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Le dossier

Le Dossier

Royaume de Paul Biya: une pourriture avancée

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altLe chant de cygne
Lorsque Paul Biya arrive au pouvoir le 6 novembre 1982, il promet monts et merveille aux Camerounais. Ceux-ci adhèrent massivement à son projet de société - consigné dans un ouvrage Pour le libéralisme communautaire - qui magnifie le mérite et se propose de promouvoir la « vraie démocratie » et le « développement véritable ». Les slogans, « rigueur », « moralisation », « intégration nationale stade supérieur de l’unité » font florès et mobilisent ses concitoyens qui envisagent l’avenir avec beaucoup d’optimisme.
Très tôt cependant, ils déchantent et constatent avec amertume que les illusions faites sont restées au stade de promesses. Ils comprennent que le Libéralisme communautaire n’était, en réalité, qu’un vaste malentendu, une erreur originelle, un mirage ou un miroir aux alouettes émaillés de mensonges et d’incantations surréalistes.
À telle enseigne que, de nos jours, les slogans sus-évoqués sont devenus des mythes pour idiots, des dieux que même les partisans de Paul Biya ont honte d’évoquer en public.
Certes des Camerounais continuent à être bercés d’illusions, mais la réalité est patente,

Mise à jour le Samedi, 27 Août 2016 11:04

Cet homme est dangereux : lui ou le Chaos, l’Apocalypse

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L’Afrique, selon le président Barack Obama en visite officielle au Ghana, n’a pas besoin d’hommes forts, mais d’institutions fortes, c’est-à-dire d’institutions solides qui résistent à l’épreuve du temps et transcendent les individus. Ce sont ces institutions qui facilitent les alternances à la tête des États démocratiques en Occident, dans certains pays d’Amérique du sud et dans quelques rares pays d’Afrique. Lorsque les institutions sont solides, et le rôle des forces de défense et de sécurité bien défini, le pays peut même fonctionner sans chef de l’État. C’est ce qui s’est passé récemment en Belgique où le pays a fonctionné pendant des mois sans président de la République.
Dans la plupart des pays d’Afrique où tous les ingrédients d’une conflagration sont réunis (confiscation du pouvoir politique par un groupe, ethnicisme,  népotisme, corruption généralisée, etc.), une pareille situation parait inimaginable. S’il arrivait qu’il y ait vacance au sommet de l’État, il est presque certain que les citoyens assisteront à une lutte sans merci pour la conquête du pouvoir suprême, le problème dans ces pays étant que les institutions sont taillées à la mesure

Mise à jour le Samedi, 24 Août 2013 17:50

Cameroun: autopsie d'un Etat naufragé

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La démocratie n’est pas un borborygme
Il nous faut revenir ou accéder enfin aux fondamentaux, à un catéchisme politique et démocratique. Il pourrait commencer par des rappels d’évidences si naturelles qu’elles en sont méconnues et ignorées. L’indigence d’esprit impose en frontispice, l’étrange avertissement suivant : « La démocratie n’est pas un borborygme ».
La démocratie n’est pas une éructation ni même un cri, serait-il un cri du cœur. La parole sur la démocratie n’est pas un tissu d’oracles inintelligibles dont la compréhension et l’interprétation doivent être abandonnées aux seuls êtres de transe, de délire et de nuit, voyants, gourous, devins, partisans et fanatiques, à ceux qui « parlent en langues » voient l’invisible et connaissent l’inconnaissable. Le mot de démocratie ne se prête pas à tous les usages et à n’importe quelles significations. Il répugne à certaines associations d’idées et de pratiques.

La démocratie s’exprime dans un langage articulé.

Elle a ou elle est un discours muni de ses notions et ses propositions de base, de règles qui les enchaînent pour développer une argumentation, un projet, un programme de façon cohérente.
Mise à jour le Mercredi, 21 Août 2013 21:17

Marafa Hamidou Yaya récuse le juge d’instruction

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Arrêté et placé en détention préventive à la prison centrale Yaoundé (Kondengui) dans l’ « affaire Albatros », l’ex-premier ministre,  Inoni Éphraïm, a déféré, le 24 avril 2012, à la convocation de  Pascal Magnaguemabe,  juge d’instruction près le tribunal de grande instance du Mfoundi. L’ex-ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Marafa Hamidou Yaya également impliqué dans cette affaire et lui aussi en détention préventive dans le même pénitencier a,  quant à lui, refusé de se présenter devant ce juge d’instruction qu’il récuse et accuse de partialité.
Selon le conseil de l’ex-secrétaire général de la présidence de la République, celui-ci a déposé le 16 avril 2012, conformément au Code de procédure pénale, une demande de récusation du juge d’instruction Pascal Magnaguemabe  auprès du procureur  près le tribunal de grande instance du Mfoundi.  Dans cette correspondance, l’ex-Sgpr affirme qu’après l’ouverture des enquêtes judiciaires relatives à l’acquisition de l’aéronef présidentiel, il avait, «par acquit de conscience », sollicité du  président de la République d’être également entendu par la Justice afin d’apporter son témoignage

Mise à jour le Mercredi, 23 Mai 2012 19:53

Ces sous-préfets français qui gouvernent en Afrique

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Sous-préfets français d'Afrique ou dirigeants souverains
C’est l’observation que Calixte Baniafouna fait de la faune de dinosaures au pouvoir dans le précarré français. Le chef de l’État français recrute en Afrique des dirigeants qu’il installe au pouvoir, soutient dans l’exercice de leurs fonctions et protège par des interventions armées en temps de crise.
Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville doit son retour au pouvoir en 1997 à la France. Sa guerre de reconquête menée contre  le président élu Pascal Lissouba n’aurait jamais eu lieu sans le soutien de l’Élysée, pas plus qu’elle n’aurait fait autant de morts et détruit le pays.
L’Ivoirien Laurent Gbagbo aurait fait l’économie d’une guerre civile dans son pays sans le magistral montage par la France d’une rébellion dans le nord, équipée et dressée contre les institutions en place pour chasser du pouvoir le président élu qu’il était.
C’est contre la volonté du peuple tchadien que la France, grâce à l’appui  des présidents successifs à l’Élysée soutient le régime d’Idriss Deby au Tchad. Au Togo la gestion de la crise de succession de feu Gnassingbe Eyadéma

Mise à jour le Mardi, 08 Mai 2012 07:38

Et si Paul Biya quittait le pouvoir d'ici 2014!

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Longévité : le septennat du désespoir
En s’offrant un autre bail à la tête de l’État, sous le regard à la fois atterré et  attendri  de la communauté internationale, Paul Biya sait qu’il est surveillé et ne manque plus d’occasion pour afficher sa détermination à laisser des traces positives pour la postérité. Le temps lui est désormais compté. Le rendez-vous pris avec l’histoire l’oblige à sortir du bois à la manière d’un avant-centre combatif qui entend contenir l’adversaire dans ses cinq mètres cinquante. Une manière de garder et l’initiative des réussites  et la main haute sur la partie qui se joue très serrée. Mais sept années suffiront-elles? Admettons que par extraordinaire, en déployant l’énergie du désespoir, il s’implique résolument à redresser le Cameroun sinistré et  déstructuré par un laisser-faire éhonté. Ce ne serait pas une mince affaire. Il faudrait à tout prix dans l’urgence éviter de confondre précipitation et vitesse, surtout à un âge peu enclin à permettre des libertés avec des débauches d’énergie. Pour reprendre une expression bien camerounaise, l’acteur risque de mourir dans son propre film.

Mise à jour le Mardi, 21 Juin 2016 09:38

Paul Biya et la nouvelle Dynamite

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Paul Biya déterminé à laisser le Cameroun dans le chaos
Ceux des Camerounais et observateurs qui se sont rendus au Palais des Congrès de Yaoundé les 15 et le 16 septembre 2011 afin d’assister au 3ème congrès ordinaire du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) et/ou qui ont écouté, à l’ouverture des assises,  Paul Biya, président national de cette formation politique et chef de l’État, ont probablement été marqués par la tonalité des propos qui voguaient entre l’invective, la véhémence, la menace et la lucidité.
Le ton est donné quand le monarque présidentiel rudoie ses contempteurs et adversaires politiques en leur donnant tous les noms d’oiseaux. Ils sont soit des « champions de la critique pour la critique » qu’il veut chagriner, soit « ceux qui ne voient que le mal partout », soit des « ténors de la péroraison creuse » et, soit enfin des « bonimenteurs du chaos ». Des propos d’un adolescent de 80 ans qui injurie ses compatriotes qui ont pourtant des bonnes raisons de se plaindre de sa gestion catastrophique du patrimoine commun. L’homme-lion, en injuriant les Camerounais, ne

Mise à jour le Mardi, 21 Juin 2016 09:37

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