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Université des Montagnes: l'Enfer du décor - Remise des diplomes à l’UdM : L’arbre qui cache la forêt,par Etienne Lantier

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Index de l'article
Université des Montagnes: l'Enfer du décor
Remise des diplomes à l’UdM : L’arbre qui cache la forêt,par Etienne Lantier
Un temple de savoirs et de...convoitises, par Olivier Ndenkop et Ikemefuna Oliseh
L'impératif d'un aggiornamento, par O.A.N et I.O
UdM, une vache à lait, par Ikemefuna Oliseh
Professeur Jeanne Ngogang: l'Amère de l'UdM, par Maheu
Quand un temple scientifique devient un sujet de littérature, par Olivier A. Ndenkop
Témoignage: AED-UdM, travestissements des faits et inversion des rôles, par Innocent Futcha
Chronique d'une déconfiture annoncée, par Jean-Blaise Samou
Pour solde de tout compte : Ambroise kom, l’intellectuel indocile, par Gérard Keubeung
L'UdM et la fin de l'utopie, par Alexis Tcheuyap
UdM : du site captatoire d’un rêve au lieu de surexposition d’un cauchemar, par Hervé Tchumkam
Interview : Les dirigeants sont dépourvus d'ascèse et ont du mal à s'élever au-dessus des besoins primaires, Professeur Ambroise Kom
''Certains ont toujours pensé qu'ils étaient indispensables, irremplaçables, incontournables, qu'en leur absence tout irait mal'', par Henri Njomgang; président de l'AED
Lettre de Shanda Tomne à l'hebdomadaire Jeune Afrique
Au-delà de la faillite morale, imaginer l'architecture du futur, par Cilas Kemejo
Refaire ou ajuster l’université africaine ?, par Jean-Marc Ela
Lettre ouverte au Président de l’AED, par Professeur Jean – Baptiste Fotso Djemo
Toutes les pages

Remise des diplomes à l’UdM : L’arbre qui cache la forêt, par Etienne Lantier
Plus de 800 lauréats représentant les diplômés des promotions de 2014 à 2017, ont reçu leurs parchemins au cours d’une cérémonie solennelle organisée au campus de Banekane le 23 février 2018 et présidée par les ministres de l’Enseignement supérieur et de la Santé publique.
Comme lors de la toute 1ère édition organisée le 14 novembre 2014, cette 2ème cérémonie de remise solennelle des diplômes aux lauréats des Montagnes a drainé du beau monde sur le campus de Banekane. Présidée par le Pr Jacques Fame Ndongo et Mama Fouda respectivement ministre de l’Enseignement supérieur et ministre de la Santé publique, cette cérémonie de remise des diplômes aux lauréats a aussi vu la participation de Jean Claude Mbwentchou, ministre du Développement urbain et de l’Habitat, par ailleurs parrain des lauréats de la Faculté des Sciences et de Technologie, le représentant du ministre de l’Elevage, des pêches et des industries animales, du Gouverneur de la Région de l’Ouest, du Préfet du département du Ndé, des recteurs des universités de Yaoundé I et de Dschang, des Présidents des Ordres professionnels, des chefs traditionnels, les enseignants, des parents et amis venus par centaine pour accompagner les lauréats.
Le tableau de cette communion entre l’académie et la société était tellement beau que ceux qui ont pris la parole n’ont pas raté l’occasion de saluer le mérite des impétrants. Se sont ainsi succédé à la tribune, Henri Njomgang, président de l’Association pour l’Education et le Développement (AED), le Pr Lazare Kaptué, président de l’Université des Montagnes (UdM), le Pr Bertin Aurélien Sosso, Recteur de l’Université de Yaoundé I, le Pr Nanfosso, Recteur de l’Université de Dschang, les Présidents des Ordres des Médecins, des Pharmaciens, des Chirurgiens-dentistes et des Vétérinaires et enfin les ministres de la Santé publique et de l’Enseignement supérieur.
De cette foire à la parole, les invités ont retenu essentiellement qu’il existe désormais, d’une part, une symbiose entre l’UdM et la tutelle et entre cette institution et les partenaires nationaux, d’autre part. Ce qui pourrait être flatteur pour les étudiants et les parents qui ont à un moment pensé que leurs parchemins ne seraient pas reconnus par l’État et par les différents Ordres nationaux. Les diplômés ont prêté serment devant leurs pairs, ce qui ouvre la voie à l’exercice de la profession. Ces moments académiques sont mémorables dans la vie d’un apprenant. Aussi, la fête était-elle belle. Les lauréats, du moins ceux qui ont déboursé les 53 000 FCFA qui étaient exigés aux impétrants pour prendre part à cette cérémonie, ont célébré l’excellence académique et se sont réjouis de la reconnaissance solennelle de leur mérite.
A la fin de la cérémonie, on aurait pu dire tout est bien qui finit bien, si pendant les séjours de notre reporter à Bangangté, il n’avait pas eu des entretiens avec les ouvriers du quotidien qui font vivre l’UdM.
En effet, il est apparu de ces entretiens, que tout ce qui se fait à l’UdM aujourd’hui est un vernissage qui cache un malaise qui mine insidieusement l’institution. Choses vues et entendues : l’UdM se porterait mal. Un casting managérial mal mené, une académie exsangue, un personnel démotivé, des diplômés   mécontents, des dirigeants arrogants, une association divisée et tribalisée, etc. sont autant de maux qui minent cette institution qui a été pensée pour former des élites et des leaders, pour montrer la capacité de la société civile à penser de l’intérieur des solutions aux problèmes de la société.
En somme et selon les personnes rencontrées, l’UdM serait au bord du gouffre.
Etienne Lantier