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Politique

Politique

Declaration sur le processus électoral au Cameroun

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Réunis à Yaoundé le Mardi 06 Mars 2012 en session ordinaire du Comité de Pilotage de Dynamique Citoyenne, les membres de cette instance :
 Considérant que depuis 1991, le peuple Camerounais revendique un organe consensuel garant d’un processus électoral juste, transparent et crédible (CENI) ;
 Considérant qu’en réaction à cette demande légitime et en lieu et place dudit organe, les gouvernants ont jusqu’à ce jour imposé des organes totalement aux ordres à savoir : ONEL I & II, ELECAM I & II ;
 Considérant que toutes les élections gérées par ces organes ont toujours été émaillées de graves irrégularités et de conflits récurrents ;
 Considérant que ELECAM II actuellement en charge des élections au Cameroun, a montré son incapacité à gérer les élections à l’occasion des présidentielles d’Octobre 2011 ;
 Considérant que sur hautes instructions du Chef de l’Etat, ELECAM II a été contraint à la refonte des listes électorales, après avoir engagé la révision de celles-ci en dépit des interpellations de tous les acteurs

Mise à jour le Dimanche, 13 Mai 2012 12:52

La réforme du système électoral camerounais

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 « Aucune institution politique ne contribue sans doute autant que le système électoral et le régime des partis à modeler le paysage politique d’un pays. Et aucune ne témoigne d’une plus large diversité. [...]
Les systèmes électoraux sont en perpétuelle évolution. L’une des raisons en est qu’aucun système ne peut satisfaire tous les critères. Il faut, là encore, faire des compromis. En choisissant un système, on privilégie certaines valeurs au détriment d’autres.» Robert Dahl, De la démocratie, Yale, Nouveaux horizons, 1998, p. 125.
Mise à jour le Lundi, 21 Mai 2012 06:31

Lettre à ses camarades ou le sens de l'unité

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Camarades,
Pour l’UPC, c’est le moment ou jamais.

Nous voici tous désormais soumis par l’opinion et nos populations à un test de patriotisme et d’abnégation. C’est par l’esprit de compromis que les Upecistes referont de l’UPC ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être ; il faut pour ce faire que chacun se donne la chance de ne pas figurer parmi ceux qui auront précipité la liquidation de notre Mouvement.
C’est le moment ou jamais, car nous ne pouvons pas disposer d’autant de forces et n’étaler, chaque fois, que la faiblesse de retourner nos forces contre nous-mêmes.
C’est le moment ou jamais, au-delà des individus que nous sommes, de nos appétits divers, de nos  prétentions personnelles ou de nos insuffisances inavouées. Ne nous y trompons pas : ce n’est plus à qui parlera le plus, ni le plus fort. Ce n’est plus à qui insultera le mieux les autres ; ce n’est même plus à qui cherchera le plus à plaire à l’adversaire. Les populations du Cameroun, elles, savent depuis de longues années ce qu’elles veulent et ce qu’elles attendent de nous.
C’est pourquoi pendant que les chefs plus ou moins autoproclamés ergotent et se déchirent, la Base rappelle avec constance, en véritable « boussole », qu’il ne faut pas perdre le Nord. Cette Base se veut unitaire, unie et conquérante. Elle a déjà identifié nos Plus Grands Communs Diviseurs, tous ceux d’entre nous qui estiment qu’ils ne peuvent être militants de l’UPC que s’ils en sont les chefs.

Mise à jour le Mardi, 27 Mars 2012 10:13

Comment j'ai vécu la torture à la légion de gendarmerie à Bertoua 30 jours durant

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C’est dans la nuit du mercredi 23 au jeudi 24 novembre 2011 que j’ai été déporté à la légion de gendarmerie de Bertoua, sur ordre d’Oumarou Galibou, commandant de celle-ci. J’y ai aussitôt arrivé, été jeté en cellule. Un cachot d’une superficie de 6,5m² environ (2,5mx2,5m)
30 jours dans un cachot sans lumière
Celui-ci était situé au sous-sol de la légion de gendarmerie. Il ne disposait d’aucune autre ouverture en dehors de la porte d’entrée, il était de ce fait plongé dans le noir total, de jour comme de nuit. La lumière du jour se devinait simplement au bas de la porte qui, par bonheur, ne touchait pas totalement le sol. J’y dormais à même le sol et cohabitais avec mes déjections recueillies dans un seau placé à un mètre cinquante (1,5m) environ de moi. L’odeur dans ma cellule était de ce fait pestilentielle. Je n’ai bénéficié des rayons du soleil que pendant cinq (5) à dix (10) minutes par jour, tout juste le temps de vider mon seau-wc. J’en bénéficiais également pendant les rares moments où j’étais interrogé par mes enquêteurs. Je qui demeuré dans ce cachot sans lumière et nauséabond pendant trente (30) jours.

Mise à jour le Jeudi, 04 Octobre 2012 07:32

Maurice Kamto explique pourquoi il a démissionné et appelle à la renaissance du Cameroun

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Pourquoi ?

Le 30 novembre 2011, j’ai annoncé mon retrait de mes fonctions au sein du Gouvernement de la République.

Tout d’abord, je l’ai fait avec loyalisme, au terme d’une démarche républicaine respectueuse de la très haute fonction et des prérogatives du chef de l’Exécutif. Je l’ai fait dans la conscience des devoirs liés à mes charges publiques et le souci de m’en acquitter jusqu’au bout.

Ensuite, je l’ai fait par patriotisme. Ni l’argent ni les honneurs n’ont jamais été le mobile de mon dévouement au service du Cameroun. «  Nul n’a le monopole du patriotisme », entend-on dire quelques fois. Mais chacun le conçoit et le vit peut-être à sa manière. Le patriotisme, pour moi, est l’amour inconditionnel de son pays, la souffrance pour sa décadence, l’aspiration à son unité et à  sa grandeur. Ce n’est ni un chauvinisme ni une xénophobie, mais une invite à partager avec soi cet amour de son pays. Un fil invisible relie, en une chaîne ininterrompue, tous ceux qui, par leurs gestes communes,

Mise à jour le Jeudi, 02 Mars 2017 23:30

Enoh Meyomesse: Un présumé Coupable?

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Le Collectif pour la Libération de Enoh (CLE) s’est réuni jeudi 19 janvier 2012  à la Librairie des Peuples  Noirs pour évaluer la situation du citoyen Enoh Meyomesse arrêté et incarcéré depuis quelque temps dans le mouroir de Kondengui à Yaoundé sous le fallacieux motif de « Vol aggravé ».
Le Collectif s’indigne et proteste contre les humiliations subies par ce digne citoyen et toutes les manipulations orchestrées par le gouvernement pour influencer le cours de la Justice et préparer l’opinion à accepter le verdict inique que l’on devine déjà à travers les actes suivants :

Mise à jour le Mercredi, 18 Avril 2012 18:13

41 ans après: Ernest Ouandié, "le dernier des Mohicans", exécuté le 15 janvier 1971

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Sur la grande place à Bafoussam, les habitants de la bourgade sont rassemblés en silence en ce triste 15 janvier 1971 peu avant 11h du matin. L’exécution des « rebelles » de l’Upc aura lieu d’un moment à l’autre, et les badauds sont arrivés de toutes parts.
Ernest Ouandié arrive, menotté, encadré par la soldatesque locale ; il marche droit, la tête haute et souriant, à l’image du militant infatigable qu’il a été, en compagnie de deux de ses compagnons d’infortune. L’atmosphère sur la place est très lourde et imprégnée de tristesse. Il refuse qu’on lui bande les yeux, et attaché au poteau d’exécution non loin des locaux de la police judiciaire, il préfère voir la mort dans les yeux.
Face au peloton d’exécution, il sourit toujours, et ses dernières paroles, prononcées haut et fort, resteront gravées dans l’Histoire, et dans la mémoire du peuple camerounais. Il considère qu’être exécuté pour la liberté de son pays est un honneur, et exprime sa certitude qu’après lui, d’autres continueront le combat jusqu’à la victoire. Il se met à chanter.
A peine ses mots déposés dans les esprits de ceux qui sont là sur la grande place, le crépitement des armes retentit. Après la première salve, on entend la voix d’Ernest Ouandié crier « Que vive le Cameroun »,  et il tombe, criblé de balles, aux côtés de Gabriel Tabeu alias Wambo le Courant, et du jeune Raphaël Fotsing. Un officier européen se détache de l’assistance, s’approche de Ouandié mourant, s’agenouille auprès de lui, met la main à son étui de revolver, se penche en avant et tire à bout portant.
Le Cameroun est officiellement indépendant depuis le 1er janvier 1960.

Mise à jour le Mardi, 27 Mars 2012 09:59

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