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Cameroun: autopsie d'un Etat naufragé - La tyrannie de la corruption

Cameroun: autopsie d'un Etat naufragé - La tyrannie de la corruption

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Index de l'article
Cameroun: autopsie d'un Etat naufragé
Trois décennies blanches et sèches
Visage de la pauvreté : une vie-misère
Santé : le coma avancé
Le Renouveau en rupture d’eau, d’électricité et de logements
Infrastructures de communication: des desseins aux actes manqués
Les billevesées du Renouveau
Plus de 50 ans de politique macabre et d’assassinats
Le Cameroun, malade de sa justice
Une justice aux ordres
L’humanité emprisonnée
Le conservatisme politique du Renouveau: Entre instinct, intérêt, censure et expression
Le management politique à dispense, à suspens et à distance de Paul Biya: Gagner du temps
Une diplomatie au service du pouvoir personnel
La tyrannie de la corruption
Jeux et enjeux de la manipulation dans la propagande électoraliste au Cameroun
50 ans après : quel avenir pour nos forces de défense?
La crise des valeurs au miroir de l’école camerounaise
Financement de l'éducation: Une politique obstinée de la pénurie
Coût de l’éducation et déscolarisation massive
Le calvaire des enseignants depuis 1993
Du plomb dans l’aile de la réforme
Une Urgence : sauver le système universitaire camerounais
Universités : Méformes comme résultantes des réformes
Professionnalisation de l’enseignement supérieur, business et problèmes annoncés
Réforme Lmd dans les Universités camerounaises: virage manqué?
Eglises et création d’universités privées au Cameroun: Enjeux stratégiques de l'investissement dans la formation supérieure
Privatisations: Un véritable marché de dupes
Le règne des idoles et l’athéisme camerounais
Médias sous le Renouveau : L’épreuve d’une liberté contrôlée
De Augustin Kontchou Kouomegni à Issa Tchiroma Bakari
Désacrilisation de la figure du pontife présidentiel et autopsie d'un Etat zombifié
Toutes les pages

La tyrannie de la corruption
Interrogé sur la corruption, je suis tenté de répondre : « le mieux est que nous n’en parlions plus ». Au-delà d’un mouvement d’humeur, d’agacement ou de lassitude que pourrait trahir cette réaction, il est permis d’en attendre davantage, de la prendre plus au sérieux, plus qu’une boutade, à titre d’hypothèse, d’exercice ou de jeu de la pensée.

 

1) C’est Spinoza qui nous avertit que les affaires humaines iraient bien mieux si nous avions une capacité égale de parler et de nous taire. Nous sommes diserts et intarissables sur la corruption. Imaginons un instant que la rumeur, les papotages de cabarets ou de salons, les journaux et les médias (sauf ceux de l’Etat) fassent silence sur les méfaits que l’on attribue à la « corruption », sur ceux .qu’on soupçonne ou accuse de s’y adonner. Supposons que nous en fassions un mot tabou, dont on s’excuse lorsqu’il nous échappe (en se purifiant les lèvres). Et si, nous étions parallèlement comme atteints de surdité sélective à son endroit, à ses équivalents, à ses désignations métaphoriques, argotiques, cryptées, périphrastiques ? Lire la suite