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Cameroun: autopsie d'un Etat naufragé - Médias sous le Renouveau : L’épreuve d’une liberté contrôlée

Cameroun: autopsie d'un Etat naufragé - Médias sous le Renouveau : L’épreuve d’une liberté contrôlée

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Index de l'article
Cameroun: autopsie d'un Etat naufragé
Trois décennies blanches et sèches
Visage de la pauvreté : une vie-misère
Santé : le coma avancé
Le Renouveau en rupture d’eau, d’électricité et de logements
Infrastructures de communication: des desseins aux actes manqués
Les billevesées du Renouveau
Plus de 50 ans de politique macabre et d’assassinats
Le Cameroun, malade de sa justice
Une justice aux ordres
L’humanité emprisonnée
Le conservatisme politique du Renouveau: Entre instinct, intérêt, censure et expression
Le management politique à dispense, à suspens et à distance de Paul Biya: Gagner du temps
Une diplomatie au service du pouvoir personnel
La tyrannie de la corruption
Jeux et enjeux de la manipulation dans la propagande électoraliste au Cameroun
50 ans après : quel avenir pour nos forces de défense?
La crise des valeurs au miroir de l’école camerounaise
Financement de l'éducation: Une politique obstinée de la pénurie
Coût de l’éducation et déscolarisation massive
Le calvaire des enseignants depuis 1993
Du plomb dans l’aile de la réforme
Une Urgence : sauver le système universitaire camerounais
Universités : Méformes comme résultantes des réformes
Professionnalisation de l’enseignement supérieur, business et problèmes annoncés
Réforme Lmd dans les Universités camerounaises: virage manqué?
Eglises et création d’universités privées au Cameroun: Enjeux stratégiques de l'investissement dans la formation supérieure
Privatisations: Un véritable marché de dupes
Le règne des idoles et l’athéisme camerounais
Médias sous le Renouveau : L’épreuve d’une liberté contrôlée
De Augustin Kontchou Kouomegni à Issa Tchiroma Bakari
Désacrilisation de la figure du pontife présidentiel et autopsie d'un Etat zombifié
Toutes les pages

Médias sous le Renouveau : L’épreuve d’une liberté contrôlée
Globalement, sous le règne de Paul Biya, la liberté de presse éclot. Mais le pouvoir garde un contrôle politique assez rude sur les médias. Ce double mouvement peut se lire en trois temps : d’abord l’ouverture au début de l’exercice du pouvoir, ensuite une réticence à l’approche de l’année 1990, enfin le contrôle du « laisser aller » des années 1990 et 2000.
A/ 19821 – 1987 : l’ouverture dans les faits et par le verbe
Entre 1982  et 1984, de nouveaux titres de journaux camerounais enrichissent le paysage médiatique. Paul Biya vient d’accéder au pouvoir et manifeste sa volonté de rompre avec les méthodes liberticides de son prédécesseur Ahmadou Ahidjo. « Sur la cinquantaine de journaux autorisés à paraître, une quarantaine paraît effectivement. Des observateurs sérieux parlèrent à l’époque du ‘boum’ de la presse camerounaise pour signifier les modifications de fond qui s’opéraient ainsi dans l’univers médiatique camerounais », affirme Mbotto Fouda2 .
Le 06 juillet 1984, Paul Biya lui-même fait le constat dans une interview à Cameroon tribune : « J’observe avec satisfaction que notre presse s’est considérablement diversifiée [et qu’elle] connaît un regain de dynamisme. Les titres nombreux et variés qui ont fleuri sur le marché de l’information doivent permettre à nos populations d’avoir accès à une information plus diversifiée, abordée sous différents aspects et donnant lieu à ce double débat d’idées qui est l’une des options essentielles de notre politique d’ouverture, de libéralisation et de démocratisation, telle qu’elle est inscrite dans le programme du Renouveau national. » L’ouverture dont parle le chef de l’Etat semble se confirmer avec « l’intrusion » de certains titres dans l’arène politique. Car, avant, les médias ne traitaient surtout que du sport et des faits divers. Lire la suite