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alt Objet : Levée des immunités dans l’affaire de l’assassinat du colonel Nnanga Abo’o Pétain (Acte 2)

Excellence,
Cela fait exactement sept (7) mois que le tribunal militaire de Yaoundé a proposé aux Camerounais, un certain rendu de la justice relativement à l’affaire visée à l’objet.
L’économie générale de cette décision pose quelques problèmes comme nous l’avons indiqué dans la dernière correspondance à vous adressée, au regard des preuves et la fiabilité des témoignages présentées aussi bien en audience publique, qu’au juge d’instruction désigné dans le cadre du supplément d’information judiciaire que nous avons exigé, comme préalable devant conduire en toute logique à l’identification des commanditaires et complices de cet acte qui heurte la conscience humaine, une orientation que le tribunal a pris la précaution d’ignorer, pour ne retenir qu’une vérité partielle, voire partiale.

 

Monsieur le Président de la République!
Il me souvient que, dès votre accession à la magistrature suprême le 6 novembre 1982, vous avez pris l’engagement solennel de placer notre pays sous le règne de l’État de droit, lequel impose bien s’entend, en matière de procédure judiciaire, le respect du droit de recours. Il s’agit d’une règle d’ordre public qui donne la possibilité à un justiciable non satisfait d’une décision rendue par une juridiction inférieure, de pouvoir porter son litige devant une autre hiérarchiquement supérieure autrement composée.
J’ai souscris promptement à cette procédure, dans le respect des délais y afférents. Malheureusement, depuis le 4 septembre 2014, le dossier est toujours bloqué au tribunal militaire, au motif que, le juge ayant rendu la décision en premier ressort et de surcroit Président du tribunal, n’a toujours pas motivé par écrit sa sentence.

Monsieur le président de la République,
Cette attitude trahit une fois de trop la volonté du juge à ne pas faire avancer la procédure, pour protéger la République des hommes forts qui se met progressivement en place, en lieux et places de la Cité exemplaire projetée.
En raison de cela, faute de pouvoir vous rencontrer, édifiée par la jurisprudence de l’IRIC, je me mets à genoux pour vous supplier de bien vouloir demander, en votre qualité de Premier Magistrat et Commandant en Chef des Forces de Défense et de Sécurité camerounaises, au tribunal militaire de transmettre mon dossier au juge d’appel. Non pas pour essuyer mes larmes, mais pour dire et juger le droit conformément au droit positif camerounais. Car, que l’on s’appelle Ze Meka, Colonel Meka Meka Emmanuel, Elomo Marie épouse Nko’o Nyatte Archangelo…nul n’est au-dessus des lois.

En vous remerciant d’avance pour l’attention portée à ma supplication,
Veuillez croire, Excellence, Monsieur le Président de la République, à l’assurance de ma déférente considération.
Yaoundé, le 1er avril 2015
(é) Mme veuve Nnanga Alice

PJ :
- Mémoire d’appel
- Déclaration d’appel
- PV de notification du montant de a consignation
- Reçu de paiement de la consignation

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