• Full Screen
  • Wide Screen
  • Narrow Screen
  • Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size
Notre opinion

Notre opinion

Lettre à Enoh : l’obscène et le grotesque constituent l’identité du régime

Envoyer Imprimer PDF

« Et pourquoi des poètes en temps de détresse ? » (Hölderlin)
Cher  Enoh  Meyomesse,
Vos amis, de ceux-là qui ne vous oublient pas dans la détresse, m’ont fait parvenir les poèmes que vous avez écrits dans le lieu de votre détention. Ils ont bien fait d’y adjoindre un recueil  plus ancien, publié aux Editions du Silex, à Paris.
Assurément, ils voulaient vous éviter d’être assimilé à la cohorte des écrivains de la onzième heure qui a éclos ces temps derniers dans l’une des geôles des plus malfamées d’un régime dont ils ont été de zélés serviteurs. Ils font maison commune avec vous dans le plus étrange atelier de la plus étrange saison d’écriture.
Mais le plus important est que le rapprochement de vos deux textes, distants l’un de l’autre de  plusieurs décennies, révèle leur identité de thèmes, d’atmosphère et de tonalité. Ils font soudain découvrir qu’ils sont le reflet d’une situation inchangée, semblable à elle-même hier comme aujourd’hui, de toute une époque, qui est une longue nuit. A la lettre, « le commencement est la fin » et réciproquement,

Mise à jour le Vendredi, 03 Mars 2017 00:12

« En avant, la République des horreurs, marche ! ».

Envoyer Imprimer PDF

Une petite fille de 17 ans, orpheline, s’est vue dépouillée de l’enfant qu’elle venait de mettre au monde à l’hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Ngousso à Yaoundé, et cette monstruosité a duré six mois. Six mois d’enfer au cours desquels la petite Tchatchoua Vanessa – peu importe son nom - a vécu l’enfer sur terre, accrochée de toutes ses forces à un lit d’hôpital qu’elle a squatté désespérément, violentée, humiliée, affamée par les responsables de cette enclave (in)hospitalière apparemment au-dessus de tout soupçon, harcelée par des « féroces » de l’ordre certainement apparemment stipendiées. Six longs mois au cours desquels son Golgotha, rapporté par quelques médias, n’a ému ni les autorités de l’Etat, ni les hommes politiques du pouvoir comme de l’opposition, pas même les autorités dites morales pourtant habituellement intarissables quand il faut prêcher pour la paix, pour une paix sans justice ! Devant cette tragédie humaine poignante, sans doute parce qu’elle ne touchait qu’une pauvre fille de rien, une Camerounaise sans feu ni lieu, même les organisations de défense

Mise à jour le Vendredi, 03 Mars 2017 00:05

Présidentielle 2011 : jeux sans enjeux

Envoyer Imprimer PDF
Le 09 octobre 2011, les citoyens camerounais, ceux qui ont eu la chance de s’inscrire sur les listes électorales et qui pourront avant le jour du scrutin retirer leurs cartes d’électeur, iront élire le président de la République du Cameroun pour les sept prochaines années. A la veille de cette importante échéance, Paul Biya,  chef de l’État et président national du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) a choisi de caresser dans le sens du poil ses concitoyens de l’Extrême-Nord du Cameroun afin de les amener à soutenir sa candidature. Pour le monarque présidentiel, les conditions naturelles des populations de cette région du Cameroun les ont rendus durs à la tâche, leurs modes de pensée ont fait d’eux des hommes et des femmes responsables, leur histoire leur a enseigné la patience. Ces vertus, poursuit-il,  le laissent penser que, si les moyens  étaient mis à leur disposition, ils seraient capables d’apporter à la République une contribution exceptionnelle.
C’est la raison pour laquelle  il espère que les électeurs de l’Extrême -Nord iront massivement voter le 9 octobre prochain,
Mise à jour le Vendredi, 03 Mars 2017 00:06

Le prix de la vérité

Envoyer Imprimer PDF
Le lecteur qui tient Germinal pour la première fois dans ses mains est tout de suite frappé par l’expression Le prix de la vérité. Cette expression simple résume en quelques mots le message que nous voulons délivrer. Elle traduit le degré de notre engagement et marque notre volonté de répondre de nos actes et actions ou des actions des personnes à notre charge. Pour nous, la compréhension de cette expression doit moins être littérale que métaphorique. Que ce soit dans les débats, les discussions,  la recherche, l’aveu, les enquêtes et autres reportages  le « prix de la vérité définit alors l’honnêteté ou le courage qu’exige de nous […] l’affirmation ou la reconnaissance des faits avérés, c’est-à-dire le refus du mensonge » (Marcel Hénaff, 2002 :15). Quoi qu’on en dise, quoi qu’on en pense, quoi qu’il advienne, nous n’aurons qu’une passion, celle de la lumière, au nom de nos lecteurs, du peuple camerounais et de l’humanité qui ont tant souffert, qui continuent de souffrir, et qui ont droit au bonheur (Zola),
Mise à jour le Vendredi, 03 Mars 2017 00:06

François Fillon pris en flagrant délire de négationnisme néocolonial

Envoyer Imprimer PDF

Négationnisme néocolonial et coups d'Etat légitimes
Décidément, les autorités de la France officielle sont incorrigibles. François Fillon, premier ministre français vient encore de le démontrer lors de la récente visite, aux relents de colonialisme, qu’il a effectuée les 14 et 15 juillet 2011 à Abidjan, capitale économique de sa sous-préfecture ivoirienne. Comme à l’accoutumée, en bombant le torse et en tapant fièrement la main sur la poitrine, le premier ministre français a demandé à ceux qui considèrent cette visite comme un «retour [en force] des colons» d’aller mettre leur logiciel à jour. Pour ce négationniste français :

Mise à jour le Vendredi, 03 Mars 2017 00:14

Cannibalisme médiatique

Envoyer Imprimer PDF

Personne n’est dupe. Pas même le président de la République. À quelques encablures de la présidentielle d’octobre 2011, il fallait d’ailleurs s’attendre à l’utilisation des médias et autres moyens de communication moderne pour lyncher des adversaires réels ou supposés. Rien d’étonnant à cela. Les Camerounais vivent depuis quelque temps dans la perspective de l’élection présidentielle qui sera suivie indubitablement d’une réorganisation du gouvernement. C’est désormais dans cette perspective qu’ils lisent l’actualité politique nationale au cours de ces derniers mois et qu’ils la liront dans les prochains jours. Il n’est donc plus étonnant de constater la réactivation et l’agitation des réseaux par certains protagonistes du pouvoir politique, dont les objectifs se réduisent soit à sa conquête, soit à sa conservation.

Normal, puisque pour atteindre des objectifs précis, les réseaux s’appuient toujours sur des stratégies opaques et régulièrement renouvelées. Or, c’est dans des réseaux corporatistes, pluralistes ou clientélistes que ces protagonistes puisent leur force et trouvent du soutien.
Mise à jour le Vendredi, 03 Mars 2017 00:16

Haro sur les dérives frisant le favoritisme à l'université de Yaoundé II

Envoyer Imprimer PDF
C’est une lapalissade de constater aujourd’hui l’échec du système éducatif mis en place par le gouvernement du président Paul Biya, n’en déplaise aux discours apologétiques des thuriféraires hypocrites du système.
De fait, si chaque année des examens officiels et des concours pour l’accès aux grandes écoles sont organisés, le sentiment dominant au sein de l’opinion publique demeure que l’admission à ces différents examens et concours ne respecte pas toujours les principes de transparence et d’objectivité pourtant consacrés par les normes et procédures en vigueur dans ce domaine. Pourtant, ces principes sont formalisés suivant le modèle wébérien de l’État auquel se réfère la philosophie éducative et sociopolitique camerounaise.Cet échec du système éducatif camerounais, consécutif à une conception décadente de l’usage qui doit être fait du pouvoir ou de l’influence(1), a atteint son paroxysme avec l’incarcération de bon nombre des produits parmi les plus brillants de certaines grandes écoles nationales qui, étant demeurés des consommateurs incurables(2) des fruits de la facilité et de la corruption,
Mise à jour le Vendredi, 03 Mars 2017 00:17

Page 4 sur 6