avec ses forces vives : tel est le prochain défi

Envoyer Imprimer PDF

La conquête du progrès et du bien être du continent ne peut faire l’économie de l’implication d’acteurs africains

Aujourd’hui, l’Afrique ne participe que de manière très marginale aux grandes décisions régissant le fonctionnement du monde, même lorsque celles-ci impactent en premier lieu ce continent et ses habitants. Alors que l’abondance des ressources de son sol et de son sous-sol aurait dû lui assurer une prospérité et une position d’influence, ce continent semble au contraire éprouver les pires difficultés à en tirer profit. Cela conduit à ce paradoxe d’une majorité d’Africains durement frappée par la misère au milieu de richesses immenses. Peu de pays africains ont la capacité de résister à la moindre crise, qu’elle provienne de phénomènes naturels (inondation, criquets, sécheresse ...) ou d’exactions humaines parfois perpétrées par un groupe réduit d’assaillants déterminés (extrémisme religieux, activités mafieuses de tous genres : trafic d’armes et de drogues, piraterie maritime, contrebande transfrontalière …). Les richesses dont la nature a abondamment doté l’Afrique profitent pour l’essentiel à des acteurs extra continentaux, qu’ils soient occidentaux ou comme depuis peu originaires des pays émergents

Mise à jour le Mercredi, 01 Août 2012 09:11

Réflexion sur les scandales universitaires de l’ethnicisme camerounais.

Envoyer Imprimer PDF

La publication récente d’une lettre de Monseigneur Tonye Bakot, Archevêque de Yaoundé et Grand Chancelier de l’Université catholique d’Afrique centrale replace au cœur du débat l’une des épines dorsales de la crise du vivre-ensemble au Cameroun : la question ethniciste. En celle-ci, j’ai vu depuis belle lurette l’une des sources vives du ravitaillement quotidien de l’obscurantisme et du dogmatisme à la camerounaise. Quelques polémiques désormais célèbres, m’ont du reste, en ces matières, opposé ces derniers mois aux prétentions des Mono Ndjana, Mouangué Kobila, Shanda Tonmé, entre autres, à nous priver du fond du débat sur l’ethnicismeRéflexion sur les scandales universitaires de l’ethnicisme camerounais.
Privés de citoyenneté par 60 ans de mascarades électorales et de bricolages politiciens, livrés à la misère rampante par 50 ans d’indépendance gérée par une élite anti-nationale, privés d’éducation, de santé et d’avenir par deux régimes violents et ivres de mensonges, les Camerounais se sont repliés dans leurs bantoustans ethniques, espérant y trouver l’ultime barrage contre la malemort et l’insignifiance sans vergogne qui les étreignent.

Mise à jour le Samedi, 04 Août 2012 19:02

Lettres ouvertes de M. Marafa Hamidou: un atout pour la conquête de la démocratie et la bonne gouvernance au Cameroun

Envoyer Imprimer PDF

Croire le gouvernement camerounais et son président en mesure de mettre en œuvre une « opération épervier » respectueuse de l’intérêt du peuple et apte à rétablir la morale publique est une terrible erreur. Comment peut-on espérer du « chef bandit » qu’il neutralise ses acolytes au nom des principes moraux que lui-même a violé et continue de violer sans retenue ?

Comme dans les précédentes, la 4ème lettre ouverte [1] de M. Marafa Hamidou révèle faits extrêmement graves qui confirment s’il en était besoin, que les autorités camerounaises ont depuis longtemps atteint un niveau de corruption et de prévarication vertigineux.

La généralisation de l’insouciante et de l’impunité, conjuguée avec une kleptomanie et une vénalité systématiques à tous les niveaux de la fonction publique, y compris et surtout dans les plus hautes sphères de l’état, ne laisse aucune chance de développement au Cameroun. Cette 4ème lettre révèle notamment que :

- La Saa South African Airways en charge de l’entretien des 2 avions Boeing 737 et 747 appartenant à la défunte Camair, a corrompu des autorités du gouvernement

Mise à jour le Jeudi, 14 Juin 2012 08:26

L’étrange rhétorique des prisonniers d’élite de Paul Biya

Envoyer Imprimer PDF

Une vingtaine de prisonniers « pour corruption »,  issus des plus hautes sphères de l’Etat camerounais et du régime Rdpc de Paul Biya  défraie la chronique nationale et internationale depuis la fin des années 90. Leur trajectoire ressemble curieusement au mystère inverse de la transformation de l’or en boue. Hier porte-flambeaux du système, ils en sont devenus aujourd’hui les porte-misère sans s’y attendre le moins du monde. Dans le vertige de cette descente aux enfers retors de la république, ces prisonniers, par intermittence, laissent échapper leurs états d’âmes.  Secrétaires Généraux de la Présidence de la République, Ministres d’Etat, ministres et secrétaires d’Etat, directeurs d’entreprises publiques et parapubliques, ils nous ont ainsi habitués à une littérature singulière. Je la nomme ici sous l’expression d’  « étrange rhétorique » pour cerner ce qui en elle, échappe tantôt au bon sens, tantôt aux normes de la rationalité politique moderne, tantôt encore aux attentes du peuple camerounais en termes de vérité et de justice.  De même, je nomme ces pensionnaires d’un genre spécial, « prisonniers d’élite de Paul Biya »,

Mise à jour le Lundi, 11 Juin 2012 06:32

À quand la République exemplaire?

Envoyer Imprimer PDF

De la République des copains, coquins à celle des memoranda et lettres ouvertes
Depuis quelques années, l’espace démocratique chez nous s’est réduit comme une peau de chagrin. Fini les grands meetings, les manifestations de communion militante et sincère avec leurs vertus et dérives des années de braise, les joutes oratoires d’hommes politiques animés par la volonté de transformer les rêves de bien être de leurs concitoyens en réalités, les sorties de la société civile dont la passion pour le changement n’avait d’égale l’aspiration toujours persistante des Camerounais à vivre enfin dans un pays prospère, libre et solidaire.  L’inertie, la langue de bois, la péroraison creuse y ont fait leur lit. Le chantage, érigé en instrument de boussole, de guide, de grille de lecture de l’action politique, a également fait son apparition. Quelle régression démocratique dans un pays où les gens subissent au quotidien la récession tout court, dont la paupérisation n’émeut plus aucun dirigeant, la souffrance est la norme et non l’exception.
Nonobstant ces souffrances, l’inquiétude grandissante de nos jeunes compatriotes quant à leur avenir,

Mise à jour le Lundi, 21 Mai 2012 01:04

Pourquoi les africains ont-ils honte du culte de leurs ancêtres ?

Envoyer Imprimer PDF

L’Afrique est le berceau de l’humanité. C’est-à-dire que les Africains sont les géniteurs de tous les 7 milliards d’hommes et de femmes qui peuplent la planète terre. Sur le plan scientifique, ceci est prouvé notamment par l’ADN. La conséquence de ce lien entre l’Afrique et ses enfants éparpillés partout dans le monde est l’exportation de la pratique religieuse africaine sur toute la planète. C’est en effet la seule véritable religion universelle du monde qui n’a eu besoin d’aucun pasteur, d’aucun missionnaire, d’aucun imam pour être présente ici ou là. C’est la seule religion qui s’est rependue sur tous les continents sans un seul mot, sans une phrase de prosélytisme ou de propagande à la recherche de convertis, sans un mort, sans la moindre violence ? La religion africaine est dès lors la mère de toutes les religions, non seulement parce qu’elle est la plus ancienne, mais aussi et surtout parce que c’est celle qui résiste le mieux au temps, à l’espace et à la virulence des nouvelles religions qui ont tout fait pour l’effacer. Mais pourquoi les Africains

Mise à jour le Mercredi, 23 Mai 2012 19:35

Page 5 sur 12