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Catastrophe ferroviaire d'Eséka: ces vérités cachées - De quoi Camrail a-t-elle peur?

Catastrophe ferroviaire d'Eséka: ces vérités cachées - De quoi Camrail a-t-elle peur?

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Index de l'article
Catastrophe ferroviaire d'Eséka: ces vérités cachées
Paul Biya, l'aloi du silence et de l'opacité
Edgar Alain Mebe Ngo'o: La Faute
Camrail, principal responsable
Camrail récuse les experts requis
Ces certificats médicaux éthiquement corrects de Camrail
De quoi Camrail a-t-elle peur?
Benoît Essiga: ''Tous les aspects doivent être questionnés''
Me Michel Janvier Voukeng: Le piège des indemnisations du Transporteur selon le Code Cima et les Smig
L'accident du Cameroun révèle les défaillances des trains exploités par Camrail
Toutes les pages
De quoi Camrail a-t-elle peur?
Il est souvent fait grief aux journalistes de livrer au public des informations dénuées de tout fondement, c’est-à-dire n’ayant pas fait l’objet d’une enquête, de recoupement et de vérifications préalables auprès des différentes parties impliquées dans un dossier. Lorsque celui-ci décide de faire un journalisme de proximité, ce n’est certainement plus de sa faute, si au cours des investigations, il se trouve face aux personnes qui refusent de parler ou qui retiennent délibérément l’information. Dans ces conditions, parce que son rôle est d’informer et de former son lectorat, le journaliste ne peut procéder que par hypothèses, par tâtonnement, la probabilité de se tromper devenant de plus en plus forte.
Nous n’arrivons pas à comprendre pourquoi certains responsables de la société Camrail que nous essayons de joindre depuis le 6 janvier 2017 refusent d’éclairer la lanterne de nos lecteurs, surtout celle de nombreuses victimes de la catastrophe survenue à Eséka, le 21 octobre 2016.
C’est d’abord le responsable de la cellule communication que nous avons essayé de joindre vendredi dernier. Celui-ci nous fait comprendre qu’il est dans le train ; mais qu’après avoir recueilli les informations, il reviendra vers nous. Las d’attendre, nous le relançons, 24 heures plus tard. Sans succès.
Décidés à avoir la position de cette entreprise, nous nous rabattons, le dimanche 8 janvier 2017, sur Me Serges Zangué, qui conseille cette entreprise sur les questions des indemnisations. Celui-ci nous fait comprendre qu’il est au volant de sa voiture et qu’il nous appelle dès qu’il arrive à son bureau. En passant, il cherche à savoir comment nous avons fait pour avoir son numéro de téléphone. Sa question est restée sans réponse. Arrivé dans son bureau, Me Zangué oublie volontairement de nous rappeler. Le lundi 9 janvier 2017, nous le relançons. Celui-ci déclare : « Monsieur Talla, vous savez que nous sommes des mandataires. Lorsque vous me faites une telle demande, j’informe mon mandant afin qu’il me donne la conduite à tenir. C’est ce que j’ai fait. Nous sommes en train de travailler sur un document que nous allons vous envoyer ». L’engagement est pris. Ferme ! L’heure de l’envoi du document est fixée à 15 heures au plus tard. 15h30 mn, le document attendu n’est pas envoyé. Nous rappelons Me Zangué qui nous annonce que le document est prêt et qu’il nous l’envoie « tout de suite ». Un « tout de suite » qui se fait attendre. Finalement, il m’appelera vers 22h pour me dire que pour le moment Camrail ne souhaite pas communiquer.
Visiblement la société Camrail a quelque chose à cacher. Peut-être préfère-t-elle naviguer dans le flou. Et quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup.
Heureusement qu’un avocat des victimes et un expert ont accepté de prendre la parole pour éclairer nos lecteurs.
Jean-Bosco Talla