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Il y a de cela quelques semaines, le ministre de l’Industrie, des Mines et du Développement technologique était au-devant de l’actualité. Dans un papier, Georges-Alain Boyomo dans les colonnes du quotidien Mutations, édition du 20 septembre 2016 écrivait que Ernest Gwaboubou avait été convoqué dans les services du Premier ministre, en vue de voir clair dans son projet de nominations des directeurs et assimilés dans le département ministériel dont il a la charge. Outre lui, indiquait le confrère, on signalait parmi les participants à cette réunion de crise le secrétaire d’État auprès du Minimidt, Fuh Calistus Gentry, des proches collaborateurs de Philemon Yang, notamment le ministre secrétaire général des Services du Pm, Magloire Séraphin Fouda, le directeur du cabinet, Paul Ghogomu Mingo et le conseiller technique, Pierre Fabien Nkot. L’objet de cette convocation, poursuit-il, était des explications que le ministre devait donner « sur son «tsunami» relatifs aux postes de directeurs », et qui marginalisait de façon flagrante, aux dires des détracteurs du ministre  des ressortissants de la partie anglophone du Cameroun dont est originaire

le Premier ministre.
Cette convocation survenait après la signature, le 29 août 2016, d’un arrêté portant nomination des responsables dans les services centraux du Minimidt dans lequel le nouveau ministre donnait un coup de pied dans la fourmilière en promouvant 108 nouveaux responsables sur les 114 postes à pouvoir.
Il n’en fallait pas plus pour que certains responsables, sentant leur poste menacé, ameutent une certaine presse à leur solde, et usent de tous les subterfuges et artifices pour se maintenir à leur juteux poste. Que n’a-t-on pas écrit ? Que n’a-t-on pas lu sur ce ministre aux mille noms d’oiseaux de la forêt et de la basse-cour ? Des vertes et des pas mûres.
Tout observateur passablement attentif qui scrute l’univers du Minimidt peut comprendre les raisons souterraines de la grogne. En fixant pour objectif de nettoyer les écuries d’Augias, le nouveau ministre, après avoir pris le pouls de la maison voulait imprimer sa marque en donnant une nouvelle impulsion dans ce département ministériel. Ce faisant, il n’avait pas pris la mesure de la résistance qui n’allait pas tarder à s’organiser, étant donné qu’il devait toucher aux intérêts des personnes et personnalités insoupçonnées, haut placées, qui manœuvrent dans l’ombre. Il fallait d’ailleurs être naïf pour penser que ces personnes et personnalités que le président de la République par décret a placées sur des mines d’or, d’argent et autres métaux précieux, pouvaient rester les bras croisés et se faire éjecter de la mangeoire idéale où les spéculations des titres miniers et autres permis de recherches sont devenues leur sport favori. Ne posez surtout pas la question à M. Mbarga NDougsa Théophile, directeur de Géologie, il vous dira que ce qu’on dit de lui n’est que balivernes. Ne lui demandez pas s’il est soutenu, mieux s’il fait des affaires juteuses avec Séraphin Fouda comme on dit au ministère, à tort ou à raison, il n’osera même pas piper un mot, car il ne répond pas à la rumeur, même si chez nous la rumeur vient toujours d’en haut.
Ne lorgnez pas du côté de M. Mvogo Jean Kisito, directeur de mines et secrétaire permanent du processus de Kimberley au Cameroun, diminué après avoir été victime d’un AVC heureusement évacué en France, Dieu est grand, soutenu dit-on par Louis Paul Motaze qui veille au grain et est capable de faire des voyages en pensée et en esprit pour prévenir une éventuelle éviction de son poulain ? Vous aurez pour votre compte.
Au cours de notre vagabondage sans direction, nous sommes tombés sur une demande d’explications n°145/Minimidt/SG/DMG/SDAM, adressé à M Jean Kisito Mvogo, alors chef de service de la promotion minière. On peut y lire : « A l’issue d’une mission officielle de suivi administratif et technique des activités exercées par la société Yakani Mining Cameroon dans le cadre du permis de recherche Fongo Tongo, il est apparu que vous vous étiez impliqué directement dans les activités de terrain de cette société privée à l’insu de votre hiérarchie. Ceci est contraire aux dispositions des articles 35, 36 et 37 du statut général de la fonction publique de l’État, dispositions relatives notamment de servir et de se consacrer au service. À cet égard, je vous demande de fournir sous huitaine, des explications écrites sur ces manquements sur les accords et conditions de votre coopération avec cette société ainsi que sur le volume du travail fourni à son profit »
Le gars avait bien fourni des explications. Dieu seul sait si celles-ci avaient convaincu son supérieur hiérarchique. Toujours est-il que quelque temps après, par correspondance n° n°001469/Minimidt/SG/Dag/SDRSP/SP, le ministre lui adressait une lettre d’observation l’invitant « à davantage de conscience professionnelle et de sérieux dans la réalisation des missions qui […] sont confiées. ».

Et puis quoi encore ? Et si c’était ce pourquoi la guerre faisait rage dans ce ministère ? Cela n’avait pas empêché qu’il soit promu plus tard directeur des mines. Les morveux n’ont qu’à aller se moucher. Surtout s’ils n’ont pas compris que la chèvre broute là où elle est attachée, même si c’est là que le serpent vient la mordre.
Espérons que le Premier des ministres, Yang Philemon, n’a pas convoqué son ministre pour lui demander de laisser ses collaborateurs brouter les mines où ils sont attachés définitivement avec la colle araldite.
Ernest Gwaboubou doit graver cette leçon dans sa mémoire. Lorsque tu tentes de projeter la lumière sur les forces négatives vivant dans les ténèbres, tu mets en danger leurs intérêts et elles ripostent par tous les moyens. A bon entendeur !!!
Maheu