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Le dossier

Le Dossier

Crises multiformes: Le prix de la gouvernance différée des problèmes

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Crise anglophone, crise de succession, crises sociales, problème national camerounais: Le prix de la gouvernance différée des problèmes

Quand il arrive au pouvoir le 6 novembre 1982, jour où la malédiction s’est abattue sur le Cameroun et les Camerounais, il déclare qu’il ne faillira jamais, qu’il promouvra la « vraie démocratie » qui ne saurait s’accommoder des quelques formes d’oppression, de tyrannie ou de dictature, qu’il consolidera l’unité nationale et passera au stade d’intégration nationale. Enfin, qu’il aimerait que l’on retienne de lui comme celui qui a apporté la démocratie et la prospérité. 35 ans après, le bilan est catastrophique. On assiste à l’implosion du Cameroun. L’insécurité est grandissante. Le Cameroun est à nouveau dans les serres des bailleurs de fonds. La crise dite anglophone est venue titiller la proactivité de la gouvernance du Renouveau- Rdpc. Elle teste leur capacité d’anticipation. Et met à rude épreuve l’ingénierie politique des acteurs et autres entrepreneurs politiques. Les Camerounais payent ainsi le prix de la filouterie, de la roublardise et surtout de l’inertie, autrement dit de la gouvernance différée de leurs problèmes. Des solutions existent pourtant pour sortir de l’impasse actuelle. Dans cette édition spéciale consacrée

Mise à jour le Lundi, 28 Mai 2018 11:58

Le Cameroun sous le Renouveau: la descente aux enfers

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Calculs et signes de faiblesse
Une chose est sûre, certains leaders de la contestation anglophone se frottent les mains. Malgré des mois d’incarcération, malgré les souffrances endurées dans les goulags infects de Paul Biya, ils ont réussi à faire plier le président de la République et à obtenir presque tout et même plus que ce qu’ils revendiquaient aux premières heures de leurs mouvements. S’il est vrai que les pouvoirs publics soutiennent que c’est dans le souci d’apaisement que le président de la République a ordonné l’arrêt de poursuite pour certains leaders de cette contestation, il n’en demeure pas moins vrai que ce geste de Paul Biya donne à penser qu’il n’entend que le langage de la force, mieux du rapport de force. La brèche est ainsi ouverte. Aux autres Camerounais qui ont déserté le champ de la revendication de leurs droits les plus élémentaires de tirer les leçons du Mouvement social anglophone.
La question n’est plus aujourd’hui de savoir « on va faire comment ? »,  elle est de prendre conscience des enjeux, des difficultés

Mise à jour le Dimanche, 01 Avril 2018 13:51

Les dossiers noirs de la République

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Barbarie ou Etat de droit!
Près de 1500 morts en 1984; environ 400 morts pendant les villes mortes, presque 800 Camerounais tués par le Commandement opérationnel; plus de 150 morts en février 2008; pratiquement 30 morts à Bakassi; des hommes de Dieu, étudiants, intellectuels, humbles citoyens assassinés ou portés disparus; des milliers de Camerounais tués sur nos routes, 79 morts à Eséka, plus de 2000 morts dans la lutte contre Boko Haram...
Des dizaines et des milliers de corps de Camerounais tués et/ou assassinés jonchent le chemin du Renouveau. Le Saigneur Paul Biya et le Renouveau sont de véritables vampires ayant transformé des Camerounais en zombies.  
Il suffit d’évoquer ce bilan pour que courtisans et thuriféraires de Paul Biya sortent de leur gong. L’ONG Amnesty International en sait quelque chose, elle qui après avoir publié un rapport accablant les forces de défense et de sécurité s’est vue attribuer tous les qualificatifs dévalorisants.
Il est vrai que le Cameroun est engagé dans une lutte contre la barbarie. Mais, si nous luttons contre les barbares en devenant nous-mêmes barbares, ces barbares auront

Mise à jour le Lundi, 28 Mai 2018 15:50

1982 -2017: 35 ans de sang, de larmes et d'inertie

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L'indolence au pouvoir
Le divorce entre Paul Biya et les Camerounais est définitivement consommé : au-delà de ses discours lénifiants, des décisions prises ces derniers temps, Paul Biya paye d'avoir trahi certaines promesses. Quoi qu’il fasse, les Camerounais ont toujours à l’esprit, l’image d’un homme qui est toujours parti et qui laisse toujours pourrir des situations, donnant ainsi l’impression d’un homme qui passe le plus clair de son temps plus à se reposer qu’à travailler. Le choix de son surnom royal en 1992 lors de la campagne présidentielle n’était pas anodin : l'homme lion. L’analogie avec les Lions indomptables pouvait sembler élogieuse. Mais, la référence au roi des animaux, réputé paresseux et indolent était un indicateur de son goût pour les vacances et sa cure de thalassothérapie à La Baule.
Gérer le Cameroun ou le transformer ? L’homme des grandes ambitions et des grandes désillusions a depuis longtemps fait le choix. Il a fait sienne la citation de Charles Pasqua : selon laquelle « les promesses des hommes politiques n'engagent que

Mise à jour le Dimanche, 01 Avril 2018 13:52

La France finance les politiques publiques au Cameroun

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En lisant le Rapport du Comité d’orientation et de suivi (COS) du C2D qui s’est tenu le 11 mai 2017 et dont Germinal publie de larges extraits, les Camerounais ne pourront échapper à la tentation de conclure qu’au Cameroun, c’est la France qui réalise les politiques publiques pendant que les dirigeants camerounais brillent par les discours manipulateurs.
Toutes les réalisations effectuées dans les secteurs de l’Éducation, de l’Agriculture, de la Santé, des infrastructures urbaines et routières, du Développement rural, de l’Environnement et des Forêts, de la Culture, de la Recherche scientifique, etc. sont pourtant régulièrement – quand nos dirigeants en parlent – annoncées aux Camerounais comme autant de cadeaux dus « à la magnanimité de S.E. Paul Biya, président de la République, chef de l’État… »

Mise à jour le Dimanche, 01 Avril 2018 11:49

Paul Biya: Roi fainéant à perpétuité et sans ambition

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Mourir au pouvoir
La manière de gouverner de Paul Biya n’étonne plus grand monde. Ayant été aux côtés d’Ahmadou Ahidjo, son illustre prédécesseur, il sait tenir sa langue et cultiver le secret, non pas pour montrer qu’il a une force de caractère, mais pour masquer une sorte de faiblesse, son incapacité à soutenir un débat. On comprend pourquoi il a une peur bleue des médias. Un de ses proches collaborateurs disait qu’il n’accepte rencontrer la presse que si on lui fait parvenir par avance toutes les questions qui doivent lui être posées. Vrai ou faux, toujours est-il que depuis son accession à la mangeoire suprême, il a très rarement rencontré les médias au cours d’une conférence de presse. Quand il se trouve dans l’obligation de parler publiquement aux hommes de médias, il gaffe en tenant des propos qui, non seulement sont révélateurs de l’étendue de sa méconnaissance des grands dossiers contemporains, mais dévoile au grand jour les faiblesses d’un personnage que ses thuriféraires présentent souvent comme quelqu’un qui aurait de grandes idées pour le Cameroun,

Mise à jour le Mardi, 12 Septembre 2017 11:48

Christopher Fomunyoh: le Leader, le politique et l'humaniste

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«Aucun pays africain n'a connu une alternance politique avec une opposition aussi fragmentée que la nôtre.»
«Aucun pays africain n'a connu une alternance politique avec une opposition aussi fragmentée que la nôtre »
Il est toujours lucide quand il prend la parole. Ses propos ne laissent personne indifférent. Défenseur acharné d’un Etat de droit doté d’institutions démocratiques fortes, il estime qu’au Cameroun, les espaces de libertés sont très réduits, et que le contexte politique est hostile au renouvellement de la
classe politique dirigeante. Aussi pense-t-il qu’il faudrait revoir notre architecture constitutionnelle qui constitue la fondation de l'Etat nation et de l’Etat de droit que nous voulons construire.

Mise à jour le Mardi, 12 Septembre 2017 12:37

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