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Le 29 juillet 2013 dernier, Mgr Victor Tonye Bakot, jusqu’à cette date Archevêque de Yaoundé (depuis 2003), renonçait au gouvernement pastoral de cet important territoire de l’Église de Dieu qui est au Cameroun, sous la pression du Nonce apostolique, Mgr Piero Pioppo. Mgr Bakot avait sollicité deux semaines de réflexion, qui lui furent refusées net et sans explications. Il avait alors été sommé de signer sa renonciation quam primum. Le même 29 juillet 2013, le Pape François acceptait les démissions des Archevêques de Lubjana et de Maribor, de l’Église de la Slovénie, pour une scabreuse histoire de mauvais investissements qui a coûté une faramineuse somme de 800 millions d’euros, soit environ 500 milliards de FCfa à titre de pertes à l’Église de ce petit pays qui ne totalise en tout et pour tout que deux archidiocèses. Le site web Vatican Insider, qui faisait écho de la décision du Saint Père, parlait plutôt de « questions domaniales » en ce qui concernait Mgr Tonye Bakot, et non de détournements de fonds, comme semblait véhiculer la propagande d’une certaine presse locale.

Au moment où les esprits se sont calmés et dépassionnés, il convient de relire avec objectivité et lucidité cet événement qui est tombé sur tous les fidèles et les hommes de bonne volonté comme un coup de massue ; un coup de tonnerre dans un ciel serein de ce 29 juillet 2013.

Mise à jour le Lundi, 24 Mars 2014 06:32

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Diplomate de carrière de 1972 à 2009, Pierre Charasse fut ambassadeur, notamment au Pakistan, en Uruguay et au Pérou, et a représenté la France dans de nombreuses instances internationales. Depuis le Mexique où, retraité, il réside, il vient d'adresser une lettre aussi ironique que cinglante à François Hollande sur la crise syrienne.

Monsieur le Président de la République,

Dans l’épreuve que subit actuellement l’humanité du fait de la présence d’armes chimiques en Syrie, vous avez pris la tête d’un grand mouvement mondial au nom de « l’obligation de protéger » les populations civiles menacées. Vous avez très bien expliqué dans votre discours du 27 août devant vos Ambassadeurs que c’était là la vocation de la France, comme elle l’a fait en Libye récemment, et qu’elle ne manquerait pas à son devoir. Votre détermination exemplaire devrait rapidement convaincre vos partenaires européens flageolants et les opinions publiques pleutres, en France, en Grande Bretagne, aux Etats-Unis et partout dans le monde, du bien-fondé d’une  intervention militaire chirurgicale en Syrie.
Naturellement, comme vous l’avez rappelé le 27 août, « l’obligation de protéger » s’inscrit dans une démarche très réglementée par les Nations Unies et incombe en premier lieu aux Etats concernés : protéger leur propre population.

Mise à jour le Samedi, 28 Septembre 2013 07:17

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Diplomate de carrière de 1972 à 2009, Pierre Charasse fut ambassadeur, notamment au Pakistan, en Uruguay et au Pérou, et a représenté la France dans de nombreuses instances internationales. Depuis le Mexique où, retraité, il réside, il vient d'adresser une lettre aussi ironique que cinglante à François Hollande sur la crise syrienne.

Monsieur le Président de la République,
Dans l’épreuve que subit actuellement l’humanité du fait de la présence d’armes chimiques en Syrie, vous avez pris la tête d’un grand mouvement mondial au nom de « l’obligation de protéger » les populations civiles menacées. Vous avez très bien expliqué dans votre discours du 27 août devant vos Ambassadeurs que c’était là la vocation de la France, comme elle l’a fait en Libye récemment, et qu’elle ne manquerait pas à son devoir. Votre détermination exemplaire devrait rapidement convaincre vos partenaires européens flageolants et les opinions publiques pleutres, en France, en Grande Bretagne, aux Etats-Unis et partout dans le monde, du bien-fondé d’une  intervention militaire chirurgicale en Syrie.
Naturellement, comme vous l’avez rappelé le 27 août,

Mise à jour le Vendredi, 04 Octobre 2013 09:51

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Son succès académique, ses ouvrages, ses articles et déclarations aux medias sociaux et en particulier à la radio et télévision ont fait de lui un homme assez connu au Cameroun et un peu au-delà. Beaucoup admirent ses déclarations et son courage, et le regardent comme un fils du pays qui travaille pour le triomphe de la justice, qui lutte contre la corruption, les pratiques occultes rétrogrades et se bat pour le redressement national.  C’est sur ce Camerounais, Charles Ateba Eyene (personnage assez connu, mal connu et assez ambigu que j’ai connu à l’université de Yaoundé dans les années 1990) que l’attention est portée ici.
Charles Ateba Eyene : Pièce importante et sérieuse de la société camerounaise ou simple Intelligence bouffonne ?
Pour l’histoire, il convient de jeter ici et maintenant un modeste faisceau de lumière sur Charles Ateba Eyene, sur son discours, sur le sens et la portée de ses actes et leurs conséquences sur le Cameroun d’aujourd’hui et de demain.
Je dis bien pour l’histoire, parce qu’au Cameroun comme partout en Afrique les gens se refusent constamment de saisir l’histoire ou le passé solidement et d’en faire un sujet de méditation et le guide du présent et de l’avenir.

Mise à jour le Lundi, 24 Mars 2014 06:31

Le PDCI peut-il quitter le RDA?*

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Aux fondements sociohistoriques et idéologiques du PDCI, 1ère partie
Dans un pays en quête d’émergence socioéconomique, culturelle et politique comme la Côte d’Ivoire, on ne dira jamais assez l’importance d’être pourvu de partis politiques vigoureux, compétents, imaginatifs et audacieux dans leur projection dans l’avenir, car les dizaines de millions d’habitants de la Côte d’Ivoire revendiquent au quotidien une modernité qui ne peut souffrir aucune promesse différée. Certes, la notion même de parti politique est loin de désigner une réalité homogène et univoque, tant il y a de différences entre un parti oligarchique, un parti démocratique, un parti socialiste, un parti communiste, un parti fasciste, ou un parti théocratique, par exemple. De même, les différences à l’intérieur de chacune de ces catégories de partis sont loin de s’en tenir au seul registre de la nuance. Ces différences internes peuvent résolument alterner entre les différences de degré et les différences de nature, ce qui rend parfois insignifiants les noms d’affiches que les partis se donnent, obligeant l’analyste à s’imprégner au préalable de leur histoire, de leurs idées, de leurs pratiques, avant d’en esquisser une typologie pertinente. Mais quand on interroge la politologie, science spécialisée dans l’étude des formations et faits politiques, il apparaît qu’un parti politique est une association humaine remplissant les quatre critères essentiels que sont :

Mise à jour le Mercredi, 11 Septembre 2013 20:34

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La libération des 7 otages français kidnappés par des ravisseurs se réclamant de Boko Haram a été un ouf de soulagement pour les intéressés, leurs familles, le Cameroun dont le territoire doit être un sanctuaire, la France et le Nigéria qui, dans cette affaire, a servi, contre son gré, de base de repli pour les preneurs d’otages.
Cet enlèvement n’est ni le premier ni le dernier si nous ne tirons pas de bonnes leçons pour prendre des mesures adéquates.
En effet, dans la nuit du 30 au 31 octobre 2008, dix otages (7 Français, 2 Camerounais et 1 Tunisien) avaient été la cible des preneurs d’otages sur un bateau du groupe français Bourbon travaillant dans le secteur pétrolier,  au large de Bakassi.
Toujours dans le septentrion, depuis de nombreuses années, les camerounais sont l’objet de prises d’otages. Il en est de même dans l’Adamaoua et dans l’Est.
Dans tous ces cas de figure, nous constatons de la part des preneurs d’otages un modus operandi identique.
Ils viennent pour la plupart des pays voisins

Mise à jour le Vendredi, 26 Juillet 2013 10:26

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Qu’ils soient du parti au pouvoir ou de l’opposition, les hommes politiques ne peuvent se défaire de la propagande. Elle est pour eux ce que la réclame est pour le commerçant. Le but ultime de la publicité est en effet, soit de faire croire qu’un produit est plus performant que d’autres de même nature que lui, soit de susciter chez le consommateur une demande latente ou inexistante dudit produit. Dans le cadre de la visite de Biya en France, le consommateur de l’offre politique du régime et de l’opposition autour de cette visite est l’opinion publique camerounaise, internationale et le citoyen du monde.
En conséquence, le Rdpc et ses antennes extranationales, notamment celles de France, font du tintamarre par scénographie et spectacularisation d’une visite du Président camerounais en France alors qu’il relève de la banalité historique la plus consacrée qu’un Président Français rencontre un dictateur africain. Mobutu, Eyadema, Omar Bongo, Blaise Compaoré, Ahmadou Ahidjo, Idriss Deby, Sassou-Nguesso et bien d’autres autocrates africains figures de proue de la « Françafrique » ont été reçus maintes fois par des présidents français

Mise à jour le Vendredi, 01 Mars 2013 09:54

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