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Paul Biya, un homme dépassé, du passé et du passif - Paul Biya, incapable de balayer devant sa porte

Paul Biya, un homme dépassé, du passé et du passif - Paul Biya, incapable de balayer devant sa porte

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Index de l'article
Paul Biya, un homme dépassé, du passé et du passif
La République des vampires
Paul Biya, incapable de balayer devant sa porte
Biya/Ahidjo: Je t'aime moi non plus
Conserver le pouvoir par la corruption
L'histoire du Renouveau-Rdpc s'écrit en lettres de sang
Au moins 70 000 morts sur les chemins du Renouveau
Emasculer pour rêgner
Valsero : Emotions de soutien pour encourager la ruine du Cameroun
Insécurités, lot quotidien des bizarreries
6 avril 1984: Un pogrome prémédité
Toutes les pages

Paul Biya, incapable de balayer devant sa porte
Dans presque tous ses discours depuis le 6 novembre 1982, Paul Biya ne cesse d’afficher sa détermination à lutter contre la corruption, les prévarications et autres malversations. Certes des Camerounais, qui n’ont pas la mémoire courte, ont assisté à l’arrestation de quelques barons du régime qu’une certaine opinion considère comme de simples lampistes. Ils n’oublieront pas de sitôt des affaires dans lesquelles Paul Biya et la famille présidentielle ont été impliqués. Ils n’hésitent pas à dire que l’exemple vient d’en-haut et que « Paul Biya devrait commencer d’abord par balayer devant sa porte ». Car, on ne peut honnêtement et objectivement requérir contre les crimes quand on les a soi-même commis et quand on a soi-même armé les mains des assassins ; surtout quand on est le premier responsable ayant, par calcul politique, transformé le microcosme et l’arène politique, les institutions républicaines, pour ne pas dire la société camerounaise tout entière en une caverne d’Ali Baba et/ou en un casino géant.
Quand Paul Biya accède au pouvoir en 1982, certains commentateurs se plaisent à dire, pour justifier la confiance en lui placée par feu le président Ahmadou Ahidjo, qu`il est un homme probe, le seul ministre de l`époque à ne posséder que 600 000 FCfa dans son compte bancaire. Que dire 34 ans après ? Titus Edzoa nous avait dit que l’homme-lion est devenu l’homme le plus riche du Cameroun. Le flou persiste sur l’étendue et l’origine de ses biens.
En 1992, Robert Messi Messi révélait, dans Jeune Afrique Économie que le couple présidentiel et sa famille s’étaient servis de la défunte Société camerounaise des banques (Scb) pour acquérir des villas haut standings, développer la Ferme du sud et " l'exploitation de Mvomeka'a ". Le pactole de la Scb avait également servi pour construire le palais de Mvomeka'a, aménager la piste d'atterrissage pour moyens courriers et s'offrir un terrain de golf de 9 trous dessinés par Cacoub. L'investissement est estimé à 108 millions de franc français, soit 10 milliards de francs cfa  non dévalués. Pour Messi Messi, c'est plus de 3 millards de francs cfa qui avaient été décaissés par le couple présidentiel. La boulimie du couple présidentiel ne prendra pas fin.
Entre 1988 et 1990, Paul Biya avait offert 7,781 milliards de francs Cfa au gourou Raymond Bernard et aux organisations dont il avait la charge. Aussi, des « abonnements », euphémisme de commissions, estimées à plusieurs millions de dollars, étaient prélevées par Elf sur chaque baril de pétrole et atterrissaient dans les comptes offshores de Paul Biya.
Maheu.