• Full Screen
  • Wide Screen
  • Narrow Screen
  • Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size
Manières de voir

Syrie : La lettre d'un ancien ambassadeur de France à François Hollande

Envoyer Imprimer PDF

Diplomate de carrière de 1972 à 2009, Pierre Charasse fut ambassadeur, notamment au Pakistan, en Uruguay et au Pérou, et a représenté la France dans de nombreuses instances internationales. Depuis le Mexique où, retraité, il réside, il vient d'adresser une lettre aussi ironique que cinglante à François Hollande sur la crise syrienne.

Monsieur le Président de la République,
Dans l’épreuve que subit actuellement l’humanité du fait de la présence d’armes chimiques en Syrie, vous avez pris la tête d’un grand mouvement mondial au nom de « l’obligation de protéger » les populations civiles menacées. Vous avez très bien expliqué dans votre discours du 27 août devant vos Ambassadeurs que c’était là la vocation de la France, comme elle l’a fait en Libye récemment, et qu’elle ne manquerait pas à son devoir. Votre détermination exemplaire devrait rapidement convaincre vos partenaires européens flageolants et les opinions publiques pleutres, en France, en Grande Bretagne, aux Etats-Unis et partout dans le monde, du bien-fondé d’une  intervention militaire chirurgicale en Syrie.
Naturellement, comme vous l’avez rappelé le 27 août,

Mise à jour le Vendredi, 04 Octobre 2013 09:51

Charles Ateba Eyene ancien milicien et tortionnaire démasqué: Ateba Eyene que les Camerounais connaissent et celui que je connais

Envoyer Imprimer PDF

Son succès académique, ses ouvrages, ses articles et déclarations aux medias sociaux et en particulier à la radio et télévision ont fait de lui un homme assez connu au Cameroun et un peu au-delà. Beaucoup admirent ses déclarations et son courage, et le regardent comme un fils du pays qui travaille pour le triomphe de la justice, qui lutte contre la corruption, les pratiques occultes rétrogrades et se bat pour le redressement national.  C’est sur ce Camerounais, Charles Ateba Eyene (personnage assez connu, mal connu et assez ambigu que j’ai connu à l’université de Yaoundé dans les années 1990) que l’attention est portée ici.
Charles Ateba Eyene : Pièce importante et sérieuse de la société camerounaise ou simple Intelligence bouffonne ?
Pour l’histoire, il convient de jeter ici et maintenant un modeste faisceau de lumière sur Charles Ateba Eyene, sur son discours, sur le sens et la portée de ses actes et leurs conséquences sur le Cameroun d’aujourd’hui et de demain.
Je dis bien pour l’histoire, parce qu’au Cameroun comme partout en Afrique les gens se refusent constamment de saisir l’histoire ou le passé solidement et d’en faire un sujet de méditation et le guide du présent et de l’avenir.

Mise à jour le Lundi, 24 Mars 2014 06:31

Le PDCI peut-il quitter le RDA?*

Envoyer Imprimer PDF

Aux fondements sociohistoriques et idéologiques du PDCI, 1ère partie
Dans un pays en quête d’émergence socioéconomique, culturelle et politique comme la Côte d’Ivoire, on ne dira jamais assez l’importance d’être pourvu de partis politiques vigoureux, compétents, imaginatifs et audacieux dans leur projection dans l’avenir, car les dizaines de millions d’habitants de la Côte d’Ivoire revendiquent au quotidien une modernité qui ne peut souffrir aucune promesse différée. Certes, la notion même de parti politique est loin de désigner une réalité homogène et univoque, tant il y a de différences entre un parti oligarchique, un parti démocratique, un parti socialiste, un parti communiste, un parti fasciste, ou un parti théocratique, par exemple. De même, les différences à l’intérieur de chacune de ces catégories de partis sont loin de s’en tenir au seul registre de la nuance. Ces différences internes peuvent résolument alterner entre les différences de degré et les différences de nature, ce qui rend parfois insignifiants les noms d’affiches que les partis se donnent, obligeant l’analyste à s’imprégner au préalable de leur histoire, de leurs idées, de leurs pratiques, avant d’en esquisser une typologie pertinente. Mais quand on interroge la politologie, science spécialisée dans l’étude des formations et faits politiques, il apparaît qu’un parti politique est une association humaine remplissant les quatre critères essentiels que sont :

Mise à jour le Mercredi, 11 Septembre 2013 20:34

Défi sécuritaire : Leçons à tirer par le Cameroun des récents évènements ou à venir

Envoyer Imprimer PDF

La libération des 7 otages français kidnappés par des ravisseurs se réclamant de Boko Haram a été un ouf de soulagement pour les intéressés, leurs familles, le Cameroun dont le territoire doit être un sanctuaire, la France et le Nigéria qui, dans cette affaire, a servi, contre son gré, de base de repli pour les preneurs d’otages.
Cet enlèvement n’est ni le premier ni le dernier si nous ne tirons pas de bonnes leçons pour prendre des mesures adéquates.
En effet, dans la nuit du 30 au 31 octobre 2008, dix otages (7 Français, 2 Camerounais et 1 Tunisien) avaient été la cible des preneurs d’otages sur un bateau du groupe français Bourbon travaillant dans le secteur pétrolier,  au large de Bakassi.
Toujours dans le septentrion, depuis de nombreuses années, les camerounais sont l’objet de prises d’otages. Il en est de même dans l’Adamaoua et dans l’Est.
Dans tous ces cas de figure, nous constatons de la part des preneurs d’otages un modus operandi identique.
Ils viennent pour la plupart des pays voisins

Mise à jour le Vendredi, 26 Juillet 2013 10:26

Le changement, c’est maintenant ! À Hollande qui reçoit le doyen de la Françafrique

Envoyer Imprimer PDF

Qu’ils soient du parti au pouvoir ou de l’opposition, les hommes politiques ne peuvent se défaire de la propagande. Elle est pour eux ce que la réclame est pour le commerçant. Le but ultime de la publicité est en effet, soit de faire croire qu’un produit est plus performant que d’autres de même nature que lui, soit de susciter chez le consommateur une demande latente ou inexistante dudit produit. Dans le cadre de la visite de Biya en France, le consommateur de l’offre politique du régime et de l’opposition autour de cette visite est l’opinion publique camerounaise, internationale et le citoyen du monde.
En conséquence, le Rdpc et ses antennes extranationales, notamment celles de France, font du tintamarre par scénographie et spectacularisation d’une visite du Président camerounais en France alors qu’il relève de la banalité historique la plus consacrée qu’un Président Français rencontre un dictateur africain. Mobutu, Eyadema, Omar Bongo, Blaise Compaoré, Ahmadou Ahidjo, Idriss Deby, Sassou-Nguesso et bien d’autres autocrates africains figures de proue de la « Françafrique » ont été reçus maintes fois par des présidents français

Mise à jour le Vendredi, 01 Mars 2013 09:54

Réformes à lancer en Afrique dès 2013 : la bonne année panafricaine d’un économiste

Envoyer Imprimer PDF

L’histoire a ceci de particulier qu’elle est faite une fois pour toute. Elle ne se pose jamais de questions sur elle-même et n’imagine jamais les conjectures contrefactuelles que nous faisons sur elle. Le passé est ce qui est advenu et non ce qui aurait pu ou dû advenir. Parler de l’Afrique économique en 2013 et au-delà montre cependant l’importance du passé car cela est un exercice qui exige une extrapolation des résultats passés sur le futur en essayant de modifier la trajectoire économique du continent. Réfléchir sur l’avenir de l’Afrique c’est croire fermement que nous pouvons encore le changer par des réformes idoines issues d’anticipations extrapolatives. Cela exige donc d’utiliser la technique du rétroviseur afin que notre discours sur l’Afrique économique de 2013 prenne racine sur des faits concrets passés et présents.

• La croissance économique et le défi de la diversification de ses sources
Les investisseurs internationaux qui, il y a quelques années, parlaient d’une Afrique perdue ou très mal partie sur le plan économique, sont les mêmes qui, aujourd’hui, ne jurent que par l’Afrique considérée comme un continent d’avenir. Après les décennies perdues du développement suite aux politiques d’ajustement structurel, le continent noir a en effet un taux de croissance moyen de 5 % depuis l’an 2000 malgré son fléchissement à 3,5 % observé en 2012 suite à la crise mondiale. Lorsqu’on ergote sur la croissance sous contrainte de la crise économique mondiale, on pense en premier à la Chine et à d’autres émergents en oubliant que les champions du monde dans ce domaine sont africains : la Gambie, la Zambie, le Mozambique et le Ghana auront en 2013 un taux de croissance avoisinant les 8 %, au dessus de la prévision moyenne de 5,5 % sur laquelle table le FMI pour toute l’Afrique.

Mise à jour le Mardi, 05 Mars 2013 07:13

Les mensonges répétés de Maurice Kamto sur Canal 2

Envoyer Imprimer PDF

Où comment Maurice Kamto s’est ensablé dans « L’Arène »
Le but de la manœuvre était double. D’abord, il fallait essayer de propulser la campagne de recrutement de militants et de structuration du parti, jugée terne et peu prometteuse à six mois des élections législatives et municipales où le MRC entend présenter des listes de candidats. Ensuite, dans la perspective de la présidentielle de 2018 au plus tard, Maurice Kamto voulait se poser en leader et en homme d’Etat à l’étoffe présidentielle. Sur ces deux points, le fiasco est total et sans appel. Même ses thuriféraires les plus enthousiastes n’ont pas crié victoire. Comme les Camerounais et quelques étrangers qui se sont rués sur le petit écran, ils ont été refroidis par le personnage qu’ils ont découvert ou retrouvé à la télévision, après la campagne savamment orchestrée par des médias proche de lui au lendemain de sa démission du gouvernement. Une campagne qui le présentait comme le Messie que le Cameroun attendait pour sa rédemption.
L’interview était pourtant bien arrangée. L’un des interviewer n’était autre que Xavier Messe, le rédacteur en chef du journal Mutations dont Maurice Kamto est copropriétaire. Il était donc interrogé par son salarié. L’autre, Marie-Noëlle Guichi, est de son « village », rattachée au journal Le Messager, naguère dirigé par Jean-Baptiste Sipa, un ami personnel et de longue date de Maurice Kamto. Le plateau eût été plus équilibré et exemplaire si, à côté d’un journaliste proche, le leader du MRC avait accepté un second journaliste moins accommodant.
Pas étonnant alors que le principal sujet qui fâche, la scabreuse affaire du plagiat qui accable Maurice Kamto, n’ait été abordé ni par l’une, ni par l’autre.

Mise à jour le Vendredi, 01 Mars 2013 12:21

Page 4 sur 12