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Catastrophe ferroviaire d'Eséka: ces vérités cachées - Edgar Alain Mebe Ngo'o: La Faute

Catastrophe ferroviaire d'Eséka: ces vérités cachées - Edgar Alain Mebe Ngo'o: La Faute

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Index de l'article
Catastrophe ferroviaire d'Eséka: ces vérités cachées
Paul Biya, l'aloi du silence et de l'opacité
Edgar Alain Mebe Ngo'o: La Faute
Camrail, principal responsable
Camrail récuse les experts requis
Ces certificats médicaux éthiquement corrects de Camrail
De quoi la société Camrail a-t-elle peur?
Benoît Essiga:
Benoît Essiga:
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Edgar Alain Mebe Ngo'o: La Faute
Ses détracteurs parlent de faute professionnelle, ses admirateurs d’une simple erreur communicationnelle et une certaine opinion de faute communicationnelle. En réalité, il s’agit de tout cela à la fois. Parce qu’il voulait profiter d’une situation pour se projeter au-devant de l’actualité et tirer les dividendes politiques éventuelles, Edgar Alain Mebe Ngo’o, Ministre des Transports, avait, sur les ondes du poste national, le 21 octobre 2016 à 13h, commis une faute politique et communicationnelle irréparable, en déclarant : « J’ai prescrit à Camrail, compte tenu de la gravité de la situation, de mettre en oeuvre des mesures spéciales additionnelles pour accroitre la capacité de ce train. »
Après avoir pris conscience de ce grave manquement, il tentera, sans convaincre grand monde, de se rattraper sur les ondes de Rfi en affrimant que :
 « Ce n’est pas la première fois que Camrail est sollicitée pour augmenter le nombre de voitures ». Et d’ajouter : « La gare de Yaoundé était déjà prise d’assaut par plus de 2000 personnes qui voulaient absolument se déplacer en direction de Douala. Donc, finit-il par se dédouaner, la décision d’augmenter le nombre de wagons a été prise en interne par les autorités de Camrail». Avant de se défendre : « Ce n’est pas la peine de chercher des boucs émissaires du côté du gouvernement. Encore une fois, il est prématuré d’imputer quelque responsabilité que ce soit à tel ou tel responsable. Il vaut mieux attendre que les enquêtes puissent nous édifier ».
Même la déclaration de Polycarpe Essomba sur les onde de Rfi, le 4 novembre 2016, selon laquelle « [...] Le directeur général de Camrail, selon des indiscrétions proche de l’enquête, a souligné devant la commission d’enquête que la décision d’ajouter des wagons à ce train avait été prise en interne et suggéré au ministre des transport pour pallier la situation de quasi crise occasionnée par l’afflux de passagers [...] », sera perçue comme une stratégie de communication visant à disculper Mebe Ngo’o.
D’autant plus que, le 24 octobre 2016, sur les ondes de Rfi,  le président du conseil d’administration de Camrail, Hamadou Sali, avait affirmé: « Une enquête judiciaire, une enquête administrative, une enquête technique ont été ouvertes. Ces enquêtes vont permettre de déterminer les responsabilités. Il y a eu un problème, on nous a saisis, on a mis les dispositifs que nous mettons toujours en place. Le système de freinage a été contrôlé. La base de Douala a été saisie, a donné son ″OK″ après ces vérifications. Ce qui est fait tous les jours donc je ne voudrais pas polémiquer. »
La ficelle était trop grosse. Et Polycarpe Essomba avait oublié qu’il n’y a pas de crime parfait et que le diable se trouve souvent dans les détails.
Jean-Bosco Talla