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Le dossier

Le Dossier

Dégage!

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Les sévices présidentiels

On veut bien prendre les propos de Joseph Anderson Le publiés dans Mutations du 26 avril 2016, comme des paroles d’Évangile, quand il écrit ; «il faut […] rendre grâce au Ciel d’avoir fait don au pays d’un chef d’État, son Excellence Paul Biya, pour son management d’État si avisé, son énergie si débordante et sa sagesse si légendaire au service de la Nation à laquelle il a consacré pour son édification, en vue de son émergence »
C’est vrai les Camerounais ont, depuis 34 ans, été victimes de nombreux sévices rendus par Paul Biya. De sorte que de nos jours, ils peuvent rendre grâce à celui qui leur permet au quotidien d’avoir, l’eau, les médicaments, les routes, l’électricité, brel d’avoir le minimum vital.
Titus Edzoa, avait déjà parlé du vrai Paul Biya aux Camerounais. Dans une interview accordée, après sa démission du poste de ministre de la Santé, au journal l'Expression n°116 saisi par les autorités camerounaises, Titus Edzoa jetait un pavé dans la mare en présentant le président de la République, Paul Biya,

Mise à jour le Mardi, 21 Juin 2016 10:38

Le Contrat de désendettement et de développement (C2D): enjeux et perspectives pour le Cameroun

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altLe 19 juin 2014, à l’hôtel Franco, sis au quartier Nlonkak à Yaoundé, Son Excellence Madame Christine Rubichon, Ambassadrice de France au Cameroun, a été l’invitée spéciale du Grand Oral de La Grande Palabre. Elle avait à ses côtés monsieur Hervé Conan, directeur de l’AFD-Cameroun. Pendant un peu plus de deux heures, ils ont entretenu  l’auditoire, constitué de plus de 200 participants et invités, sur le thème : Le Contrat de désendettement et de développement (C2D): enjeux et perspectives pour le Cameroun (Lire les interventions qui suivent). Les échanges ont été cordiaux et quelquefois vifs.

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Faut-il le souligner Le Grand Oral est une session de La Grande Palabre au cours de laquelle un invité spécial est appelé à éclairer la lanterne de l’auditoire sur les questions qu’il se pose. Chaque session se déroule conformément à l’esprit de La Grande Palabre. Cette initiative citoyenne indépendante de tout lobby, groupe de pression et tout parti politique, ayant pour objet de promouvoir la culture politique au Cameroun et d’inviter des responsables politiques, des organisations de la société civile,

Mise à jour le Samedi, 16 Juillet 2016 16:46

Top Chrono: Les soubressauts d'une fin de règne

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Vanitas vanitatum
Vanité des vanités, tout est vanité, dit Ecclésiaste. ‘’L’homme ! Ses jours sont comme l’herbe, comme la fleur des champs il suffit qu’un souffle passe; Sur lui,
il n’est plus, jamais plus ne le connaitra sa place.’’ Cette sagesse, tirée des psaumes 103 montre la vanité de toute chose.
Au milieu du XVIIe siècle, Louis XV affirmait péremptoire : « En ma personne seule réside la puissance souveraine. À moi seul appartient tout le pouvoir législatif sans dépense ni partage. L’ordre public tout entier émane de moi et les droits et les intérêts de la Nation sont nécessairement unis avec les miens et ne reposent qu’en mes mains. » Toutefois, la dictature monarchique a ouvert la voie à la Révolution bourgeoise de 1791. La France est ainsi passée d’une extrémité à une autre, de l’absolutisme royal à l’intolérance bourgeoise qui a effacé l’ordre de la noblesse en assassinant le roi. La Révolution bourgeoise ira de pair avec l’instabilité constitutionnelle. De 1791 à 1795, trois constitutions sont rédigées en France.
La situation du Cameroun est préoccupante.

Mise à jour le Mercredi, 06 Juillet 2016 20:55

Des procès politiques maquillés en infractions de droit commun

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 Procès politiques
altPaul Biya a certainement raison de dire qu’il n’existe pas de prisonniers politiques au Cameroun. Il sait de quoi il parle surtout qu’il a su user des artifices pour faire avaler, le plus souvent par des tours de prestidigitation savamment orchestrés et dignes d’un Maître, l’histoire selon laquelle les personnes interpellées dans le cadre de l’ « Opération Épervier » sont coupables de distractions de deniers publics. Il l’a répété mille fois, le plus souvent en se regardant dans la glace. Le peuple famélique éreinté par trois décennies d’une gouvernance catastrophique et d’une gestion à l’emporte-casse, avait besoin du sang. Il a transformé ses propres créatures en victimes expiatoires. Il a réussi certainement à se convaincre, mais pas à convaincre de nombreux Camerounais avisés qui ont démasqué le jeu de massacre de politique qu’il a orchestré dans le sombre dessein de baliser le chemin à un dauphin qui n’osera pas ouvrir les placards de la République après son départ de la magistrature suprême. On comprend pourquoi Mathias Eric Owona Nguini soutient dans le présent dossier

Mise à jour le Samedi, 06 Décembre 2014 06:31

Royaume de Paul Biya: une pourriture avancée

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altLe chant de cygne
Lorsque Paul Biya arrive au pouvoir le 6 novembre 1982, il promet monts et merveille aux Camerounais. Ceux-ci adhèrent massivement à son projet de société - consigné dans un ouvrage Pour le libéralisme communautaire - qui magnifie le mérite et se propose de promouvoir la « vraie démocratie » et le « développement véritable ». Les slogans, « rigueur », « moralisation », « intégration nationale stade supérieur de l’unité » font florès et mobilisent ses concitoyens qui envisagent l’avenir avec beaucoup d’optimisme.
Très tôt cependant, ils déchantent et constatent avec amertume que les illusions faites sont restées au stade de promesses. Ils comprennent que le Libéralisme communautaire n’était, en réalité, qu’un vaste malentendu, une erreur originelle, un mirage ou un miroir aux alouettes émaillés de mensonges et d’incantations surréalistes.
À telle enseigne que, de nos jours, les slogans sus-évoqués sont devenus des mythes pour idiots, des dieux que même les partisans de Paul Biya ont honte d’évoquer en public.
Certes des Camerounais continuent à être bercés d’illusions, mais la réalité est patente,

Mise à jour le Samedi, 27 Août 2016 11:04

Cet homme est dangereux : lui ou le Chaos, l’Apocalypse

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L’Afrique, selon le président Barack Obama en visite officielle au Ghana, n’a pas besoin d’hommes forts, mais d’institutions fortes, c’est-à-dire d’institutions solides qui résistent à l’épreuve du temps et transcendent les individus. Ce sont ces institutions qui facilitent les alternances à la tête des États démocratiques en Occident, dans certains pays d’Amérique du sud et dans quelques rares pays d’Afrique. Lorsque les institutions sont solides, et le rôle des forces de défense et de sécurité bien défini, le pays peut même fonctionner sans chef de l’État. C’est ce qui s’est passé récemment en Belgique où le pays a fonctionné pendant des mois sans président de la République.
Dans la plupart des pays d’Afrique où tous les ingrédients d’une conflagration sont réunis (confiscation du pouvoir politique par un groupe, ethnicisme,  népotisme, corruption généralisée, etc.), une pareille situation parait inimaginable. S’il arrivait qu’il y ait vacance au sommet de l’État, il est presque certain que les citoyens assisteront à une lutte sans merci pour la conquête du pouvoir suprême, le problème dans ces pays étant que les institutions sont taillées à la mesure

Mise à jour le Samedi, 24 Août 2013 17:50

Cameroun: autopsie d'un Etat naufragé

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La démocratie n’est pas un borborygme
Il nous faut revenir ou accéder enfin aux fondamentaux, à un catéchisme politique et démocratique. Il pourrait commencer par des rappels d’évidences si naturelles qu’elles en sont méconnues et ignorées. L’indigence d’esprit impose en frontispice, l’étrange avertissement suivant : « La démocratie n’est pas un borborygme ».
La démocratie n’est pas une éructation ni même un cri, serait-il un cri du cœur. La parole sur la démocratie n’est pas un tissu d’oracles inintelligibles dont la compréhension et l’interprétation doivent être abandonnées aux seuls êtres de transe, de délire et de nuit, voyants, gourous, devins, partisans et fanatiques, à ceux qui « parlent en langues » voient l’invisible et connaissent l’inconnaissable. Le mot de démocratie ne se prête pas à tous les usages et à n’importe quelles significations. Il répugne à certaines associations d’idées et de pratiques.

La démocratie s’exprime dans un langage articulé.

Elle a ou elle est un discours muni de ses notions et ses propositions de base, de règles qui les enchaînent pour développer une argumentation, un projet, un programme de façon cohérente.
Mise à jour le Mercredi, 21 Août 2013 21:17

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