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Cameroun: autopsie d'un Etat naufragé - Le Cameroun, malade de sa justice

Cameroun: autopsie d'un Etat naufragé - Le Cameroun, malade de sa justice

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Index de l'article
Cameroun: autopsie d'un Etat naufragé
Trois décennies blanches et sèches
Visage de la pauvreté : une vie-misère
Santé : le coma avancé
Le Renouveau en rupture d’eau, d’électricité et de logements
Infrastructures de communication: des desseins aux actes manqués
Les billevesées du Renouveau
Plus de 50 ans de politique macabre et d’assassinats
Le Cameroun, malade de sa justice
Une justice aux ordres
L’humanité emprisonnée
Le conservatisme politique du Renouveau: Entre instinct, intérêt, censure et expression
Le management politique à dispense, à suspens et à distance de Paul Biya: Gagner du temps
Une diplomatie au service du pouvoir personnel
La tyrannie de la corruption
Jeux et enjeux de la manipulation dans la propagande électoraliste au Cameroun
50 ans après : quel avenir pour nos forces de défense?
La crise des valeurs au miroir de l’école camerounaise
Financement de l'éducation: Une politique obstinée de la pénurie
Coût de l’éducation et déscolarisation massive
Le calvaire des enseignants depuis 1993
Du plomb dans l’aile de la réforme
Une Urgence : sauver le système universitaire camerounais
Universités : Méformes comme résultantes des réformes
Professionnalisation de l’enseignement supérieur, business et problèmes annoncés
Réforme Lmd dans les Universités camerounaises: virage manqué?
Eglises et création d’universités privées au Cameroun: Enjeux stratégiques de l'investissement dans la formation supérieure
Privatisations: Un véritable marché de dupes
Le règne des idoles et l’athéisme camerounais
Médias sous le Renouveau : L’épreuve d’une liberté contrôlée
De Augustin Kontchou Kouomegni à Issa Tchiroma Bakari
Désacrilisation de la figure du pontife présidentiel et autopsie d'un Etat zombifié
Toutes les pages

Le Cameroun, malade de sa justice
Le 25 octobre 2010, nous avons introduit une demande d’informations auprès du Ministre de la Justice, Garde des Sceaux pour lui demander de mettre à notre disposition des données sur la carte judiciaire du Cameroun. Nous voulions avoir une idée sur le nombre de prisons, la population carcérale, le nombre de magistrats, de cours d’appels, de tribunaux de grande et première instances, d’huissiers de justice, d’avocats et de notaires. Notre demande, enregistrée sous le numéro 14 108, a été côtée, le 29 octobre 2010 à la Direction des affaires pénitentiaires, sise à Essos. Après de multiples va-et-et vient à la Dapen, un mois durant, le secrétaire du Dapen nous a demandé d’aller attendre la réponse du Vice premier ministre. De deux choses l’une : si quelqu’un refuse de mettre la lumière dans son domicile, c’est soit  parce que l’intérieur est sale, soit parce qu’à l’intérieur il y a des objets volés. La justice camerounaise est malade.
Après presque 20 ans du renouveau, la justice camerounaise n’a véritablement pas de lauriers à faire valoir.  Plus grave, certains acquis du système judiciaire  camerounais  sont largement remis en cause de nos jours. Ses problèmes les plus récurrents sont sa pauvreté en infrastructures, l’affairisme des ses acteurs, l’ingérence de l’Etat dans la fonction de juger, le  coût quasi prohibitif de la justice  qui en fait un outil de domination au service  d’une certaine classe sociale, l’absence de solennité, le refus de mettre en place les juridictions créées par la constitution 1996. Une illustration de ces différents problèmes prouve à suffire que le bon fonctionnement de l’appareil judiciaire n’a jamais été une préoccupation véritable pour le renouveau. Lire la suite

 

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Tribunal de première instance de Mendong (Yaoundé) déclaré fonctionnel, mais encore en construction (Photo: Germinal)