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Politique

Politique

La définition du « citoyen » par Maurice Kamto ou la « recette du désastre »

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Pendant son interview sur Equinoxe TV le 23 septembre 2013, pour justifier sa candidature dans le Mfoundi que l’on pourrait expliquer autrement, leader du MRC a choisi de mettre en avant une conception caricaturale du citoyen comme être individuel dépourvu de toute attache ethnique, religieuse ou linguistique (1) susceptible de conduire à ce qu’un auteur appelle « politically deracinated legal power »(2). Maurice Kamto fait ainsi abstraction de la théorie de la citoyenneté multiculturelle défendue par le canadien Will Kymlicka.
Dans sa conception de la citoyenneté indifférenciée, les groupes sont inexistants ou condamnés à l’hypocrisie des réunions nocturnes ou au factice de l’intégration des pygmées dans les listes de candidats du MRC. Les citoyens ne sont rattachés qu’à l’Etat et à la nation. Dans cette conception archaïque, monolithique, horizontale, souverainiste et univoque de la citoyenneté, l’intégration régionale elle-même, cet objet de désir qui a par exemple donné naissance à la « citoyenneté communautaire » ici et là n’a plus sa place à côté de la « citoyenneté étatique » classique. Les citoyens de la République de Kamto sont perçus comme « de pures abstractions juridiques asexuées, sans race ni origine, sortes de `clones´ »(3).
Cette conception a réuni contre elle un déluge de critiques.

Marafa Hamidou Yaya: "Ne vous laissez pas tromper par les apparences"

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Mes chers compatriotes,
Comme absent à lui-même, le Cameroun s'apprête à élire ses députés et conseillers municipaux le 30 septembre prochain.
Il y a de nombreuses raisons objectives et évidentes de ne pas aborder ce scrutin avec conviction ou enthousiasme : les dysfonctionnements d'Elecam et les multiples reports sans motif réel de la date des élections; le mode de désignation des candidats par certains partis, qui revient à instituer une quasi-vénalité des charges ; enfin, et surtout, le sentiment que l'issue est jouée d'avance et ne sera porteuse d'aucun changement pour le pays.
Il n'en reste pas moins que les cinq prochaines années seront décisives pour notre pays et je voudrais réfléchir avec vous, électeurs et candidats, aux enjeux du quinquennat à venir.
Certains voudraient que je me taise. Mais au nom de quoi ? Nul n'est maître de ma conscience, et celle-ci me dit : tu as servi loyalement ton pays, et tu as eu le privilège de recevoir beaucoup de lui. Malgré les vicissitudes de l'heure, tu gardes vis-à-vis de la Nation un devoir et une responsabilité.

Mise à jour le Dimanche, 13 Octobre 2013 17:23

Lettre à notre cousine Aminatou Ahidjo

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Chère cousine
Si Biya savait et si tu savais !
En effet, si Biya savait ce que tu étais vraiment ce que nous pensions dans la famille de toi ?
Et toi si tu savais qui était vraiment Biya, ce qu’il a fait à ta famille ?
Peut-être ce ‘‘ mariage de raison et d’intérêt ’’que vous avez fini par sceller après un an de tergiversations n’aurait pas pu avoir lieu.

Ce que Biya ne sait pas de toi
Chère cousine, Biya ne te connaît pas. La dernière fois qu’il t’a  aperçue c’était à l’ancien palais Présidentiel tu avais huit (08) ans. Tu n’étais qu’une gamine.
Quand mon oncle, ton papa lui faisait cadeau du pouvoir c’était ta grande sœur Fadimatou qu’il connaissait bien parce qu’elle allait de temps en temps chez lui à la maison discuter avec feue son épouse Jeanne Irène qui l’aimait beaucoup et avec laquelle elle passait des heures à parler de la médecine. Elle est même venue à son mariage à Mokolo et à Maroua.
La grande sœur notre cousine Fadimatou (Babette), Médecin de son état a toujours eu de la classe. Vraie princesse elle a toujours été humble, courageuse, patiente et courtoise. Elle continue à vivre dignement à Dakar à coté de votre vieille mère Germaine dont elle et ta sœur Aïssatou (Satou) prennent soin avec une affection inégalable.

Mise à jour le Dimanche, 13 Octobre 2013 17:24

L’art, la culture et le politique au Cameroun

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«Le mot « art », dans toutes les civilisations, embrasse toutes les représentations du génie créateur d’un peuple qui tendent à exprimer la vision du monde de ce peuple à partir des valeurs du cœur et selon un idéal que tout le peuple, sous un nom ou sous un autre, désigne comme étant le beau », Engelbert Mveng-B.L. Lipawing, théologie, libération et cultures africaines, Yaoundé/Paris, Clé/Présence africaine, 1997, p. 160.
« La culture est d’abord conception du monde, de l‘homme, de Dieu, propre à un peuple donné et à partir de laquelle ce peuple essaie d’organiser sa vie de tous les jours, d’organiser le monde dans lequel il vit et d’organiser son propre système de pensée. […] Le culturel est par conséquent antérieur à l’économique et la condition sine qua non de toutes les autres valeurs », Engelbert Mveng-B.L. Lipawing, op. cit., p.58.

A l’occasion de la 30e édition de La Grande Palabre, le groupe Samory, éditeur de Germinal et ses partenaires (Harmattan Cameroon, La Fondation Gabriel Péri, Dynamique citoyenne, le quotidien Le Messager, Radio Cheikh Anta Diop, Addec et Human Rights Initiatives (HRI)), invitent le public à prendre part à la réflexion (conférence-débat) qu’ils organisent à Yaoundé, le jeudi 29 août 2013, l’hôtel Franco, sis en face du collège Matamfen, à 14h sur le thème:

L’art, la culture et le politique au Cameroun

Mise à jour le Mercredi, 11 Septembre 2013 20:45

Observations préliminaires à la suite de la Décision de la Cour suprême, statuant comme Conseil Constitutionnel, ordonnant l’enregistrement et l’examen par ELECAM des dossiers du MRC

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Observations préliminaires à la suite de la Décision de la Cour suprême, statuant comme Conseil Constitutionnel, ordonnant l’enregistrement et l’examen par ELECAM des dossiers du MRC  aux élections législatives du 30 septembre 2013
La décision rendue par la Cour suprême statuant comme Conseil constitutionnel le 14 août 2013, concernant les listes du MRC pour les législatives du 30 septembre 2013 non déposées à ELECAM, est hâtivement interprétée ici et là comme une décision de réhabilitation des listes en cause. Certains veulent même y voir, sans inventaire, le désaveu officiel du contenu de ma précédente tribune intitulée « Maurice Kamto à l’école de la pratique politique et à l’heure du recyclage en droit électoral ». Alors même que le principal concerné se réfugie dans un silence prudent.
En attendant l’arrêt rédigé, il urge de porter un premier regard critique sur cette décision surprenante et d’en esquisser les perspectives immédiates.

La décision de la Cour suprême est surprenante
Des considérations de fait et de droit expliquent l’étonnement qui a saisi tous ceux qui suivent l’affaire des listes du MRC aux législatives après le prononcé de la Cour suprême.

Sur les faits
Si l’on se fie aux divers comptes rendus d’audience, la version des faits de Maurice Kamto, acceptée par la haute juridiction est substantiellement que le MRC était à l’heure, mais ELECAM a refusé de prendre ses dossiers le matin du 18 juillet, constat d’huissier à l’appui, parce que les agents étaient fatigués et ont disparu. La Haute Cour suprême aurait donc « donné raison » au requérant en estimant que la Direction générale d’ELECAM n’était pas fondée à refuser d’enregistrer les dossiers de candidature du MRC, même présentés hors délai.

Mise à jour le Samedi, 31 Août 2013 07:47

Haro sur la boucherie arabe : It’s shameful and morally unacceptable

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Il est symptomatique et scandaleux de constater qu’aucun gouvernement des pays occidentaux qui se posent comme des modèles en matière de démocratie et qui veulent même l’exporter, le plus souvent, à bout de canons, n’a condamné le coup d’État ayant conduit à la chute du président égyptien élu démocratiquement, Monsieur Mohamed Morsi. Il est scandaleux de constater que les États-Unis n’ont pas supprimé l’aide de plus d’un milliard de dollars accordée à l’armée égyptienne après le putsch monté de toutes pièces par un général Abdel Fattah al-Sissi grisé par les mobilisations qu’il a organisées et soutenues et qui se pose comme le Prophète Mohamet ou le Jésus Christ de la démocratie égyptienne. Au nom de la realpolitik. Nul ne peut imaginer un tel scénario, c'est-à-dire la destitution d’un chef d’État occidental élu par l’armée après des manifestations qui mobiliseraient dans la rue 10, 20 voire 30 millions de manifestants. Même l’armée brésilienne n’a pas destitué Dilma Rousseff élue démocratiquement après la descente dans la rue des millions de Brésiliens et avec une cote d’impopularité de presque 77%.
Il est scandaleux de constater que le coup de force perpétré par le général Sissi n’a pas été dénoncé par les grands médias occidentaux - sauf Le Monde et Marianne dans une certaine mesure qui le dénoncent en le justifiant, hélas – qui, dans un enthousiasme béat s’étaient empressé de qualifier de printemps arabe ce qui, sous nos yeux est devenu le chaos , mieux la boucherie arabe.

Mise à jour le Samedi, 31 Août 2013 07:46

Maurice Kamto à l’école de la pratique politique et à l’heure du recyclage en droit électoral

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À propos du non dépôt des listes du MRC dans certaines circonscriptions électorales
Alors qu’il est l’auteur de deux études en droit électoral (1), Maurice Kamto, le président du MRC ne pourra pas participer aux élections législatives du 30 septembre dans le Mfoundi, circonscription pour laquelle il devait conduire une liste investie par son parti politique ; le MRC ne pourra pas davantage participer à la compétition électorale dans son Haut-Plateau natal ni dans les Bamboutos ni dans Wouri-Est, faute d’avoir présenté ses dossiers à temps.
La situation est d’autant plus étonnante que, dans son étude sur « La liberté du candidat » à la correction de laquelle nous avons été associés, l’intéressé sensibilise ses lecteurs sur « un certain nombre d’exigences légales » que le candidat doit impérativement satisfaire « pour accéder au statut de candidat ».
En raison des graves incohérences, des travestissements ainsi que de la mauvaise foi des acteurs et commentateurs, observés au sujet du non dépôt des listes de candidats du MRC dans certaines circonscriptions électorales, il est utile de rétablir les choses et d’éclairer l’opinion sur les circonstances et sur les arguments pseudo-juridiques invoqués.
Les partisans de Maurice Kamto essayaient encore de se remettre de leur désillusion, au constat que leur champion n’avait finalement essayé de déposer des listes de candidats que dans huit circonscriptions sur les 58 départements où se déroule la compétition pour les élections législatives du 30 septembre 2012, soit une présence souhaitée dans 4,64% de départements. Après le non-dépôt des listes de ce parti dans quatre des huit départements convoités, le taux de présence de son parti politique par département est tombé à 2,32 %.

Mise à jour le Samedi, 28 Septembre 2013 07:18

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