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Le dossier

Le Dossier

Marafa Hamidou Yaya: le technocrate, l'homme d'Etat et l'ambition contrariée

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« Mon incarcération s'inscrit clairement dans un contexte de guerre de succession »

Il est intelligent, bosseur et compétent. Il n’a pas sa langue dans sa poche et n’hésite pas à dénoncer l’immobilisme ou l’inertie qui plombe le décollage du Cameroun. Il n’est non plus rancunier. Malgré sa condamnation à de lourdes peines de prison (25 ans puis réduit à 20 ans), il reconnait que nos juges sont pour la plupart de grande qualité, mais n’ont guère de moyens de résister à la pression du pouvoir exécutif.  Même ses détracteurs reconnaissent ses qualités de meneur d’hommes, d’homme politique et d’homme d’Etat qui a le sens de l’Etat. Apparemment distant quand il est face à des inconnus, ses camarades de faculté sont unanimes, un individu convivial, féru d’humour, un gai luron et un grand « ambiancer ». Un homme qui se libère entièrement chaque fois qu’il est avec ses amis et de gens dont la sympathie lui semble sincère. Son ambition, instaurer une Société de confiance qui relèvera les défis du développement économique, démocratique et de l’unité nationale. Lisez plutôt.

Germinal : Bonjour Monsieur le Ministre. Si nous vous laissons

Mise à jour le Lundi, 20 Janvier 2020 09:22

1982 -2017: 35 ans de sang, de larmes et d'inertie

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L'indolence au pouvoir
Le divorce entre Paul Biya et les Camerounais est définitivement consommé : au-delà de ses discours lénifiants, des décisions prises ces derniers temps, Paul Biya paye d'avoir trahi certaines promesses. Quoi qu’il fasse, les Camerounais ont toujours à l’esprit, l’image d’un homme qui est toujours parti et qui laisse toujours pourrir des situations, donnant ainsi l’impression d’un homme qui passe le plus clair de son temps plus à se reposer qu’à travailler. Le choix de son surnom royal en 1992 lors de la campagne présidentielle n’était pas anodin : l'homme lion. L’analogie avec les Lions indomptables pouvait sembler élogieuse. Mais, la référence au roi des animaux, réputé paresseux et indolent était un indicateur de son goût pour les vacances et sa cure de thalassothérapie à La Baule.
Gérer le Cameroun ou le transformer ? L’homme des grandes ambitions et des grandes désillusions a depuis longtemps fait le choix. Il a fait sienne la citation de Charles Pasqua : selon laquelle « les promesses des hommes politiques n'engagent que

Mise à jour le Lundi, 27 Août 2018 09:42

La France finance les politiques publiques au Cameroun

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En lisant le Rapport du Comité d’orientation et de suivi (COS) du C2D qui s’est tenu le 11 mai 2017 et dont Germinal publie de larges extraits, les Camerounais ne pourront échapper à la tentation de conclure qu’au Cameroun, c’est la France qui réalise les politiques publiques pendant que les dirigeants camerounais brillent par les discours manipulateurs.
Toutes les réalisations effectuées dans les secteurs de l’Éducation, de l’Agriculture, de la Santé, des infrastructures urbaines et routières, du Développement rural, de l’Environnement et des Forêts, de la Culture, de la Recherche scientifique, etc. sont pourtant régulièrement – quand nos dirigeants en parlent – annoncées aux Camerounais comme autant de cadeaux dus « à la magnanimité de S.E. Paul Biya, président de la République, chef de l’État… »

Mise à jour le Dimanche, 01 Avril 2018 11:49

Paul Biya: Roi fainéant à perpétuité et sans ambition

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Mourir au pouvoir
La manière de gouverner de Paul Biya n’étonne plus grand monde. Ayant été aux côtés d’Ahmadou Ahidjo, son illustre prédécesseur, il sait tenir sa langue et cultiver le secret, non pas pour montrer qu’il a une force de caractère, mais pour masquer une sorte de faiblesse, son incapacité à soutenir un débat. On comprend pourquoi il a une peur bleue des médias. Un de ses proches collaborateurs disait qu’il n’accepte rencontrer la presse que si on lui fait parvenir par avance toutes les questions qui doivent lui être posées. Vrai ou faux, toujours est-il que depuis son accession à la mangeoire suprême, il a très rarement rencontré les médias au cours d’une conférence de presse. Quand il se trouve dans l’obligation de parler publiquement aux hommes de médias, il gaffe en tenant des propos qui, non seulement sont révélateurs de l’étendue de sa méconnaissance des grands dossiers contemporains, mais dévoile au grand jour les faiblesses d’un personnage que ses thuriféraires présentent souvent comme quelqu’un qui aurait de grandes idées pour le Cameroun,

Mise à jour le Mardi, 12 Septembre 2017 11:48

Christopher Fomunyoh: le Leader, le politique et l'humaniste

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«Aucun pays africain n'a connu une alternance politique avec une opposition aussi fragmentée que la nôtre.»
«Aucun pays africain n'a connu une alternance politique avec une opposition aussi fragmentée que la nôtre »
Il est toujours lucide quand il prend la parole. Ses propos ne laissent personne indifférent. Défenseur acharné d’un Etat de droit doté d’institutions démocratiques fortes, il estime qu’au Cameroun, les espaces de libertés sont très réduits, et que le contexte politique est hostile au renouvellement de la
classe politique dirigeante. Aussi pense-t-il qu’il faudrait revoir notre architecture constitutionnelle qui constitue la fondation de l'Etat nation et de l’Etat de droit que nous voulons construire.

Mise à jour le Mardi, 12 Septembre 2017 12:37

Maurice Kamto: l'intellectuel, le politique et la renaissance

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Le Cameroun irait mieux, s'il était bien géré
On peut facilement suivre la trajectoire intellectuelle de Maurice Kamto, cet intellectuel impertinent qui a décidé de se jeter dans l’univers politique, celui des gladiateurs où tous les coups sont permis. En entrant en politique, tout laisse à penser qu’il voulait prendre à contre pied Jean-Paul Sartre qui affirmait dans Les Mains sales que l’intellectuel n’est pas un homme d’action. Visiblement, il brûlait de mettre en pratique ses idées. Dans son ouvrage Déchéance de la politique, il avait, plusieurs années plus tôt, proposé une recette pour la résolution du « problème anglophone » qui se pose au Cameroun d’aujourd’hui avec acuité. A la page 226 de ce livre, on peut lire : « l’attention portée à la formulation des revendications des groupes, minoritaires ou non, est en soi un début de solution à la crise de la République. La formulation, après écoute, d’une réponse conçue comme moyenne des demandes catégorielles ou grégaires achèvera de conforter, et la République menacée, et les identités inquiètes ». Entretien à bâtons rompus.

Mise à jour le Mercredi, 21 Novembre 2018 04:24

Cameroun, 2017-2018: Zone de fortes turbulences; Tout est prêt pour que tout explose

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La chance d'un cadavre
Disons-le sans périphrases prudentes : Paul Biya est chanceux. Il a la chance d’un cadavre. Il est tellement chanceux que chaque fois que le fruit mûr attend un coup de vent pour tomber, quelque chose apparait de nulle part, pour lui donner l’occasion de reprendre la main et maitriser la situation. Avant le début de la crise anglophone, tous les observateurs avertis s’accordaient pour dire que tous les ingrédients étaient réunis pour qu’une crise sociale majeure déclenche et emporte le régime du Renouveau-Rdpc sclérosé et englué dans ses contradictions. Vie chère, chômage massif des jeunes, insécurité généralisée, corruption devenue système, jeu politique pipé. Ceux qui lisent dans la boule de cristal prédisaient la chute du régime d’ici la fin de l’année 2017. Mais, voilà, patatras ! une crise anglophone impensée est déclenchée, reléguant la catastrophe d’Eséka au second plan et lui donnant l’occasion de faire semblant de dialoguer avec les grévistes pour pousser les initiateurs des mouvements de grève à la faute afin de sortir ses armes de répression massive.
Des Camerounais avaient également pensé que

Mise à jour le Jeudi, 14 Septembre 2017 13:05

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