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patchwork Sassou fait pâlir d’envie Franck (Emmanuel Olivier) Biya

Sassou fait pâlir d’envie Franck (Emmanuel Olivier) Biya

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On peut tout reprocher à Paul Barthélémy Biya, mais notre résident de la République sait tenir sa famille à l’écart des affaires. Depuis 1994 pour sensibiliser l’opinion nationale et internationale à la lutte contre la pauvreté, la maladie, la misère et les exclusions de toutes natures en milieu urbain et rural, Chantal Biya, son épouse, a décidé de créer la Fondation qui porte son nom et qui la met de fait, sous les feux des projecteurs
L’objectif principal poursuivi par la Fondation Chantal Biya est l’aide aux couches sociales défavorisées et la lutte contre les souffrances. Le reste de sa famille, outre Bonaventure Assam Mvondo alias Bonivan, le truculent député de la Nation, est discret. Ce qui n’est pas le cas au Congo Brazzaville devenue la véritable propriété de Denis Sassou Nguesso. Selon la Lettre du continent, inconsolable depuis le décès d’Edith Lucie. Denis Sassou Nguesso n’en oublie pas pour autant ses autres filles. Toutes plus ou moins aux affaires.
Album de famille. pilier du clan présidentiel congolais, Edith Lucie, ex-première dame du Gabon, dont

le rôle fut décisif pour le retour de son père Denis Sassou Nguesso à la magistrature suprême en 1997, avait réussi à placer ses nombreux frères et sœurs dans les affaires et la politique du Congo Brazzaville.
Pour célébrer sa mémoire, une stèle en bronze a été élevée, en mars 2011, dans le cimetière de la famille présidentielle d’Edou Kona-Kona, à l’occasion du second anniversaire de son décès. Une fondation a également été créée à cette occasion : la Fondation Edith Lucie Bongo Ondimba, présidée par sa sœur Julienne Johnson.
Femme d’affaires de 43 ans, devenue l’aînée des Sassou, Julienne Johnson dit « Joujou » est mariée au Togolais Guy Johnson. Elle gère une société de location d’avions dont l’unique client est…la présidence congolaise. Elle a «ravi» cette affaire à son cousin Jean-Dominique Okemba, conseiller spécial de Denis Sassou Nguesso et secrétaire général du Conseil National de Sécurité (CNS, services secrets). La troisième fille du président congolais, Ninelle, épouse du maire de Brazzaville, Hugues Ngouélondéle, est également dans les affaires. Elle a monté son entreprise d’installation de chapiteaux avec comme principal client… le palais présidentiel ! En août 2010, elle s’est particulièrement impliquée dans les festivités de l’indépendance du Congo Brazzaville. Cendrine, 38 ans, compagne de l’homme d’affaires italien Fabio Otto Nello, demeure la « madame tourisme et restauration» de la famille. Directrice de sa propre société CSN, elle a noué en 2010 un partenariat avec le leader français du catering aérien, Servair, présent dans les aéroports de Brazzaville, Pointe-Noire et Ollombo.
Propriétaire de deux restaurants haut de gamme (Le Terminalia à Brazzaville et Le Twiga à Pointe-Noire), Cendrine a repris, le 14 février 2011, sous le haut patronage de son père, la gestion du Grand Hôtel de Dolisie, ville natale de l’ex-président Pascal Lissouba. Autre fille de choc, Kelly Christelle dirige la société Christelle, qui a investi dans le secteur forestier. En mars 2011, elle a obtenu du ministère de l’Economie forestière et de l’Environnement l’attribution d’une concession de 235 000 hectares située dans le département de la Cuvette-Ouest. A 30 ans, Karine-Emma vient, quant à elle, de fonder une société de services. Le président congolais a par ailleurs pris auprès de lui une autre de ses filles, Claudia, dit «Coco», 40 ans, nommée conseillère à la communication et aux relations publiques. De mère originaire du Congo Kinshasa et petite-nièce du cardinal de Kinshasa, Laurent Monsengwo, elle préside, comme sa belle-mère Antoinette Sassou Nguesso, avec laquelle elle n’est pas en meilleurs termes, une fondation : Demain le Congo. Dernière fille du président congolais, Andrea a, pour sa part, été promue directrice de la coopération au ministère de l’Industrie touristique et des Loisirs. Voilà ce qu’on appelle la gestion familiale et patrimoniale du pouvoir.
De quoi faire pâlir d’envie, Franck (Emmanuel Olivier) Biya, le fils aîné de Paul Biya. Depuis qu’il a piqué et épousé l’ex-femme de son honorable cousin, il s’est fait petit. C’est d’ailleurs dans les colonnes de la presse que nous apprenons que son entreprise Ingénierie forestière mise en liquidation, brade tout à tout va. Si son père s’appelait au moins Denis Sassou Nguesso.
Paul Biya n’est certainement pas Sassou. Ici au Cameroun, il s’occupe de ses patates chaudes. Il médite, joue au Songo’o en cherchant la formule ou la stratégie magique qui lui servira de rampe de lancement de sa campagne à la présidentielle du 7 octobre 2018. En attendant, ceux des ministres qui lorgnent du côté de son pouvoir sont sur le starting block. Ils font feu de tout bois pour qu’il ne procède pas à un remaniement ministériel avant mars 2018. S’ils arrivent à mettre Paul Biya dans la sauce, ou à le bloquer par un puissant grimba, ils auront eu le temps de tisser leur toile qui finira par éjecter le dormeur d’Etoudi qui empêche les autres de jouir à leur tour.
En attendant, Paul Biya hésite. Des mauvaises langues disent qu’il a bloqué les nominations au sein de la grande muette. Le ministre délégué chargé de la défense, Beti Assomo avait envisagé d’envoyer des généraux à la retraite (2ème section). Plusieurs noms ont même circulé. Entre autres, le chef d’Etat-major des armées depuis 2001, René Claude Meka, âgé seulement de 78 ans : Benoît Asso Emane, moins âgé que Paul Biya avec ses 80 ans devait être également révoqué.
Avant que l’on oublie, les Camerounais se demandent ce que cachent la convocation d’un conseil d’administration extraordinaire pour débarquer un Pca ? De mémoire d’observateurs, ils ne se souviennent pas avoir déjà entendu qu’un conseil d’administration d’une entreprise publique ou parapublique a été convoqué pour débarquer son Pca souvent nommé discrétionnairement par décret du président de la République et qui ne s’implique pas dans la gestion quotidienne de l’entreprise. Si donc Paul Biya a débarqué Mefire Oumarou à l’issue d’une réunion extraordinaire du conseil d’administration, c’est qu’il y a anguille sous roche. Un avenir radieux semble être réservé au Pca débarqué. D’autant plus qu’il se murmure qu’avant son limogeage, il avait été reçu par le Kukuma. Edgar Alain Mebe Ngo’o qui a sabré le champagne après ce coup sous la ceinture de son ministre délégué doit avoir des soucis à se faire. Rira bien, qui rira le dernier.
Maheu