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Manières de voir

Le PDCI peut-il quitter le RDA?*

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Aux fondements sociohistoriques et idéologiques du PDCI, 1ère partie
Dans un pays en quête d’émergence socioéconomique, culturelle et politique comme la Côte d’Ivoire, on ne dira jamais assez l’importance d’être pourvu de partis politiques vigoureux, compétents, imaginatifs et audacieux dans leur projection dans l’avenir, car les dizaines de millions d’habitants de la Côte d’Ivoire revendiquent au quotidien une modernité qui ne peut souffrir aucune promesse différée. Certes, la notion même de parti politique est loin de désigner une réalité homogène et univoque, tant il y a de différences entre un parti oligarchique, un parti démocratique, un parti socialiste, un parti communiste, un parti fasciste, ou un parti théocratique, par exemple. De même, les différences à l’intérieur de chacune de ces catégories de partis sont loin de s’en tenir au seul registre de la nuance. Ces différences internes peuvent résolument alterner entre les différences de degré et les différences de nature, ce qui rend parfois insignifiants les noms d’affiches que les partis se donnent, obligeant l’analyste à s’imprégner au préalable de leur histoire, de leurs idées, de leurs pratiques, avant d’en esquisser une typologie pertinente. Mais quand on interroge la politologie, science spécialisée dans l’étude des formations et faits politiques, il apparaît qu’un parti politique est une association humaine remplissant les quatre critères essentiels que sont :

Mise à jour le Mercredi, 11 Septembre 2013 20:34

Défi sécuritaire : Leçons à tirer par le Cameroun des récents évènements ou à venir

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La libération des 7 otages français kidnappés par des ravisseurs se réclamant de Boko Haram a été un ouf de soulagement pour les intéressés, leurs familles, le Cameroun dont le territoire doit être un sanctuaire, la France et le Nigéria qui, dans cette affaire, a servi, contre son gré, de base de repli pour les preneurs d’otages.
Cet enlèvement n’est ni le premier ni le dernier si nous ne tirons pas de bonnes leçons pour prendre des mesures adéquates.
En effet, dans la nuit du 30 au 31 octobre 2008, dix otages (7 Français, 2 Camerounais et 1 Tunisien) avaient été la cible des preneurs d’otages sur un bateau du groupe français Bourbon travaillant dans le secteur pétrolier,  au large de Bakassi.
Toujours dans le septentrion, depuis de nombreuses années, les camerounais sont l’objet de prises d’otages. Il en est de même dans l’Adamaoua et dans l’Est.
Dans tous ces cas de figure, nous constatons de la part des preneurs d’otages un modus operandi identique.
Ils viennent pour la plupart des pays voisins

Mise à jour le Vendredi, 26 Juillet 2013 10:26

Le changement, c’est maintenant ! À Hollande qui reçoit le doyen de la Françafrique

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Qu’ils soient du parti au pouvoir ou de l’opposition, les hommes politiques ne peuvent se défaire de la propagande. Elle est pour eux ce que la réclame est pour le commerçant. Le but ultime de la publicité est en effet, soit de faire croire qu’un produit est plus performant que d’autres de même nature que lui, soit de susciter chez le consommateur une demande latente ou inexistante dudit produit. Dans le cadre de la visite de Biya en France, le consommateur de l’offre politique du régime et de l’opposition autour de cette visite est l’opinion publique camerounaise, internationale et le citoyen du monde.
En conséquence, le Rdpc et ses antennes extranationales, notamment celles de France, font du tintamarre par scénographie et spectacularisation d’une visite du Président camerounais en France alors qu’il relève de la banalité historique la plus consacrée qu’un Président Français rencontre un dictateur africain. Mobutu, Eyadema, Omar Bongo, Blaise Compaoré, Ahmadou Ahidjo, Idriss Deby, Sassou-Nguesso et bien d’autres autocrates africains figures de proue de la « Françafrique » ont été reçus maintes fois par des présidents français

Mise à jour le Vendredi, 01 Mars 2013 09:54

Réformes à lancer en Afrique dès 2013 : la bonne année panafricaine d’un économiste

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L’histoire a ceci de particulier qu’elle est faite une fois pour toute. Elle ne se pose jamais de questions sur elle-même et n’imagine jamais les conjectures contrefactuelles que nous faisons sur elle. Le passé est ce qui est advenu et non ce qui aurait pu ou dû advenir. Parler de l’Afrique économique en 2013 et au-delà montre cependant l’importance du passé car cela est un exercice qui exige une extrapolation des résultats passés sur le futur en essayant de modifier la trajectoire économique du continent. Réfléchir sur l’avenir de l’Afrique c’est croire fermement que nous pouvons encore le changer par des réformes idoines issues d’anticipations extrapolatives. Cela exige donc d’utiliser la technique du rétroviseur afin que notre discours sur l’Afrique économique de 2013 prenne racine sur des faits concrets passés et présents.

• La croissance économique et le défi de la diversification de ses sources
Les investisseurs internationaux qui, il y a quelques années, parlaient d’une Afrique perdue ou très mal partie sur le plan économique, sont les mêmes qui, aujourd’hui, ne jurent que par l’Afrique considérée comme un continent d’avenir. Après les décennies perdues du développement suite aux politiques d’ajustement structurel, le continent noir a en effet un taux de croissance moyen de 5 % depuis l’an 2000 malgré son fléchissement à 3,5 % observé en 2012 suite à la crise mondiale. Lorsqu’on ergote sur la croissance sous contrainte de la crise économique mondiale, on pense en premier à la Chine et à d’autres émergents en oubliant que les champions du monde dans ce domaine sont africains : la Gambie, la Zambie, le Mozambique et le Ghana auront en 2013 un taux de croissance avoisinant les 8 %, au dessus de la prévision moyenne de 5,5 % sur laquelle table le FMI pour toute l’Afrique.

Mise à jour le Mardi, 05 Mars 2013 07:13

Les mensonges répétés de Maurice Kamto sur Canal 2

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Où comment Maurice Kamto s’est ensablé dans « L’Arène »
Le but de la manœuvre était double. D’abord, il fallait essayer de propulser la campagne de recrutement de militants et de structuration du parti, jugée terne et peu prometteuse à six mois des élections législatives et municipales où le MRC entend présenter des listes de candidats. Ensuite, dans la perspective de la présidentielle de 2018 au plus tard, Maurice Kamto voulait se poser en leader et en homme d’Etat à l’étoffe présidentielle. Sur ces deux points, le fiasco est total et sans appel. Même ses thuriféraires les plus enthousiastes n’ont pas crié victoire. Comme les Camerounais et quelques étrangers qui se sont rués sur le petit écran, ils ont été refroidis par le personnage qu’ils ont découvert ou retrouvé à la télévision, après la campagne savamment orchestrée par des médias proche de lui au lendemain de sa démission du gouvernement. Une campagne qui le présentait comme le Messie que le Cameroun attendait pour sa rédemption.
L’interview était pourtant bien arrangée. L’un des interviewer n’était autre que Xavier Messe, le rédacteur en chef du journal Mutations dont Maurice Kamto est copropriétaire. Il était donc interrogé par son salarié. L’autre, Marie-Noëlle Guichi, est de son « village », rattachée au journal Le Messager, naguère dirigé par Jean-Baptiste Sipa, un ami personnel et de longue date de Maurice Kamto. Le plateau eût été plus équilibré et exemplaire si, à côté d’un journaliste proche, le leader du MRC avait accepté un second journaliste moins accommodant.
Pas étonnant alors que le principal sujet qui fâche, la scabreuse affaire du plagiat qui accable Maurice Kamto, n’ait été abordé ni par l’une, ni par l’autre.

Mise à jour le Vendredi, 01 Mars 2013 12:21

Franck Biya et Vanessa Tchatchou : deux figures, deux destins, deux Cameroun en guerre

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Même si spéculer sur la dette du Tiers-Monde est monnaie courante dans les marchés internationaux de capitaux, que le fils du dictateur camerounais gagne de l’argent sur la dette du Cameroun, synonyme de la souffrance d’un peuple, est semblable à une entreprise de pompes funèbres qui prospère parce que les morts augmentent dans le pays à cause de la mauvaise vie qu’inflige aux populations celui dont le fils fabrique et vend les cercueils.
Ce qu’il est aujourd’hui convenu d’appeler l’affaire Franck Biya ne se limite pas seulement à une histoire de millions quoique cette dimension soit révélatrice de la crise civique, sociale et politique induite par la République de l’argent et l’esprit vénal installés et distillés insidieusement et durablement au Cameroun par le Renouveau National depuis 1982. Elargir le débat en dehors de la bataille des chiffres qui l’appauvrit analytiquement et ontologiquement donne une portée sociétale profonde à ce dossier. Une façon de le faire revient à lier l’affaire Franck Biya à l’affaire Vanessa Tchatchou afin de débusquer et de dévoiler la nature profonde du Renouveau National par l’analyse des réactions, des attitudes et des discours des institutions publiques et de certains membres du gouvernement par rapport à ces deux affaires.

Les délires obscènes de la contremaîtresse Calixte Beyala

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A défaut d’avoir pitié, il faut avoir la force morale, nous dit un dicton africain, d’avoir honte. Or manifestement, ni l’une ni l’autre de ces deux qualités humaines ne semble manifestement habiter la contremaîtresse franco-africaine de l’intrigue, la nommée Calixte Beyala, dont le dernier article «  Le procès de Laurent Gbagbo ou la chronique d’une mascarade annoncée »(1) offre tout le spectacle de la hideur d’âme déguisée en indignation moralisante. Que nous dit donc cette dame de scène dans sa dernière inspiration ? Que valent ses arguments ? Et surtout que s’évertuent-ils à cacher ? L’intention  plus ou moins affichée est de faire admettre une thèse fataliste visant à ratisser large dans les ressentiments des afro-Français que Madame Beyala veut attirer dans son nouveau canular dit du Mouvement des Africains Français. Le raisonnement de notre politicienne enhardie, malgré ses contorsions inavouées, est limpide à l’analyse : si le procès de Laurent Gbagbo est inutile car perdu d’avance par Gbagbo du fait du droit occidental du plus fort, alors il ne resterait plus qu’une seule issue aux résignés d’Afrique et d’ailleurs : rejoindre Madame Beyala dans son projet de s’implanter comme tête de proue dans la politique franco-africaine sur des bases communautaristes. Nous montrerons donc ici l’inanité de cette opération d’enfumage crypto-politique qui fait de la haine de l’Autre,
Mise à jour le Vendredi, 01 Mars 2013 12:24

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