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Notre opinion

Notre opinion

Paul Biya est-il mal informé ou sans volonté politique?

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Il faut avoir les nerfs bien solides pour ne pas entrer en rébellion intellectuelle contre un Président de la République qui soit parce qu’il est mal informé des réalités du pays alors qu’il dispose des moyens ad hoc, soit parce qu’il est informé de tout… mais n’a pas, selon toute vraisemblance, la chance ou la volonté de saisir comme elles s’offrent à lui, les opportunités des décisions symboliques dont tout chef d’État, par-delà la légalité de son pouvoir, tire la légitimité politique et morale de son autorité.
En la matière, « les grandes réalisations » dont certaines hypothèquent d’ailleurs l’avenir des générations futures à travers l’endettement de l’État, ne peuvent avoir la même charge émotive qu’aurait provoqué une visite de condoléances de la nation à Eséka, une visite de compassion aux populations du septentrion en proie aux exactions de Boko Haram, une visite d’apaisement et de solidarité à Bamenda ou à Buéa pour les populations anglophones livrées au « groupe sécessionniste » connu.
Monsieur Biya, dont on dit qu’il a fait ses classes chez Machiavel,

Mise à jour le Vendredi, 25 Mai 2018 16:28

Et si Emmanuel Macron était entré dans l'Histoire !

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C’est sans doute génial de devenir Président de France à 39 ans. Mais, ça ne donne le droit à aucun Français de se moquer du sort artificiel des Africains, induit de quatre siècles d’esclavage et de colonisation déshumanisante dont des Français étaient aux avant-postes, à la conception, à l’élaboration et à la cruelle mise en œuvre.
Il serait plutôt bon pour le futur, qu’Emmanuel Macron (qui apparaît comme un homme de changement dans une France encore coloniale aujourd’hui dans sa réalité économique et culturelle) prenne conscience que les Africains sont tout à fait proches d’une indignation généralisée, et que seules la reconnaissance et la réparation des torts que la France a causés à l’Afrique peuvent garantir à l’avenir une relative protection des intérêts de son pays.
Et dans notre entendement, « réparation » n’a que peu de rapport avec « dédommagement ». Il doit s’agir davantage de détricoter une théorie et un système séculaire et diabolique, la théorie prétendant que l’Africain est fait pour la servitude, le système faisant des ressources africaines la chasse gardée
Mise à jour le Vendredi, 02 Mars 2018 09:04

Franc Cfa ou pas, nous sommes esclaves de la Finance internationale

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Les Camerounais se passionnent actuellement d’un débat autour de la dette et des emprunts obligataires. Débat qui leur donne la posture de professeurs de médecine spéculant sur les symptômes d’une maladie quasi incurable, autour d’un malade agonisant. La question monétaire est pourtant trop importante dans le contexte actuel pour être débattue de manière partielle et parcellaire dans les chapelles des techniciens financiers et de quelques partis d’opposition. Le système monétaire en vigueur dans le monde est une camisole de force, cousue par une mafia financière internationale, pour paralyser la souveraineté économique des États-nations, et maintenir les peuples en servitude. Son outil fatal n’est rien d’autre que le banditisme du système bancaire qui fut légalisé en 1694 par le roi Guillaume III d’Angleterre, à travers le droit octroyé à une banque privée de fabriquer la monnaie, et de la prêter au gouvernement souverain comme aux particuliers dans la société. Ce dont nous débattons n’en est que des épiphénomènes.

Mise à jour le Mercredi, 09 Août 2017 08:58

Eviter que le Cameroun devienne un poudrière

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Les Camerounais ont vécu la situation postélectorale du Gabon avec le sentiment de quelqu’un qui va au deuil du voisin pour pleurer sur sa propre mort supposée prochaine, même s’il est peu probable qu’avant 2018, des barons du RDPC aient pris leurs quartiers du RDPC, pour se présenter contre Paul Biya. On a beau se dire, ou constater que le RDPC est en train de s’organiser pour gagner comme toujours, on ne peut ne pas s’inquiéter de ce qui pourrait se passer dans cette hypothèse-là. D’autant plus que la jeunesse (environ 60% de la population) s’indigne de plus en plus que le pays continue d’être géré, et surtout exploité à titre privé par des octogénaires sans vision d’avenir.
Si l’on prend en compte le fait que cette « jeunesse androïde » du Président Biya est maintenant capable, de se connecter instantanément grâce aux réseaux sociaux, pour entrer dans la mouvance qui ressemble désormais à une démocratie de la rue ; et si on est un leader politique ayant tant soit peu le souci de la paix et du vivre ensemble dans le Cameroun de demain, alors, on a l’obligation de s’inquiéter de ce que les socio politologues pointent comme « un chaos latent derrière l’apparente tranquillité du pays ».

Mise à jour le Mercredi, 09 Août 2017 08:55

S'il fallait recommencer, nous ne mettrons plus de gant

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J'ai bien pensé m'abstenir de réagir, après avoir pris connaissance, dans les réseaux sociaux,  des réactions suscitées par notre récente publication du 3 mai 2017 : Paul Biya, Roi fainéant à perpétuité et sans ambition. En choisissant cette titraille, nous étions conscients de la polémique qu'elle devait susciter, de la calomnie dont nous serions l'objet, des tonnes de boues nauséabondes qui seraient déversée sur nous par des moralisateurs courageux, partisans du statu quo mortifère cachés derrière les pseudonymes, des applaudissements des progressistes qui rêvent et se battent quotidiennement pour l'avènement d'un Etat de droit véritablement démocratique.
Nous avons entendu des vertes et des pas mûres. Des qualificatifs aussi valorisant tels que « Journaleux », « acte de guerre », « inculte », « nul à  perpétuité», « enseignant frustré», « Germinal est une feuille de chou ». Et tutti quanti. Normal, puisqu'il faut de tout pour faire un monde. Et très peu de personnes, sur un forum surtout, échappent aux pièges de la spontanéiité et du spontanéisme.
Paradoxalement les qualificatifs sus-cités sont écrits par des

Mise à jour le Mardi, 06 Mars 2018 11:34

L'Etat privatisé menace le pays d'éclatement

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« On ne s’amuse pas avec l’État ». J’ai entendu ce propos dans la bouche d’un militant du R. sur une Télévision. De fait, on ne peut jouer continuellement avec l’État sans risquer de nous conduire à l’anarchie et au chaos. C’est pourtant ce que font, avec arrogance, les fonctionnaires militants du RDPC qui, confondant leur parti avec l’État, prennent le peuple pour leur enfant ou pour leur servant, et croient pouvoir en même temps le frapper et l’empêcher de pleurer.
L’horreur que nous venons de vivre dans le Nord-ouest et le Sud-ouest - des agents dits « de l’Ordre » sortant filles et garçons de leur logis à coups de godasses et de matraque pour les rouler dans la boue en les rouant de coups - témoigne en ce 21e siècle que nous avons menti en modifiant notre hymne national. Nous vivons encore dans la barbarie, et n’avons pas commencé à sortir de la sauvagerie.
Il y a quelques jours nous dénoncions ici même le fait que les Camerounais s’étaient accommodés du tribalisme comme

Mise à jour le Mercredi, 08 Mars 2017 18:08

Prévenir le désordre, c'est mieux que rétablir l'ordre

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Il est évident qu’un discours de fin d’année du président de la République, est un peu comme un éléphant stationné au milieu d’un champ. Chacun ne peut en dire que ce qu’il perçoit de son point de vue. Ainsi par exemple, lorsque le Chef de l’Etat affirme qu’il « n’est pas convenable que certains veuillent se servir du cadre de liberté pour poser des actes de violence et chercher à porter atteinte à l’unité de notre pays », et ajoute qu’ « en pareille circonstance, l’Etat a le devoir impérieux de rétablir l’ordre, au nom de la loi et dans l’intérêt de tous », les tenants de l’ordre établi, ne se sentent pas visés (puisqu’ils supposent que le chef de l’Etat est acquis à leurs mensonges) et pointent du doigt les revendicateurs considérés comme condamnés par le Président.
Pourtant, ces propos peuvent aussi bien les viser, dans la mesure ou le Président ne peut ignorer que la provocation est coutumièrement inscrite dans leurs stratégies de déstabilisation qui consiste à piéger les libertés publiques, et à diviser

Mise à jour le Mercredi, 08 Mars 2017 18:07

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