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Le dossier

Le Dossier

Promesses de Paul Biya: Des miroirs aux alouettes

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Le 7 mars 2008, le président de la République du Cameroun,  Paul Biya, dans le cadre d'un conseil ministériel pour une communication spéciale réunissait tout le gouvernement. S'appuyant sur le contexte économique et social, il voulait ainsi prescrire un ensemble de mesures, à court et moyen terme, destinées à "apporter de premières réponses à la vie chère. " Signé de Laurent Esso, ministre d'État, secrétaire général de la présidence de la république, le communiqué de presse sanctionnant les travaux comportait des mesures fortes pour l'amélioration du pouvoir d'achat et la création des emplois. Parmi les plus importantes, on peut citer : la revalorisation des salaires de la fonction publique à compter du mois d'avril 2008 pour les fonctionnaires, les contractuels d'administration, les agents de l'État, les décisionnaires et les hommes en tenue ; la défiscalisation et l'importation des produits de première nécessité de grande consommation (riz, poisson, blé, farine, huiles de table) ;

Prisons camerounaises : des univers de non-droit

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Les droits humains en milieu carcéral

Vingt journalistes ont accepté de s'attaquer au difficile chantier des droits humains en milieu carcéral au Cameroun. Avec l'aide de l'Union Européenne, de Jade (Journalistes en Afrique pour le développement) Cameroun et de l'Ong française Ouest-Fraternité, ils ont suivi une formation de trois semaines (du 6 au 29 avril) à Yaoundé, Bafoussam et Douala. Cette formation a été l'occasion de rencontres avec une vingtaine de représentants des autorités carcérales, policières et de gendarmerie, ainsi qu'avec des organisations civiles spécialisées dans la défense des prisonniers. Un défi qui a abouti à des recommandations susceptibles de formaliser des relations plus fructueuses entre les parties concernées. L'objectif étant de mieux collaborer pour parvenir à une vérité journalistique dans le respect de la dignité de l'Homme, qu'il soit gardé à vue ou détenu.

Prison de Douala : Pas de visites pour les parents qui trafiquent
Pris en flagrant délit d'introduction de substances illicites ou d’objets interdits,  ils ne peuvent communiquer avec un parent ou un ami détenu  à la prison New Bell de Douala

Mise à jour le Mardi, 08 Mai 2012 19:12

Comment la France tue, pille le Cameroun et l’Afrique

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La dette de sang

Le 19 mai 2006, on aurait donné à Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa le Bon Dieu sans confession après avoir écouté ses propos sur la nouvelle relation entre la France et l’Afrique. Pour le candidat de la « rupture », la « relation [entre la France et l’Afrique] doit être plus transparente. Il nous faut la débarrasser des réseaux d’un autre temps, des émissaires officieux qui n’ont d’autre mandat que celui qu’ils s’inventent. Le fonctionnement normal des institutions politiques et diplomatiques doit prévaloir sur les circuits officieux qui ont fait tant de mal par le passé.»

En français facile : la Françafrique, « les réseaux d’un autre temps », « les émissaires officieux », « les secrets », c’était fini. Pour le futur président de la République française, il fallait « construire une relation nouvelle, assainie, décomplexée, équilibrée, débarrassée des scories du passé et des obsolescences qui perdurent de part et d’autre de la Méditerranée »

 

Mise à jour le Vendredi, 02 Décembre 2016 04:03

Communauté internationale: Entre diplomatie et stratégie à géométrie variable

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L’Afrique doit devenir son centre propre
Les interrogations concernant le rôle de « la communauté internationale » dans les affaires africaines ne datent pas d’aujourd’hui.  Elles ont accompagné l’émergence du Continent à la vie moderne et son insertion problématique dans les relations internationales avant et après la colonisation. Les travaux des historiens aidant, l’on sait désormais que sur la longue durée, cette insertion s’est faite sur le double mode de la prédation et de l’extraversion. Ni la vague des décolonisations des années 60, ni la fin de la guerre froide ou encore la chute des régimes racistes de l’Afrique australe n’ont mis fin à ce handicap originel. Alors que s’amorce le nouveau siècle, ce handicap structurel est encore loin d’avoir été surmonté, et l’Afrique n’est toujours pas à même de négocier à son avantage son rapport au monde. Si ce rapport au monde s’est historiquement décliné sur un mode polémique, ce n’est pas simplement pour des raisons liées à la politique de puissance.

Mise à jour le Vendredi, 02 Décembre 2016 04:00

Du trottoir à la rue comme en Tunisie et en Égypte

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Jeunes : Le droit à la parole

Selon Hilaire Sikounmo, dans son ouvrage Jeunesse et Éducation en Afrique, « même si le système scolaire contrarie la famille africaine en bien de domaine, il renforce l’infirmité de l’éducation parentale en continuant de soumettre la jeunesse à une mesquine loi du silence qui hypothèque la survie même de la communauté ». Pour l’auteur de Débris de rêves, le travail d’assujettissement des enfants commence dès le bas âge dans la famille est parachevé de façon plus systématique par l’école étrangère. Cette position corrobore celle de Confucius, selon laquelle « une éducation qui exige l’obéissance aux parents et aux maîtres forme la base pour une obéissance absolue aux maîtres de la société ».

Dans nos sociétés, les jeunes n’ont presque rien à dire. Le droit à la parole est nié chez les plus jeunes. Les adultes pensent à leur place. Ils sont très souvent traités comme des animaux que le berger amène au pâturage sans leur demander quelles herbes ils veulent manger.

Mise à jour le Mardi, 15 Février 2011 15:59

L'intérêt supérieur de la nation, la paix et la cohésion sociales fondent mes actions politiques

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Germinal : Quelles sont vos impressions après avoir écouté le discours de fin d'année du président de la République?

Ni John Fru Ndi :  J’ai été attristé parce que j’attendais que M. Biya soit assez précis sur le système électoral qui est un sujet préoccupant au Cameroun et en Afrique. Il s’est exprimé comme si la question électorale était secondaire, un épiphénomène. Il sait pourtant qu’au Sdf, nous avons posé des conditions minimales pour des élections libres, équitables, transparentes et justes. Il a plutôt apprécié ce qu’Elecam est actuellement en train de faire sur le terrain avec sa bénédiction. Une manière de dire aux Camerounais qu’ils peuvent avoir des opinions, mais qu’il fera ce que bon lui semble. Les Camerounais n’ont pas oublié comment il a rejeté les recommandations du Commonwealth pour la création d’une Commission électorale indépendante (CEI), organe indépendant et neutre qui devait conduire le processus électoral, c’est-à-dire qui devait s’occuper des élections depuis les inscriptions sur les listes électorales jusqu’à la proclamation des résultats.

Mise à jour le Dimanche, 09 Janvier 2011 19:41

Comment peut-on demeurer Yves Michel Fotso au Cameroun des feymen ?

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Au pays des feymen
Il se présente :
- Premier contribuable camerounais, au moins jusqu’en juin 2006 ;
- Plutôt boudeur de double nationalité donc est si friande une certaine élite de mandataires ; espoir d’un bouclier de plus, et des plus opérationnels en cas de coups durs.
- Administrateur Directeur général de la Camair seize mois durant, sans toucher de salaire ni occuper la maison de fonction, plutôt louée à 2 millions de Fcfa pour les caisses de la compagnie ;
- Âme chevaleresque proche de Don Quichotte : le gentleman de Bandjoun a préféré le franc symbolique aux trois milliards que devait lui payer son pourfendeur confondu devant les tribunaux, un certain Nana, expert comptable basé à Londres ;

Mise à jour le Lundi, 22 Novembre 2010 21:52

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