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Paul Biya, un homme dépassé, du paasé et du passif - L'histoire du Renouveau-Rdpc s'écrit en lettres de sang

Paul Biya, un homme dépassé, du paasé et du passif - L'histoire du Renouveau-Rdpc s'écrit en lettres de sang

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Index de l'article
Paul Biya, un homme dépassé, du paasé et du passif
La Républiques des vampires
Paul Biya, incapable de balayer devant sa porte
Biya/Ahidjo: Je t'aime moi non plus
Conserver le pouvoir par la corruption
L'histoire du Renouveau-Rdpc s'écrit en lettres de sang
Au moins 70 000 morts sur les chemins du Renouveau
Emasculer pour régner
Valsero : Emotions de soutien pour encourager la ruine du Cameroun
Insécurités, lots quotidien des bizarreries
6 avril 1984 ; un progrome prémédité
Toutes les pages

L'histoire du Renouveau-Rdpc s'écrit en lettres de sang
Lors du denier congrès du Rdpc, Paul Biya et ses partisans avaient promis de faire exploser le Cameroun avec sa nouvelle dynamite. Depuis lors, le Cameroun est devenu une gehenne où le sang coule à flot..
Le bilan de 34 ans de gabegie et d’un règne sans partage que les Camerounais auront connu sous le Renouveau-Rdpc de Paul Biya et de ses « créatures-esclaves », s’écrit aussi en lettres de sang que charrie des assassinats politiques dont la mémoire hante encore l’imaginaire collectif tant leur barbarie a été d’une monstruosité extrême et inouïe. En revisitant certains de ces assassinats nous ne sommes pas été guidés par un besoin morbide et mortifère d’exhumation des cadavres, mais par le souci que leur mise en perspective contribuerait à mieux appréhender la nature criminelle et méchante du système gouvernant incarné par l’homme du 6 novembre 1982.
Dans la nuit du 4 au 5 Avril 1990, Me Mbobda, avocat au barreau du Cameroun, établit à Bafoussam, est assassiné par un gardien de la paix, Emandion Louis en service au GMI de la même ville. Le procès dure deux ans. Le 17 février 1992, la chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Bafoussam rend son verdict. Le gardien de la paix est condamné à vie. Le mobile de son forfait reste non élucidé. Tout indique qu’il n’aura été qu’un bras séculier de commanditaires tapis dans l’ombre.
Deux années auparavant, en 1988, un 13 novembre, était également assassiné un autre avocat, Me Ngongo Ottou. Le dimanche précédant sa mort, les dernières personnes qui lui avaient rendu visite sont des membres bien connus d’Essingan, Omgba Damase et le Secrétaire d’Etat à la sécurité d’alors (actuelle DGSN), Ekani Denis. Juste après leur départ, deux expatriés de nationalités marocaine et française seraient rentrés par effraction dans le domicile de l’avocat et l’auraient agressé en pressurisant son crâne.
La série noire va se poursuivre avec des hommes et femmes de Dieu. Après les assassinats des Abbés Yomb Joseph, Bikoa Materne et Mgr Kounou Jean, c’est au tour du journaliste l’Abbé Mbassi Joseph qui est retrouvé mort dans sa chambre à Mvolyé dans la nuit du 24 et du 25 octobre 1988. La piste d’un crime passionnel est invoquée pour être écartée par la suite. L’Abbé aurait été en possession de documents compromettants. D’ailleurs sa mort serait liée à celle de Me Ngongo pour les mêmes mobiles. Qui sont les commanditaires ???
Dans la nuit du lundi, 2 septembre 1991, Mgr Yves Plumey, fondateur du collège Mazenod est assassiné dans sa résidence à Ngaoundéré. Des soupçons sont portés ici et là sur un certain Haman Sali, Homme politique, membre de l’UNDP, puis sur un nommé Noel qui fera deux ans de prison ou encore sur un évêque, Jean Pasquier. L’affaire sera classée par la suite.
Djoum, août 1991. Les Sœurs Germaine Marie et Marie-Léone de la congrégation de sœurs du Sacré cœur sont sauvagement abattues. L’assassin serait un certain Ondja’a Albert Landry qui malgré les preuves l’accablant clame pourtant son innocence. Avait-il besoin d’assassiner de vieilles dames sans défense pour les voler ? La vérité semble être ailleurs. Il se dit d’ailleurs que les vieilles sœurs détenaient les confidences d’une illustre disparue dont le neveu, Motaze Roger, alors Aide de camp du chef de l’Etat sera tué dans un accident de circulation suspect.
22 avril 1995, le Père Mveng est étranglé dans son lit. Le ministre de la Justice de l’époque appose des scellés sur le corps. La Messe de requiem a lieu sans le corps. Il se dit que son crâne aurait été ouvert et son cerveau emporté. Pour quoi faire ? Les assassins courent toujours. L’Etat se précipite pour le décorer à titre posthume.
Saura-t-on jamais un jour la vérité pour tous ces assassinats dont le caractère politique ne fait plus l’ombre d’un doute ? Que dire de la disparition de Mbara Goulongo Guérandi?
Un jour viendra où les archives du Renouveau seront déclassifiées et ce Régime répondra devant le tribunal des hommes et de l’histoire.  
Tissibe Djomond