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Cameroun: autopsie d'un Etat naufragé - Le calvaire des enseignants depuis 1993

Cameroun: autopsie d'un Etat naufragé - Le calvaire des enseignants depuis 1993

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Index de l'article
Cameroun: autopsie d'un Etat naufragé
Trois décennies blanches et sèches
Visage de la pauvreté : une vie-misère
Santé : le coma avancé
Le Renouveau en rupture d’eau, d’électricité et de logements
Infrastructures de communication: des desseins aux actes manqués
Les billevesées du Renouveau
Plus de 50 ans de politique macabre et d’assassinats
Le Cameroun, malade de sa justice
Une justice aux ordres
L’humanité emprisonnée
Le conservatisme politique du Renouveau: Entre instinct, intérêt, censure et expression
Le management politique à dispense, à suspens et à distance de Paul Biya: Gagner du temps
Une diplomatie au service du pouvoir personnel
La tyrannie de la corruption
Jeux et enjeux de la manipulation dans la propagande électoraliste au Cameroun
50 ans après : quel avenir pour nos forces de défense?
La crise des valeurs au miroir de l’école camerounaise
Financement de l'éducation: Une politique obstinée de la pénurie
Coût de l’éducation et déscolarisation massive
Le calvaire des enseignants depuis 1993
Du plomb dans l’aile de la réforme
Une Urgence : sauver le système universitaire camerounais
Universités : Méformes comme résultantes des réformes
Professionnalisation de l’enseignement supérieur, business et problèmes annoncés
Réforme Lmd dans les Universités camerounaises: virage manqué?
Eglises et création d’universités privées au Cameroun: Enjeux stratégiques de l'investissement dans la formation supérieure
Privatisations: Un véritable marché de dupes
Le règne des idoles et l’athéisme camerounais
Médias sous le Renouveau : L’épreuve d’une liberté contrôlée
De Augustin Kontchou Kouomegni à Issa Tchiroma Bakari
Désacrilisation de la figure du pontife présidentiel et autopsie d'un Etat zombifié
Toutes les pages

Le calvaire des enseignants depuis 1993
Les ministères chargés des questions éducatives constituent des secteurs prioritaires dans la confection du budget de l’Etat, aime-ton à faire croire. Et pour convaincre le public naïf, qui a ses propres problèmes à gérer et qui de toute façon est peu enclin à scruter derrière le vernis chatoyant dont on recouvre une réalité finalement assez hideuse, l’on débite une avalanche de chiffres du budget. Il suffit pourtant de gratter un tantinet : et que découvre-ton ? Une grosse plaie qui n’a cessé de pourrir, qui suppure abondamment, et dont l’odeur incommode et pousse chacun à se boucher le nez.
La télévision nationale a depuis longtemps supprimé le débat du 05 octobre à peine amorcé au début des années 2000, et qui permettait aux enseignants, à l’occasion de la Journée Mondiale consacrée à ce corps, de poser quelques-unes des questions qui dérangent sur l’éducation dans notre pays. De toutes les chaînes qui existent en ce moment, radio, télévision, aucune n’a pour l’instant mis au point une émission consacrée à l’éducation. C’est que poser les problèmes de l’éducation a fini par se ramener à poser les problèmes des enseignants, que personne ne veut soulever, parce que au fond personne n’a la volonté de les résoudre, tant pis pour les enseignants. Il faut pourtant inverser la perspective, et insister sur le fait que poser les problèmes des enseignants, c’est poser le problème de l’éducation. Depuis 1993, lorsque sans la moindre consultation et sans aucun texte l’on a montré aux enseignants à quel point l’on avait du mépris dans notre pays pour l’intelligence, un long calvaire a commencé pour les professionnels de la craie, et malheureusement aussi pour l’éducation dans son ensemble.  Lire la suite