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Notre opinion

Notre opinion

Nouvelle réglementation sur l’exploitation forestière : les forêts communautaires ne sont pas prêtes

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A cause d’un faible niveau d’information et de sensibilisation, certains  gestionnaires de forêts communautaires pensent qu’ils ne seront pas prêts quand entrera en vigueur l’accord de partenariat Apv-Flegt contre l’exploitation illégale du bois.
Certains ayants droits de forêts communautaires ne sont pas suffisamment armés pour se mettre en règle pour l’entrée  en vigueur de l’Accord de partenariat volontaire (Apv) sur l’application des règlementations forestières,  la gouvernance et les échanges commerciaux (Flegt). L’un des freins à la mise en œuvre de ce protocole signé entre le Cameroun et l’Union Européenne, le 6 octobre 2010 à Bruxelles, pourrait être le faible niveau d’information, de sensibilisation et d’implication des acteurs de la filière  forêts communautaires.
«J’ai participé à seulement 3 séminaires à Yaoundé sur la mise en application de l’Apv-Flegt en 2010, organisés par le Ministère des forêts et de la faune (Minfof).  Il faut mettre sur pied un système de formation permanente afin de sensibiliser, tous les acteurs de la filière bois», suggère Boniface Zeh, gestionnaire de la forêt communautaire de Koundi, dans l’arrondissement de Belabo à l’Est.

Mise à jour le Vendredi, 26 Juillet 2013 10:28

Le crépuscule des idoles

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Combien de Camerounais vivant, aujourd’hui, hommes de cultures, leaders politiques ou d’opinion, un jeune, peut avoir envie, sinon de ressembler, du moins de s’inspirer pour son cheminement personnel ? Les exemplaires sont rares et les modèles durables pratiquement inexistants. Il est évident que la jeunesse camerounaise est en quête de repères. Elle ne se voit très souvent offrir que des stars artificielles, des gloires acquises à bon marché par une élite prompte au reniement, à la compromission.
Et c’est presque toujours au moment où l’on attend d’eux des attitudes courageuses, qu’ils basculent dans la compromission. La politique à cet égard offre le plus de tentations. Pourtant, l’histoire nous enseigne que c’est dans la capacité à résister aux tentations que l’on détecte la fibre des leaders que recherche la société. À peine tel intellectuel a-t-il émergé du lot qu’avant même d’avoir fait des disciples, il se laisse phagocyter par le pouvoir politique, détourneurs des talents et des valeurs. Et à l’intérieur du système, il s’évertue à défendre l’indéfendable, mieux à affronter permanemment sa raison.

Mise à jour le Vendredi, 03 Mars 2017 00:19

Droits de l'homme sans problème...

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Parmi les plus remarquables déclarations faites par M. Biya, lors de son dernier voyage en France, j’ai retenu pour que nous y revenions ensemble, celle selon laquelle « il n’y a pas de problème de droits de l’Homme au Cameroun » Il est malheureusement interdit dans ma langue maternelle de dire à un Chef qu’il ment.
Etant donné que cette fois-là, il ne lisait pas un discours préparé par quelqu’un d’autre, mais répondait spontanément aux questions de la presse, on peut dire comme chez les Banen, que « la bouche parlait de l’abondance du cœur ». Autrement dit, il pensait ce qu’il disait. Et l’on peut donc en déduire qu’il parlait probablement d’un Cameroun différent du nôtre. A moins qu’il ait choisi cette terminologie paradoxale qui caractérise souvent ses discours, pour dire à l’opinion publique française que « les droits de l’Homme » au Cameroun, étant exclusifs aux dignitaires de son régime ou au cercle de ses collaborateurs, ne sont pas violés, du moment où les dignitaires en question sont en prison

Mise à jour le Vendredi, 26 Juillet 2013 10:19

Les Français pour nous développer?

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Des deux choses l’une : soit les « créatures » de M. Biya qui écrivent ses discours lui font parler d’un Cameroun dont ils ont seuls la visibilité, soit ils font express de lui suggérer des propos destinés à le rendre ridicule aux yeux de ses interlocuteurs. C’est un fait récurrent à toutes les occasions où le Président a l’obligation ou l’opportunité d’une allocution publique. Et son dernier voyage en France n’a pas échappé à cette quasi règle. En témoignent les quelques extraits suivants, entre autres, de son discours qu’on peut dire  « promotionnel », devant les opérateurs économiques français, la semaine dernière à Paris.
« Les investisseurs français ont un rôle à jouer dans le renforcement du secteur privé dont les autorités camerounaises voudraient faire le moteur de la croissance économique de notre pays ».
En septembre 2011, j’avais dit à mes compatriotes que l’année suivante, le Cameroun serait un immense chantier. Je ne m’étais pas trompé. Barrages, routes, ports, infrastructures diverses sont sortis de terre. De toute évidence, cela n’a été possible que grâce à la stabilité dont nous jouissons.

Mise à jour le Vendredi, 03 Mars 2017 00:12

Au pays des Aveugles les Myopes sont Rois

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A propos de l‘optique gouvernant des Grandes Réalisations et des Projets Structurants
Depuis quelque temps-en fait avec l’adoption en forme d’affichage d’un cadre stratégique prospectif (présumé) de planification et d’aménagement du territoire composé du DSCE et de la vision 2035, le groupe gouvernant affecte de sortir de sa proverbiale inertie doctrinale et conceptuelle en la matière. Dans la foulée, le régime du Renouveau National fondé sur le complexe Paul Biya-Rassemblement Démocratique du Peuple camerounais(Rdpc), verse même dans une démarche tapageuse, multipliant des actes d’exubérance verbale pour évoquer le triomphe à venir de ses choix de politique structurante. Longtemps campé dans une posture vélléitaire de politique économique lui interdisant de formuler et d’expérimenter des références et référentiels devant modéliser et modeler sa guidance en la matière, le bloc gouvernant camerounais mobilise désormais le registre  de la grandeur (Grandes Ambitions, puis Grandes Réalisations).
Le recours à la mise en scène de la rationalité opératrice et anticipatrice de la vie quotidienne du groupe gouvernant camerounais en matière de politique économique participe d’un appel abondant aux ressources symboliques

Mise à jour le Jeudi, 02 Mars 2017 23:59

D'accord avec le débat

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Pour inaugurer ma collaboration d’éditorialiste à Germinal, je voudrais faire partager à ses lecteurs, aux fins de méditation, une correspondance qu’un vieil ami m’a adressée il y a quelques heures, en souhaitant que la nouvelle année nous donne l’occasion, à lui et moi, de discuter des préoccupations qu’il y exprime avec une amertume justifiée. Je cite.
« …Tu sais, Jean-Baptiste, de quelle Upc je me réclame, celle qui s’efforce de rester “fidèle” aux idéaux de notre lutte, à l’esprit de cette lutte tel que défini par les Um, Moumié, Ouandié, Kingue, Osendé, etc. Nous sommes de celles et ceux des compatriotes qui jugent que le principal n’est pas de siéger à l’Assemblée, ni d’être ministre, la question de l’orientation et du but étant préjudicielle: député ou ministre pour quoi faire, et au profit de qui? En somme, pour les paysans pauvres, les ouvriers, les employés petits et moyens, les gagne-petit de l’informel, ou bien, au contraire, en faveur des oligarques étrangers et de leurs “gérants” et sous-traitants nationaux?
Les piétinements des luttes depuis 1990,

Mise à jour le Vendredi, 03 Mars 2017 00:14

Les mensonges et les enfumages, ça suffit !

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Par définition, les vœux n’expriment que des souhaits, des ambitions, des aspirations, des désirs, des intentions et des prétentions. Sauf à croire aux mages et aux prestidigitateurs, ils n’ont aucune prise sur la réalité et ne peuvent la changer.
À chaque fin d’année les dirigeants politiques du monde entier souscrivent au rituel du discours bilan et prospectif de formulation des vœux à leurs concitoyens. Le chef de l’État Paul Biya n’a pas dérogé à la règle. Le rituel préenregistré du 31 décembre 2012 - où le président de la République a souhaité le meilleur, ou le moins mauvais, à ses concitoyens - n’a pas levé de lourdes incertitudes qui pèsent sur le Cameroun au cours de l’année 2013 et des années à venir. C’est du moins ce que laissent entendre des Camerounais qui n’ont pas été surpris par la tonalité des propos qui voguaient entre la lucidité  et l’invective.
Dans son élan d’autoglorification, Paul Biya n’a pas hésité, comme un adolescent de 80 ans, à traiter tous ceux qui, à l’intérieur comme

Mise à jour le Vendredi, 03 Mars 2017 00:04

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