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Index de l'article
Crise anglophone et échecs des mouvements sociaux protestataires: A qui la faute?
La République en haillons !
Crise anglophone ou 31 ans d'échec de la politique d'intégration nationale
Des erreurs stratégiques qui plombent la Lutte pour le changement!
Les voies de sortie démocratiques
Du pareil au même
Joshua Osih: Une entourloupe périphérique inefficace
La faute à certains médias
Mathias Eric Owona Nguini: Construire des mouvements sociaux d'envergure nécessite une expertise
Crise anglophone et stratégie de diabolisation
Toutes les pages

La question anglophone
Les Camerounais sont d'accord qu'il est légitime que nos frères et compatriotes d'expression anglaise posent leurs problèmes et qu'il est légitimes qu'ils l'expriment bruyamment par des moyens légaux. Bref qu'il existe un problème anglophone. Mais, de là à prendre en otage la communauté éducative au nom d'intérêts et d'enjeux politiques, pour ne pas dire politiciens, il y a une ligne rouge qu'il ne faut pas franchir. Il faut savoir à un moment donné séparer les revendications corporatistes des revendications politiques sur la forme de l'Etat afin d'éviter d'infliger, à toute une communauté surtout aux jeunes innocents, des souffrances inutiles. Une autre chose est certaine : au minimum, 95% des Camerounais, y compris des "Anglophones", mieux des Camerounais d'expression anglaise, sont contre (mieux, de la manière dont) cette histoire se déroule en ce moment. Selon mes sources, lors des longs entretiens que certaines sources avaient eu avec feu Assale Charles, PM de 1960 à 1965, il leur avait été révélé que c'est lui qui avait payé les salaires des fonctionnaires du Cameroun Occidental, dès

le lendemain de la réunification, jusqu'à son limogeage, et qu'Ahanda Vincent de Paul et Tchoungui Simon Pierre ont continué à le faire, jusqu'à l'abolition du fédéralisme. En fait, toutes les charges de l'Etat fédéral incombaient à l'Etat fédéré du Cameroun Oriental. En conséquence, l'abolition du fédéralisme, quoi qu’ordonné par Paris, n'avait été que logique, car il ne se résumait qu'à des distributions de postes politiques sans contrepartie financière. Toujours selon ces sources, l'Etat fédéral coûtait très cher au Cameroun Oriental. C'est dire si la question du fédéralisme soulève aussi en filigrane celle du financement. En clair, qui va financer ? Telle est la question que les uns les autres se gardent bien de poser. Ensuite, un ministre ne sera pas moins ministre qu'un autre, et personne ne pourra pas lui dire que puisque tu es un simple ministre d'un état "fédéré", tu n’as pas droit à ceci ou à cela !!! Si on multiplie ces exemples donc ce type de gaspillage actuel du gouvernement par dix Etats fédérés au Cameroun, on se demande où ira le Cameroun dans un contexte où nous sommes en train de retomber dans les bras du FMI.
Il nous a été révélé il y a quelques années que le carburant des véhicules administratifs coûtait à l'Etat 40 milliards par an ! Si on Multiplie alors par 10 Etats fédérés !!!!!!
Enfin et objectivement, un "West Cameroon" indépendant peut-il être viable ? Si nos souvenirs sont exacts, une résolution de l'Onu avait répondu à cette question par la négative.
Source: Germinal n°101, du 31 janvier 2017.