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Notre opinion

Notre opinion

Gestion tribaliste du Cameroun: la preuve par le Mfoundi

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Les Camerounais se sont tellement accommodés au tribalisme comme mode de gestion de l’Etat, que les tribus peuvent se substituer au Parlement, avec l’aide de la Presse, pour porter toutes les revendications de chacune d’elles, non pas au gouvernement, mais directement au Chef de l’État qui apparaît désormais comme seul et exclusivement capable d’apporter réponse à tous les desirata. Ce qui n’est d’ailleurs qu’une fatale illusion, puisque ce Chef de l’État, constamment absent, serait même devenu « définitivement inaccessible » comme ressenti par le patriarche Onambélè.
Malheureusement, les memoranda qui portent ces revendications plutôt communautaristes que républicaines, n’aboutissent presque toujours quand c’est le cas, qu’à la propulsion dans la haute administration, ou la gestion des entreprises publiques et parapubliques, d’individus sans autre compétence appropriée que leur appartenance tribale (ou ethnique). Et cela, même quand ils sont inconnus dans ce que la constitution fractionnelle (ou fractionniste) de 1996 appellerait « leur village d’origine ».
Ce mode de gestion de la nation, dont le but recherché est le clientélisme politique générateur de fiefs électoraux, justifie toujours la

Mise à jour le Jeudi, 02 Mars 2017 23:59

Mission de l'Ecole publique: la démission de l'Etat

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Voici venu le mois de la rentrée scolaire 2016/2017, et du grand calvaire pour les millions de parents camerounais qui veulent trouver une école primaire ou un établissement secondaire pour leurs enfants. Mois de calvaire parce que, comme les années précédentes, ils doivent affronter trois difficultés majeures qui leur sont imposées par un environnement politico-social hostile à l’égalité des chances pour leur progéniture.
Voici articulées ces difficultés répétitives : un nombre déraisonnable de manuels scolaires qui leur coûte une fortune, et qu’ils doivent fournir à chaque enfant pour, en principe, 8 mois de classe, sans certitude qu’ils seront utiles et utilisés ; le marchandage des inscriptions de leurs enfants par les chefs d’établissements de plus en plus maîtres chanteurs; et surtout les cotisations des APEE (Associations des parents d’élèves…), cette sorte d’impôt de capitation dont le paiement est devenu la condition absolue ou obligatoire pour l’admission de tout enfant dans les établissements publics secondaires et primaires du Cameroun.
Autrement dit, en raison de la pénurie d’établissements, et de places dans ceux qui existent, le chef d’établissement vend

Mise à jour le Vendredi, 03 Mars 2017 00:04

Le meilleur don à la jeunesse, c'est le droit de vote

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Certes, les statistiques au Cameroun, selon certains spécialistes, n’expriment que ce que veulent bien faire croire leurs auteurs à l’opinion. Et on peut en citer pour preuve cette population élastique de la région du littoral que le recensement national et les rapports de Elections Cameroon (ELECAM) fixent à moins de 3 millions d’habitants, alors que maints discours officiels des autorités municipales et administratives du Wouri estiment à plus ou moins 4 millions celle de la seule ville de Douala qui est la capitale de la même région. Mais, comment refuser de conclure, à partir des études publiées par les ONG nationales, l’INS, la Fondation Friedrich Ebert, et même certains départements ministériels, que la jeunesse compte aujourd’hui pour près de 60% dans la population du Cameroun.
Et même si elle ne représentait que le tiers du pays, comment peut-on raisonnablement penser qu’une poignée d’octogénaires continuerait à s’accrocher au pouvoir pour ses privilèges, en abandonnant à la rouille, sur le bas-côté du chemin, cette jeunesse qu’elle qualifie de « fer de lance de la nation » ?

Mise à jour le Mercredi, 08 Mars 2017 18:07

Qui veut la paix...prépare la guerre contre la misère

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Le dicton selon lequel « qui veut la paix prépare la guerre » n’est pas valable seulement pour la non-agression frontalière des voisins. L’Histoire du monde, et désormais plus singulièrement celle de l’Afrique, montre que cet adage est plus significatif par rapport à la gouvernance des États, en indiquant que, comme le dirait une encyclique papale, « le nouveau nom de la paix c’est le développement »
Il se trouve que dans le développement, comme dans la tranquillité aux frontières, ce sont les gouvernements qui portent la responsabilité de la recherche ou de l’instauration de la paix. Le gouvernement qui veut la paix aux frontières élabore des stratégies de défense et fourbit ses armes… Celui qui prépare la « paix-développement » instaure et protège la démocratie et la justice dans son pays comme les clés du bonheur social. Il lutte contre la pauvreté de ses populations et les inégalités sociales, garantit l’égal accès à tous les droits sociaux, culturels, économiques, et politiques pour tous les citoyens, et surtout les plus fragiles comme les femmes, les enfants, les travailleurs employés, etc.

Mise à jour le Vendredi, 03 Mars 2017 00:07

Menace de Guerre pour la terre

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Au moment de commencer ce papier, j’avais plutôt la tentation d’interpeller le président Biya par une « lettre ouverte » comme c’est dans la mode, puisque faute d’autre recours possible devant les injustices dont ils sont victimes, tous les citoyens de notre pays se sentent désormais obligés de lui adresser des « lettres ouvertes » à propos de tout…
Je voulais lui dire : « Monsieur le président, vous pouvez briguer un énième mandat avec la certitude d’être réélu, si vous trouvez le courage de régler tous les litiges fonciers qui sont en train de générer dans toutes les régions du pays, des bombes sociales à retardement ; de créer plus de troubles à l’ordre public, voire, plus de risques de guerre civile, que ces libertés publiques contre lesquelles s’acharnent obsessionnellement les gouverneurs, préfets et sous-préfets »
J’ai renoncé finalement à cette tentation parce que cela supposerait deux choses : premièrement que ma lettre ouverte puisse arriver jusqu’au prince, car notre République est loin d’être aussi démocratique que la Monarchie marocaine où tous les citoyens ont

Mise à jour le Vendredi, 03 Mars 2017 00:08

Nous ne sommes pas des moutons de Panurge

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Ö rage, ô désespoir… À quelques encablures de la présidentielle de 2018, certaine, mais lointaine, le Cameroun de Paul Biya et le Renouveau sont en passe de décrocher le titre très peu envié de démocrature ignominieuse la plus bête du monde, hors catégorie.

Non contents de bénéficier de la totalité des pouvoirs et de leurs médias enrégimentés qui ont une fâcheuse inclination à confondre propagande et information, nos gouvernants ont l’habileté de se poser en victimes pour mieux écraser ceux qui ne voient pas les choses de la même façon qu’eux. Ils considèrent tous les rapports dressés par les organisations nationales et internationales des sociétés civiles, toute discussion, tout point de vue opposé comme une agression contre eux. À telle enseigne qu’une moindre critique, une petite étincelle suffisent pour enflammer leur paillote intellectuelle.
L’auteur n’est pas jugé sur ce qu’il dit, mais sur ce que l’on déduit de lui. Des croix rouges sont vite tracées sur sa porte et sur les murs de sa masure, accompagnées d’écriteaux qui ne laissent aucun doute sur les intentions

Mise à jour le Dimanche, 14 Octobre 2018 14:09

Alerte ! En Afrique, les nouveaux croisés sont en érection

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altL’élection du nationaliste Robert Mugabè à la tête de l’Union africaine (UA) apparaît comme une manière de dire Non aux oukases des Occidentaux condescendants et arrogants qui, pour préserver leurs intérêts, se comportent le plus souvent comme si les Africains, et dans une certaine mesure, certains peuples, sont des troupeaux qu’ils doivent amener aux pâturages de la démocratie et du développement sans leur demander quelles herbes ils doivent manger. D’ailleurs, la posture des bien-pensants occidentaux n’étonne plus grand monde. Après chaque élection ou réélection de Robert Mugabè, les termes péjoratifs abondent dans leurs déclarations et discours quand ils s’expriment sur des sujets en rapport avec sa gouvernance politique, économique et sociale. Pour ces Occidentaux en mal de puissance, et leurs médias enrégimentés qui font chorus, Comrade Bob est un dictateur qui s’est maintenu à la tête du Zimbawe par des «hold up électoraux» successifs.

(1) Au second tour de l’élection organisée le 27 juin 2008, sa réélection à l'issue d'une élection présidentielle « anti-démocratique » était assurée, son principal rival Morgan Tsvangirai, président du Mouvement pour le changement démocratique (MDC),

Mise à jour le Vendredi, 03 Mars 2017 00:10

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