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Le dossier

Le Dossier

Martin Belinga Eboutou, l'argent, la plainte et le logo des cinquantenaires

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A quelques jours de la célébration du cinquantenaire de la réunification, l’on ne pouvait s’imaginer que quelque chose viendrait troubler la quiétude qui entoure les préparatifs de cet important événement. Pourtant, Théodore Alan Bright a créé l’événement en déposant plainte contre Martin Belinga Eboutou, président du Comité d’organisation des cinquantenaires de l’indépendance et de la réunification (Cnoc). Dans cette plainte adressée au procureur de la République près le tribunal de première instance du Mfoundi, centre administratif, il l’accuse de faire main basse sur ce qui lui était normalement dû. Comme il fallait s’y attendre, son « fils », John Shaddai Akenji a répliqué en le qualifiant d’imposteur. Hier très liés, Alan Bright et John Akenji sont aujourd’hui de véritables ennemis intimes. Leur différend porte sur la paternité du logo qui avait été retenu pour être le logo officiel des cinquantenaires et sur la qualité de la personne habilitée à percevoir les primes auprès des autorités compétentes.
Mise à jour le Dimanche, 14 Août 2011 16:26

Direction générale des impôts: au royaume des prédateurs

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Plus de 10 milliards de FCfa détournés par un réseau de faux timbres fiscaux
La corruption et le détournement des deniers publics  au Cameroun sont des pratiques qui ne sont pas encore derrière nous, loin s’en faut. Et pour cause, la dernière actualité à la direction générale des impôts (Dgi) concerne une scabreuse affaire de réseau parallèle de faux timbres fiscaux. En effet, il y a quelques semaines, des faux timbres ont été identifiés sur les dossiers des candidats au baccalauréat 2011 et  sur ceux  des 25 000 candidats au recrutement à la fonction publique ordonné par  Paul Biya malgré la conjoncture économique morose. Mais, contrairement à la pirouette des responsables de la direction générale des impôts qui, par médias interposés, avaient tenté de faire croire que ce faux et usage de faux était le fait des proviseurs et autres réseaux non encore identifiés, se disculpant  ainsi aux yeux de l'opinion, il est établi que mus par leur instinct égoïste,  ces responsables, en liaison avec des connexions mafieuses insoupçonnées et haut placées, sont impliqués dans ce réseau de faux timbres fiscaux
Mise à jour le Lundi, 05 Septembre 2011 07:56

Examens 2011: Une pénurie d’eau salvatrice

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En France, le 20 juin 2011, la veille de l’épreuve de maths du bac S (scientifique), deux frères, qui habitent chez leurs parents dans le Vald’Oise, publient sur un site de jeux vidéo un exercice de l’épreuve de mathématiques du baccalauréat S que devaient passer le lendemain 165 000 élèves. Des réactions des partenaires de l’Éducation ne se font pas attendre. Le ministre de l’Éducation nationale, Luc Chatel, précise comment les élèves seront notés : les quatre points de l’exercice de probabilité qui a fuité seront répartis sur les exercices 2 et 3 de l’épreuve de maths. Certains médias parlent du « bug du b@c »(Libération du 24 juin 2011). D'autres militent pour la réforme de cet examen, rejoignant ainsi parents d'élèves,  éleves, enseignants et organisations d'enseignants.

Mise à jour le Mardi, 27 Mars 2012 13:43

Promesses de Paul Biya: Des miroirs aux alouettes

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Le 7 mars 2008, le président de la République du Cameroun,  Paul Biya, dans le cadre d'un conseil ministériel pour une communication spéciale réunissait tout le gouvernement. S'appuyant sur le contexte économique et social, il voulait ainsi prescrire un ensemble de mesures, à court et moyen terme, destinées à "apporter de premières réponses à la vie chère. " Signé de Laurent Esso, ministre d'État, secrétaire général de la présidence de la république, le communiqué de presse sanctionnant les travaux comportait des mesures fortes pour l'amélioration du pouvoir d'achat et la création des emplois. Parmi les plus importantes, on peut citer : la revalorisation des salaires de la fonction publique à compter du mois d'avril 2008 pour les fonctionnaires, les contractuels d'administration, les agents de l'État, les décisionnaires et les hommes en tenue ; la défiscalisation et l'importation des produits de première nécessité de grande consommation (riz, poisson, blé, farine, huiles de table) ;

Prisons camerounaises : des univers de non-droit

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Les droits humains en milieu carcéral

Vingt journalistes ont accepté de s'attaquer au difficile chantier des droits humains en milieu carcéral au Cameroun. Avec l'aide de l'Union Européenne, de Jade (Journalistes en Afrique pour le développement) Cameroun et de l'Ong française Ouest-Fraternité, ils ont suivi une formation de trois semaines (du 6 au 29 avril) à Yaoundé, Bafoussam et Douala. Cette formation a été l'occasion de rencontres avec une vingtaine de représentants des autorités carcérales, policières et de gendarmerie, ainsi qu'avec des organisations civiles spécialisées dans la défense des prisonniers. Un défi qui a abouti à des recommandations susceptibles de formaliser des relations plus fructueuses entre les parties concernées. L'objectif étant de mieux collaborer pour parvenir à une vérité journalistique dans le respect de la dignité de l'Homme, qu'il soit gardé à vue ou détenu.

Prison de Douala : Pas de visites pour les parents qui trafiquent
Pris en flagrant délit d'introduction de substances illicites ou d’objets interdits,  ils ne peuvent communiquer avec un parent ou un ami détenu  à la prison New Bell de Douala

Mise à jour le Mardi, 08 Mai 2012 19:12

Comment la France tue, pille le Cameroun et l’Afrique

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La dette de sang

Le 19 mai 2006, on aurait donné à Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa le Bon Dieu sans confession après avoir écouté ses propos sur la nouvelle relation entre la France et l’Afrique. Pour le candidat de la « rupture », la « relation [entre la France et l’Afrique] doit être plus transparente. Il nous faut la débarrasser des réseaux d’un autre temps, des émissaires officieux qui n’ont d’autre mandat que celui qu’ils s’inventent. Le fonctionnement normal des institutions politiques et diplomatiques doit prévaloir sur les circuits officieux qui ont fait tant de mal par le passé.»

En français facile : la Françafrique, « les réseaux d’un autre temps », « les émissaires officieux », « les secrets », c’était fini. Pour le futur président de la République française, il fallait « construire une relation nouvelle, assainie, décomplexée, équilibrée, débarrassée des scories du passé et des obsolescences qui perdurent de part et d’autre de la Méditerranée »

 

Mise à jour le Vendredi, 02 Décembre 2016 04:03

Communauté internationale: Entre diplomatie et stratégie à géométrie variable

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L’Afrique doit devenir son centre propre
Les interrogations concernant le rôle de « la communauté internationale » dans les affaires africaines ne datent pas d’aujourd’hui.  Elles ont accompagné l’émergence du Continent à la vie moderne et son insertion problématique dans les relations internationales avant et après la colonisation. Les travaux des historiens aidant, l’on sait désormais que sur la longue durée, cette insertion s’est faite sur le double mode de la prédation et de l’extraversion. Ni la vague des décolonisations des années 60, ni la fin de la guerre froide ou encore la chute des régimes racistes de l’Afrique australe n’ont mis fin à ce handicap originel. Alors que s’amorce le nouveau siècle, ce handicap structurel est encore loin d’avoir été surmonté, et l’Afrique n’est toujours pas à même de négocier à son avantage son rapport au monde. Si ce rapport au monde s’est historiquement décliné sur un mode polémique, ce n’est pas simplement pour des raisons liées à la politique de puissance.

Mise à jour le Vendredi, 02 Décembre 2016 04:00

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