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Le dossier

Le Dossier

Maurice Kamto: l'intellectuel, le politique et la renaissance

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Le Cameroun irait mieux, s'il était bien géré
On peut facilement suivre la trajectoire intellectuelle de Maurice Kamto, cet intellectuel impertinent qui a décidé de se jeter dans l’univers politique, celui des gladiateurs où tous les coups sont permis. En entrant en politique, tout laisse à penser qu’il voulait prendre à contre pied Jean-Paul Sartre qui affirmait dans Les Mains sales que l’intellectuel n’est pas un homme d’action. Visiblement, il brûlait de mettre en pratique ses idées. Dans son ouvrage Déchéance de la politique, il avait, plusieurs années plus tôt, proposé une recette pour la résolution du « problème anglophone » qui se pose au Cameroun d’aujourd’hui avec acuité. A la page 226 de ce livre, on peut lire : « l’attention portée à la formulation des revendications des groupes, minoritaires ou non, est en soi un début de solution à la crise de la République. La formulation, après écoute, d’une réponse conçue comme moyenne des demandes catégorielles ou grégaires achèvera de conforter, et la République menacée, et les identités inquiètes ». Entretien à bâtons rompus.

Mise à jour le Jeudi, 14 Septembre 2017 10:00

Cameroun, 2017-2018: Zone de fortes turbulences; Tout est prêt pour que tout explose

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La chance d'un cadavre
Disons-le sans périphrases prudentes : Paul Biya est chanceux. Il a la chance d’un cadavre. Il est tellement chanceux que chaque fois que le fruit mûr attend un coup de vent pour tomber, quelque chose apparait de nulle part, pour lui donner l’occasion de reprendre la main et maitriser la situation. Avant le début de la crise anglophone, tous les observateurs avertis s’accordaient pour dire que tous les ingrédients étaient réunis pour qu’une crise sociale majeure déclenche et emporte le régime du Renouveau-Rdpc sclérosé et englué dans ses contradictions. Vie chère, chômage massif des jeunes, insécurité généralisée, corruption devenue système, jeu politique pipé. Ceux qui lisent dans la boule de cristal prédisaient la chute du régime d’ici la fin de l’année 2017. Mais, voilà, patatras ! une crise anglophone impensée est déclenchée, reléguant la catastrophe d’Eséka au second plan et lui donnant l’occasion de faire semblant de dialoguer avec les grévistes pour pousser les initiateurs des mouvements de grève à la faute afin de sortir ses armes de répression massive.
Des Camerounais avaient également pensé que

Mise à jour le Jeudi, 14 Septembre 2017 13:05

Crise anglophone et échecs des mouvements sociaux protestataires: A qui la faute?

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La question anglophone
Les Camerounais sont d'accord qu'il est légitime que nos frères et compatriotes d'expression anglaise posent leurs problèmes et qu'il est légitimes qu'ils l'expriment bruyamment par des moyens légaux. Bref qu'il existe un problème anglophone. Mais, de là à prendre en otage la communauté éducative au nom d'intérêts et d'enjeux politiques, pour ne pas dire politiciens, il y a une ligne rouge qu'il ne faut pas franchir. Il faut savoir à un moment donné séparer les revendications corporatistes des revendications politiques sur la forme de l'Etat afin d'éviter d'infliger, à toute une communauté surtout aux jeunes innocents, des souffrances inutiles. Une autre chose est certaine : au minimum, 95% des Camerounais, y compris des "Anglophones", mieux des Camerounais d'expression anglaise, sont contre (mieux, de la manière dont) cette histoire se déroule en ce moment. Selon mes sources, lors des longs entretiens que certaines sources avaient eu avec feu Assale Charles, PM de 1960 à 1965, il leur avait été révélé que c'est lui qui avait payé les salaires des fonctionnaires du Cameroun Occidental, dès

Mise à jour le Lundi, 28 Mai 2018 11:26

Catastrophe ferroviaire d'Eséka: ces vérités cachées

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Commission d'enquête alimentaire
La ficelle est grosse, trop grosse même. Chaque fois qu’il se produit une catastrophe qui frappe l’imaginaire et l’imagination des Camerounais, Paul Biya, pour calmer les esprits, se précipite et annonce la création d’une commission d’enquête. Quelquefois, ce sont des députés qui décident de créer une commission d’enquête alimentaire, pardons parlementaire, dans l’optique d’analyser les circonstances dans lesquelles la catastrophe s’est produite et de tirer les leçons et les conséquences qui s’imposent.
Plusieurs commissions d’enquête ont déjà été mises sur pied, notamment dans les affaires Cellucam, Uccao, Sodecoton, pour ne citer que celles-là, ou après la survenance des catastrophes dont entre autres, la catastrophe de Sam, le lac Nyos. Des rapports n’ont jamais été rendus publics.
Volonté délibérée de maintenir les Camerounais dans l’opacité, ou stratégie de gestion des affaires publiques sans susciter la peur, les inimitiés, ou enfin ruse de l’homme-lion pour tenir les coupables, en laissant planer sur leur tête une sorte d’épée de Damoclès ? Personne ne peut donner une réponse précise à cette question. Toutes les hypothèses sont envisageables.

Mise à jour le Mardi, 06 Mars 2018 09:38

Paul Biya, un homme dépassé, du paasé et du passif

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Désastre innommable
Après son départ du pouvoir Ahmadou Ahidjo, entame une tournée provinciale pour convaincre les Camerounais d’accorder leur soutien à son successeur constitutionnel Paul Biya. Presque partout où il passe, il laisse entendre qu’il laisse un Cameroun en sécurité et prospère. Quelque temps avant ce périple, Paul Biya, nouvellement désigné président de la République disait la même chose. Le nouveau locataire du palais d’Etoudi déclarait , le 19 novembre 1982, dans son discours d’ouverture du Conseil national de l’Unc, tenu à Yaoundé : « Dans le monde agité qui est le nôtre, dans le concert des Nations modernes souvent ébranlées de l’intérieur ou de l’extérieur, le Cameroun continue à apparaître comme une terre de concorde et de prospérité, aux lendemains porteurs de promesses et d’espoirs : dire qu’en ces temps de turbulence et de marasme, grâce à Dieu et grâce à nos efforts et à notre vigilance, le Cameroun se porte bien ». Plus loin, il affirmait qu’au Cameroun, non seulement la sécurité des frontières, des personnes et des biens est garantie,

Mise à jour le Jeudi, 14 Septembre 2017 16:26

Sortir de l'impasse. Défis et responsabilités de l'opposition patriotique

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Préparation et organisation minutieuses
Les Camerounais ont certainement sous-estimé la capacité de résistance du Renouveau-Rdpc. Au début des années 1990, le peuple camerounais avait rêvé. Il croyait encore à la magie des mots et pouvait défier n’importe quel tyran. Avec le temps, et face aux multiples reniements et trahisons, il s’est rendu compte qu’il avait pris ses rêves pour des réalités. Les rues sont devenues calmes. Les discours et les poings levés n’impressionnent plus grand monde. Beaucoup de leaders ont quitté la scène. D’autres par réalisme alimentaire ont rejoint la mangeoire et défendent le Renouveau-Rdpc, tels des Don Quichotte écervelés. Face à la déchéance du pouvoir en place depuis aujourd’hui 34 ans et son obsession à annihiler l’opposition politique et toute pensée divergente, des citoyens irréductibles, conscients de leurs missions, organisent la résistance en usant des moyens visibles et/ou invisibles. Parmi eux, il y a des leaders des partis et formations politiques, des leaders des organisations de la société civile, des intellectuels, des

Mise à jour le Vendredi, 15 Septembre 2017 03:59

Les chantiers de l'inertie dans un Etat voyou

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Les chantiers de l'inertie

Le divorce entre Paul Biya et les Camerounais semble consommé : au-delà de ses longs-courts séjours privés dispendieux en Europe et des biens mal acquis, Paul Biya paye d'avoir trahi la plupart de ses promesses. Le parcours de l'homme lion, des « grandes ambitions », des « grandes réalisations » et, pour tout dire, des grandes désillusions est une suite d’engagements non tenus. Gérer le Cameroun ou le transformer, Paul Biya a depuis longtemps fait le choix : Gagner du temps, faire le vide, jouer au mort et laisser pourrir.  Il semble être né avec une passion de la politique et une ambition qu'aucun revers n'a jamais émoussé, qu'aucune humiliation n'a affaibli. Il a conquis son camp en forçant l'adhésion des aînés, contraints par la suite de se rallier par un mélange de crainte, d'admiration et de réalisme. Paul Biya a compris qu'avoir à sa disposition un parti puissant et organisé était la clé de tout, surtout si ce parti, Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) né des cendres de l'Union nationale camerounaise (UNC),

Mise à jour le Mardi, 06 Mars 2018 08:03

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