• Full Screen
  • Wide Screen
  • Narrow Screen
  • Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size

Encore du grabuge et des bruits discordants au Manidem. Appel d'outre-tombe d'Abanda Kpama - Appel d’outre-tombe d’Abanda Kpama :« J'espère que le camarade Ekane aura le courage d'admettre sa trahison »

Envoyer Imprimer PDF
Index de l'article
Encore du grabuge et des bruits discordants au Manidem. Appel d'outre-tombe d'Abanda Kpama
Appel d’outre-tombe d’Abanda Kpama :« J'espère que le camarade Ekane aura le courage d'admettre sa trahison »
Toutes les pages

Appel d’outre-tombe d’Abanda Kpama 
Camarades membres du CNC, « J'espère que le camarade Ekane aura le courage d'admettre sa trahison »
«Je vous fais part de ma contribution par écrit parce que, comme vous le savez, j’ai dû voyager pour des raisons de santé. La réunion de ce jour a une importance capitale pour l’avenir de notre Parti, le Manidem, et pour l’avenir du combat que nous menons avec les masses populaires dans notre pays.
Depuis 2004, c’est-à-dire après l’élection présidentielle d’octobre, le Manidem s’essouffle et perd petit à petit son âme. L’aiguillon que nous étions pour le mouvement social et les. masses populaires dont nous orientions l’action revendicatrice et rebelle a cédé la place à l’inertie, au louvoiement, à la confusion. La cause de ce déclin a été analysée, notamment à la· faveur de la crise de la Direction en 2007; cette situation a fait l’objet d’un rapport au Bureau Politique du Secrétaire Général cette année même, la cause est entendue. Le Manidem n’est pas en crise avec les différentes couches de notre société qui continuent d’avoir de la sympathie pour notre Parti. Le Manidem n’est pas en crise avec les populations des villes qui aiment bien notre discours et attendent que nous agissions pour défendre leurs intérêts.
Si le Manidem peine à bouger et à faire bouger les masses, c’est parce qu’il y a une grave crise au niveau de sa Direction Nationale. Le travail de Direction se fait de manière aléatoire. Le suivi de notre activité est inexistant. La collégialité a disparu. Et tout ceci arrive parce que le principal responsable du Parti, le Camarade Anicet Ekane, a abandonné la lutte.
Jusqu’en 2004, Ekane a cru en la victoire du Manidem, il a donné de son énergie et de son courage pour que le Manidem impulse la lutte dans le pays. Depuis 2005, A. Ekane a sombré dans la paresse politique et intellectuelle. A la faveur de la crise de 2007, révélée par les Camarades Banda, Biki et Dongmo, j’ai pris mes responsabilités ; j’ai réuni deux fois le Bureau Politique et une fois le CNC pour débattre de la crise à la Direction du Parti. Des résolutions ont été prises que le Président n’a jamais respectées. Et pour cause. Depuis 2007, avec une accélération en 2008 et 2009, le Président du Manidem a entrepris, en catimini, sans informer le Bureau Politique, de négocier avec le régime RDPC, un poste de ministre ou secrétaire d’Etat pour lui-même. C’est ainsi que dans la perspective d’un rejet du Parti d’une telle nomination, le Camarade Ekane aurait bénéficié du soutien de Marafa AT qui lui aurait « donné le récépissé », il aurait exclu du Parti tous les contestataires, le Manidem serait devenu une UPC bis avec Ekane jouant le même rôle que Kodock ! Pour se vendre à Monsieur Biya, le Camarade a multiplié les contacts avec les plénipotentiaires du régime : Fai Yengo qui a transmis sa demande d’insertion au gouvernement, Sadi René le S.G. du Rdpc, Mebe Ngo’o. Laurent Esso a une demande d’audience du camarade Ekane, mais Esso refuse de recevoir le camarade Ekane. J’espère que le camarade Ekane aura le courage d’admettre sa trahison, car les preuves sont irréfutables.
D’ailleurs, Ekane a lui-même avoué son forfait à deux jeunes camarades membres du Bureau Politique : Banda Kani et Nnanga. Après la formation du dernier gouvernement de M. Biya, le camarade Ekane a rencontré Issa Tchiroma en compagnie d’Henriette Ekwe et a demandé que Tchiroma transmette à M. Biya son offre de service : Ekane se proposait d’aller en Europe pour le compte du RDPC détruire le CODE (l’Association des Camerounais de la Diaspora) ! Incroyable. Ce n’était pas le premier forfait du camarade dans ce registre. Ekane a été l’homme de main de Fai Yengo pour empêcher Nintcheu et le SDF d’organiser une digne commémoration des massacres de février 2008. Il a d’ailleurs plus ou moins réussi sa mission. Il est vrai que pour le camarade, le massacre de 157 Noirs, c’est « peanut » et que Staline, le plus grand tueur des communistes russes est un « patriote » et un modèle à suivre !
Tant que la déchéance du camarade Ekané se limitait à son goût excessif pour la luxure et à ses mauvais rapports avec l’argent, j’ai privilégié l’amitié et j’ai tenu compte de 30 ans de combat commun.
Mais depuis deux ans, le camarade a décidé de sacrifier ce qui est notre meilleur instrument de lutte c’est-à-dire le Manidem et son idéologie pour un poste de ministraillon dans un gouvernement d’un régime à l’agonie. Cela s’appelle haute trahison. Et ce n’est pas un discours faussement radical qui sert de monnaie d’échange pour des compromissions toujours grosses qui trompera l’observateur avisé. Je propose donc ce qui suit:
- Soit le camarade Ekane fait humblement amende honorable et démissionne de la Présidence du Manidem pour convenances personnelles et le Parti s’engage à préserver sa dignité et son avenir politique dans le parti où il choisira de militer
- Soit le camarade Ekane poursuit sa fuite en avant et dans ces conditions, je propose que le CNC vote la destitution du camarade comme Président du Parti.
Le Parti n’a pas d’autre choix que d’écarter le camarade Ekane de la présidence du Manidem. Il y va de la survie de notre Parti et de la poursuite du combat que les masses populaires mènent en s’identifiant au Manidem. Personne, qui qu’il soit, ne peut bloquer notre marche vers le succès et le progrès. Pourvu que nous soyons déterminés et unis par la noble cause.
Camarades, je sais que nous vivons des moments difficiles. Mais, nous sommes des combattants et des cœurs vaillants. Nous avons le devoir de sauver la lutte, nous avons l’obligation de sauver le Manidem.
Je vous remercie de votre attention et vous souhaite bons travaux et courage !
(é) Abanda Kpama
Membre du Bureau Politique et du Comité National de Coordination du Manidem