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Le dossier

Le Dossier

Sortir de l'impasse. Défis et responsabilités de l'opposition patriotique

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Préparation et organisation minutieuses
Les Camerounais ont certainement sous-estimé la capacité de résistance du Renouveau-Rdpc. Au début des années 1990, le peuple camerounais avait rêvé. Il croyait encore à la magie des mots et pouvait défier n’importe quel tyran. Avec le temps, et face aux multiples reniements et trahisons, il s’est rendu compte qu’il avait pris ses rêves pour des réalités. Les rues sont devenues calmes. Les discours et les poings levés n’impressionnent plus grand monde. Beaucoup de leaders ont quitté la scène. D’autres par réalisme alimentaire ont rejoint la mangeoire et défendent le Renouveau-Rdpc, tels des Don Quichotte écervelés. Face à la déchéance du pouvoir en place depuis aujourd’hui 34 ans et son obsession à annihiler l’opposition politique et toute pensée divergente, des citoyens irréductibles, conscients de leurs missions, organisent la résistance en usant des moyens visibles et/ou invisibles. Parmi eux, il y a des leaders des partis et formations politiques, des leaders des organisations de la société civile, des intellectuels, des

Mise à jour le Vendredi, 15 Septembre 2017 03:59

Les chantiers de l'inertie dans un Etat voyou

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Les chantiers de l'inertie

Le divorce entre Paul Biya et les Camerounais semble consommé : au-delà de ses longs-courts séjours privés dispendieux en Europe et des biens mal acquis, Paul Biya paye d'avoir trahi la plupart de ses promesses. Le parcours de l'homme lion, des « grandes ambitions », des « grandes réalisations » et, pour tout dire, des grandes désillusions est une suite d’engagements non tenus. Gérer le Cameroun ou le transformer, Paul Biya a depuis longtemps fait le choix : Gagner du temps, faire le vide, jouer au mort et laisser pourrir.  Il semble être né avec une passion de la politique et une ambition qu'aucun revers n'a jamais émoussé, qu'aucune humiliation n'a affaibli. Il a conquis son camp en forçant l'adhésion des aînés, contraints par la suite de se rallier par un mélange de crainte, d'admiration et de réalisme. Paul Biya a compris qu'avoir à sa disposition un parti puissant et organisé était la clé de tout, surtout si ce parti, Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) né des cendres de l'Union nationale camerounaise (UNC),

Mise à jour le Mardi, 06 Mars 2018 08:03

Le naufrage du Cameroun, C'est eux!

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Les naufrageurs
Peut-on encore parler d’hommes et de femmes politiques au Cameroun sans amertume? Au début des années 90, bien que naissante, l’opposition avait fait rêver le peuple camerounais. Plus de 26 ans après, elle patauge dans des contradictions qui font penser que plus d’un quart de siècle c’était moins leur conviction, leur programme, leur stratégie de mobilisation et leurs discours, que le raz-de-bol d’un peuple désabusé et privé de liberté, qui l’avait poussé dans la rue. Depuis 26 ans donc, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Certains parmi les plus radicaux ont quitté la scène. D’autres ont rejoint la mangeoire ou servent de faire valoir démocratique au système néo-patrimonial qui tient les Camerounais captifs de leur instinct de conservation. Ils sont devenus des complices du naufrage du Cameroun. A telle enseigne que, de nos jours, les Camerounais sont désabusés et considèrent que certains leaders politiques, du moins ce qui en tient lieu, sont tous des ventriloques, c'est-à-dire qu’ils sont des spécialistes de la politique du ventre et du bas ventre qui entretiennent avec le peuple

Mise à jour le Dimanche, 02 Septembre 2018 18:04

«Près de 70% de Camerounais ne sont pas gouvernés»

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Il reste fidèle à lui-même. Avec son franc parler incisif qui dérange. Comme on dit, il n’a pas sa langue dans sa poche. A l’écouter, on se dirait être en présence d’un Martin Luther King prophétisant à travers son rétentissant I have a dream, l’avenir d’une Amérique en proie aux luttes interraciales. Il a quelquefois des accents d’un Mahatma Gandhi se battant pour la libération de son peuple. Malgré ses 86 ans, Christian Cardinal Tumi ne cessera, par son intense activité intellectuelle et pastorale, d’étonner les Camerounais.
Germinal : Eminence, vous venez de fêter votre jubilé d’or, 50 ans de sacerdoce au moment où l’Église catholique dans notre pays a 116 ans. Quel est votre sentiment ?
Christian Cardinal Tumi : Tout d’abord, je vous remercie de l’occasion que vous me donnez pour remercier tous ceux qui se sont impliqués dans l’organisation et la célébration de mes 50 ans de sacerdoce au Cameroun. Comme vous le savez peut-être, je n’ai personnellement rien organisé. Ce sont les diocèses dont je suis originaire comme Kumbo, et où

Mise à jour le Vendredi, 20 Janvier 2017 09:02

Les Injustices de la justice

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Ces injustes qui jugent!!!
La justice en tant que valeur et institution fait aujourd’hui débat au Cameroun. Les raisons d’un tel intérêt proviennent certainement des injustices dont elle s’est rendue coupable  depuis l’Opération Epervier.
Il faut chercher les causes de cette « entrée de la justice en injustice », pour reprendre les mots d’Enoh  Meyomesse, dans le processus de sa politisation engagée depuis les premières heures des indépendances et dont le terme aujourd’hui est son inféodation, sa vassalisation par le politique. Il ne serait pas exagéré de dire pour parler comme Charly Gabriel Mbock que la justice camerounaise s’est assigné un « devoir d’injustice ».
On pourra accorder aux magistrats qu’ils peuvent se tromper et qu’ils se sont très souvent trompés. Mais la régularité impénitente avec laquelle les juges d’instruction foulent aux pieds les lois qu’ils sont censés dire et faire respecter est par trop flagrante, massive et systématique qu’elle a nécessairement quelque chose de diabolique : Errare humanum est, perseverare diabolicum est, l’erreur est humaine mais persévérer dans l’erreur est diabolique.
Les injustices dont sont coupables les juges d’instruction

Mise à jour le Jeudi, 17 Août 2017 07:18

RDPC: Vers un bain de sang

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Pour qui sonne le glas?
Contrairement aux apparences, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais de Paul Biya n’est pas rassemblé. La volonté de Jean Nkuete d’en faire le directeur de conscience de tous les militants qui leur impose une vision conforme à celle des caciques est manifeste. Tentant ainsi vainement d’inhiber toutes les tentatives de discussions ou de contestations internes. Des voix s’élèvent au sein du RDPC pour dénoncer cette pratique qui rappelle le parti communisme chinois du temps de Mao Tse Toung, ou celui de l’ex-URSS qui avait ceci de particulier que les choses étaient claires entre le parti et l’État, entre les militants de base et le sommet. Dans ces contrées éloignées, on parlait de centralisme démocratique. Les dissidents avaient réussi à démontrer qu’il s’agît en réalité de régimes totalitaires.
Si nous revenons dans le contexte camerounais, tout observateur constate l’existence d’une contradiction flagrante entre les proclamations prétendument démocratiques du RDPC et ses pratiques qui rappellent le totalitarisme. De sorte que les Camerounais qui veulent

Mise à jour le Jeudi, 17 Août 2017 07:24

Affaire Marafa Hamidou Yaya: Issa Tchiroma ment et offre le Cameroun en spectacle

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Le ministre de la Communication développe des arguties pour tenter de démonter les conclusions du groupe de travail de l’Onu qui juge arbitraire la détention de l’ancien Minatd.
Issa Tchiroma n’est pas passé par quatre chemins pour tenter de démonter, par des mensonges grossiers, les conclusions pertinentes auxquelles sont parvenus les experts internationaux, membres du groupe de travail des Nations-Unies sur la détention arbitraire. Conclusions contenues dans leur rapport rendu public le 02 juin 2016 au terme de la 75e session du mois d’avril 2016, relativement à la procédure pénale engagée par l’État du Cameroun contre Marafa Hamidou Yaya. Le groupe de travail qui juge arbitraire la détention de l’ancien ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation (Minatd) exige, ni plus ni moins, sa libération immédiate.
Face à la presse, et dans une tentative maladroite à démentir les experts du groupe de travail et d’accréditer la thèse d’une détention légale et légitime, Issa Tchiroma s’est, de l’avis même des avocats de l’ancien Minatd, livrée à un véritable exercice de prestidigitation. Pour Me Kofele,

Mise à jour le Mercredi, 31 Août 2016 19:34

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