• Full Screen
  • Wide Screen
  • Narrow Screen
  • Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size
Cameroun: autopsie d'un Etat naufragé - Coût de l’éducation et déscolarisation massive

Cameroun: autopsie d'un Etat naufragé - Coût de l’éducation et déscolarisation massive

Envoyer Imprimer PDF
Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 
Index de l'article
Cameroun: autopsie d'un Etat naufragé
Trois décennies blanches et sèches
Visage de la pauvreté : une vie-misère
Santé : le coma avancé
Le Renouveau en rupture d’eau, d’électricité et de logements
Infrastructures de communication: des desseins aux actes manqués
Les billevesées du Renouveau
Plus de 50 ans de politique macabre et d’assassinats
Le Cameroun, malade de sa justice
Une justice aux ordres
L’humanité emprisonnée
Le conservatisme politique du Renouveau: Entre instinct, intérêt, censure et expression
Le management politique à dispense, à suspens et à distance de Paul Biya: Gagner du temps
Une diplomatie au service du pouvoir personnel
La tyrannie de la corruption
Jeux et enjeux de la manipulation dans la propagande électoraliste au Cameroun
50 ans après : quel avenir pour nos forces de défense?
La crise des valeurs au miroir de l’école camerounaise
Financement de l'éducation: Une politique obstinée de la pénurie
Coût de l’éducation et déscolarisation massive
Le calvaire des enseignants depuis 1993
Du plomb dans l’aile de la réforme
Une Urgence : sauver le système universitaire camerounais
Universités : Méformes comme résultantes des réformes
Professionnalisation de l’enseignement supérieur, business et problèmes annoncés
Réforme Lmd dans les Universités camerounaises: virage manqué?
Eglises et création d’universités privées au Cameroun: Enjeux stratégiques de l'investissement dans la formation supérieure
Privatisations: Un véritable marché de dupes
Le règne des idoles et l’athéisme camerounais
Médias sous le Renouveau : L’épreuve d’une liberté contrôlée
De Augustin Kontchou Kouomegni à Issa Tchiroma Bakari
Désacrilisation de la figure du pontife présidentiel et autopsie d'un Etat zombifié
Toutes les pages

Coût de l’éducation et déscolarisation massive
Le Cameroun a la particularité à défaut du monopole de pouvoir à tout moment se prévaloir de disposer d’une pléthore de textes d’une qualité remarquable. C’est pourtant un truisme de dire que ceux qui nous dirigent n’en appliquent que les aspects qui les arrangent ou ne les dérangent pas. A titre d’exemple, lorsque l’on parle du droit à l’éducation au Cameroun, l’on peut indifféremment s’appuyer sur les préambules des diverses Constitutions en vigueur qui garantissent celui-ci, ou sur la loi de 1998 d’orientation de l’éducation. Le préambule de la Constitution du 18 janvier 1996, qui fait partie intégrante de ce texte comme l’affirme son article 65 dispose en effet que « L’Etat assure à l’enfant le droit à l’instruction. L’enseignement primaire est obligatoire ». L’article 6 de la loi d’orientation de l’éducation de 1998 rappelle que « L'Etat assure à l'enfant le droit à l'éducation » et son article 9 précise que: « L'enseignement primaire est obligatoire ». Les petits Camerounais à bénéficier de ce droit apparemment sans exclusive ne sont pourtant qu’une étroite minorité. Bien sûr, ils accèdent presque tous au premier niveau de l’éducation de base comme l’attestent les taux bruts de scolarisation supérieurs à 80% ; c’est toutefois pour en repartir rapidement, et au niveau de la classe de Cm2, plus de 40% n’y sont plus. Un tel taux de déperdition, insolemment élevé, atteint le pic de 75% dès la classe de 4è du secondaire. Au-delà du fait que les enfants camerounais apprennent à détester  l’école en raison de son inconfort (cf. « Financement de l’éducation au Cameroun : une politique obstinée de la pénurie »), d’autres facteurs entrent en jeu qui contribuent puissamment à écarter cette jeunesse des campus scolaires et des salles de cours. L’un de ces facteurs est le coût de l’éducation, tant dans le public que dans le privé qui gagne chaque jour en importance. A lui tout seul, il est responsable d’une déscolarisation massive depuis près de deux décennies. Lire la suite