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Les Camerounais ne s’amusent pas avec les affaires de cœur. Ce n’est pas le très sérieux journal gouvernemental qui affirmera le contraire. Dans une de ses dernières éditions, il est relaté qu’à Bafoussam, la capitale régionale de l’Ouest et village de Njitack Ngompé Pelé,  un monsieur qu’on croyait jusque-là respectable directeur général adjoint de société, la Société camerounaise de Plastiques n’a pas supporté une scène de tendresse entre son épouse et un ami. Guy Hervé Talla s’est ainsi donné la mort. Le couple, comme bien d’autres, s’était livré au plaisir d’une virée en boîte la nuit du 25 décembre 2012. C’est dans cette enceinte que le jeune Dga de 32 ans sera surpris par un échange de tendresses entre sa dulcinée et un costaud bien fringué lui aussi. L’homme blessé ramène son épouse à la maison, la tabasse au point de vouloir mettre fin à sa vie. Elle n’aurait eu la vie sauve que grâce au cadet de son bourreau de mari qui s’est interposé. Mais la colère d’Hervé était tel qu’il ne pouvait supporter la scène vécue.

Après avoir roué sa dulcinée de coups jusqu’à perte de confiance, le jeune chef d’entreprise s’est saisi d’une arme à feu pour se donner la mort. A la plus grande incompréhension de  son père Tagne Elie et non moins président-directeur général de la société Camerounaise de Plastiques. Ah les femmes. Quand cesseront-elles de tourmenter les hommes ?
Ce n’est surtout pas à l’honorable Jean Claude Fetheu qu’il faut poser cette question.  Les kongosseurs nombreux à Yaoundé racontent partout qu’entre Claude le Parisien et son épouse, c’est la guerre totale. Faute à un gugusse avec lequel elle a décidé de cocufier son mari. A la grande ire de son honorable époux. Qui en dépit de toutes sortes de menaces n’a pas pu calmer la flamme des amants. Pis, l’épouse indigne aurait même, selon toujours les gâteurs de nom de Yaoundé saisi les tribunaux pour déchirer l’acte de mariage. Que ne raconte-t-on pas ici dehors.
Ils sont nombreux ces gâteurs qui veulent faire main basse sur l’Office du baccalauréat du Cameroun (Obc) où les guerres fratricides, les démarches auprès des dignitaires du régime et des marabouts ont été entreprises. Des personnes reconnues pour leurs immoralités légendaires, qui se prévalent de leur ancienne de 10 à 15 ans dans la boite et qui se sont arrangées pour mettre Mme Ndoumbe-Manga Catherine, présidente du Conseil de direction dans le coup, ont entrepris des démarches auprès de Martin Belinga Eboutou, directeur du cabinet civil, afin qu’il intercède auprès du Kukuma pour leur nomination à la tête de cette institution ultrasensible, en remplacement de Zacharie Mbatsogo, admis à faire ses droits à la retraite et maintenu à la tête de l’Obc par Paul Biya qui veut voir clair avant d’autoriser la nomination de quelqu’un d’autre au poste de directeur de cet Office. Il n’y a pas longtemps, la femme d’un colonel de l’armée camerounaise, dont les bureaux sont situés non loin de la Cathédrale Notre Dame des Victoires à Yaoundé, lorgnait aussi du coté de Mvan. Mais, depuis quelque temps, elle pense beaucoup plus à sa retraite qui arrive à pas de course. ?Comme quoi, prendre son temps avant de décider n’est pas toujours un vilain défaut. No make erreur.
Depuis quelques mois, les défenseurs des causes perdues s’échinent à démontrer que la dénonciation rendue publique par l’Alliance pour la défense du bien public et mettant  en cause le fils du président de la République, Franck Emmanuel Olivier Biya dans une affaire de manipulation des bons du Trésor public d’une valeur de 100 milliards de francs Cfa est un pétard mouillé. Mais en omettant d’expliquer que l’opération a bénéficié de l’appui «grand nombre de membres de la famille du président Paul Biya».  Ce qui n’est pas faux. Tant nous expliquent quelques langues d’aspics, Dieudonné Evou Mekou (Dg Caa) n’est personne d’autre que le cousin direct de Franck Emmanuel Olivier Biya qui n’est lui-même personne d’autre que le cousin de Louis Paul Motaze et originaire de l’arrondissement de Meyomessala comme David Nkoto Emane (Dg Camtel).  Vous vous souvenez que selon la correspondance, qu’en 1997, face à la crise de trésorerie de l’État camerounais, le ministre des finances de l’époque obtient de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (Fmi) la permission de «titriser» la dette intérieure du pays. Deux entreprises d’État sont prioritairement visées par cette mesure. Les Obligations du trésor à coupon zéro (Otz) concernent la Camtel à hauteur de 110 milliards de Francs cfa et la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps) à hauteur de 270 milliards de Francs cfa. Vous comprenez donc pourquoi le directeur de la Caisse autonome d’amortissement (Caa) « a fait des diligences nécessaires» pour obtenir la main levée de 9 400 Otz de la Camtel, qui a permis à son cousin de fils aîné du chef de l’État d’engranger quelques petits milliards, en 40 jours, selon Jacques Fame Ndongo. Un autre acteur majeur dans la mafia qui eut lieu en 2006 s’appelait Alamine Ousmane Mey à l’époque Dg d’Afriland First bank. Que d’aucuns présentent comme un ami très proche de Franck Emmanuel Olivier Biya. Pas de rapprochement à faire pour expliquer son ascension au ministère des Finances. Fermons nos clapets.
Maheu

 

Paru dans Germinal n°080 du 10 janvier 2013