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Index de l'article
Présidentielle 2018: Paul Biya est Responsable et Coupable de la Désintégration avancée du Cameroun
Présidentielle 2018: le pire est à venir, par Jean-Bosco Talla
Opération Epervier: un grotesque défilé de boucs-émissaires, par Hilaire Sikounmo
Peut-on vendre les oeufs pourris ad vitam aeternam? par Jean-Bosco Talla
Paul Biya ou la stratégie du fond de l'Abîme ou de l'Enfer, par Hilaire Sikounmo
Paul Biya applique à la lettre la leçon de son maître
Paul Biya, un obstacle pour la sécurité du Cameroun, par Pierre Ela
Paul Biya prend la petite porte démocratique de l'histoire
PostScriptum: Au voleur!!! Au violeur!!!, par Jean-Bosco Talla
Toutes les pages

PostScriptum: Au voleur!!! Au violeur!!!, par Jean-Bosco Talla
«Au voleur! au voleur! à l'assassin! au meurtrier! justice! juste ciel!» Qui a volé et violé la morale politique?, Qui a transformé le microscome et l’arène politique camerounais en une caverne d’Ali Baba ? N’est-ce pas le bonimenteur Paul Biya. ?
Quel est l'événement politique le plus important de ces sept dernières années. On cherche en vain. Mais ce qui nous vient à l’esprit, c’est le flot de sang qui coule et s’écoule dans le Nord-Ouest, le Sud-Ouest et dans l’Extrême Nord du Cameroun et de milliers de réfugiés ayant fui leur pays pour sauver leur vie.
En attendant, la prochaine et certaine élection du Satrape Paul Biya à la Mangeoire suprême, ce qui domine notre environnement politique, c'est la dégradation inouïe de nos mœurs politiques. Mensonges, truquages, sophismes, populismes, corruption ont fait leur lit dans notre quotidien. Germinal en a plusieurs fois fait l'écho. De nombreux Camerounais, à leurs manières franches et désabusées, n'y sont pas allés par quatre chemins, pour dénoncer, entre autres, la violation des droits humains et la boucherie humaine, devenus partie intégrante de notre vie politique.
Voyons, par exemple, le jeu pervers auquel se livrent certains acteurs politiques dits de l’opposition et le candidat Paul Biya à chaque échéance importante. Les premiers font monter les enchères au maximum avant de se décider, après de multiples tractations incestueuses, de le soutenir moyennant de fortes sommes d’argent nuitamment distribués, tandis que le second finit par laisser échapper des promesses qu'il sait ne pas pouvoir tenir : c'est le prix à payer pour l'élection. Une fois celle-là acquise, les promesses sont renvoyées aux calendes camerounaises, ou bien on agite, le feu aux fesses, de purs symboles ou quelques réformettes telles que la fameuse décentralisation en préparation.
Aussi longtemps que la démocratie électorale reposera sur des promesses, et non sur un contrat entre l'électeur et l'élu, elle ne sera rien d'autre qu'un jeu infantilisant, digne des satrapies et des monarchies de bas empire.
Mais il y a encore plus grave : il y a l'imposture permanente du microcosme politique et la scène politique transformée en caverne d'Ali Baba. Ces leaders dits de la vraie opposition, incapables de placer l’intérêt général au-dessous de leurs intérêts égoïstes, idéologiques et politiques, comme s’ils avaient signé, sur le dos du peuple dont ils prétendent défendre la cause, un deal avec Paul Biya et ses affidés, deal selon lequel ils ne s’entendront jamais pour déloger le Très Saint Père d’Etoudi dont la stratégie du fond de l’Abîme ou de l’Enfer saute même aux yeux des sourds-muets-aveugles de naissance.
Disons-le sans ambages, si l'élection est l'honneur de la démocratie, la réélection d’un homme qui a passé 36 ans au pouvoir sans résultats probants est son fléau. Le souci de la réélection est à la base de toutes les lâchetés, de toutes les faiblesses, de toutes les capitulations. Il n’y a de démocratie véritable que s’il y a organisation de la rotation des citoyens au pouvoir, afin que la vie politique cesse d'être tout pour quelques-uns et devienne quelque chose pour tous.
Jean-Bosco Talla