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Maniere de voir

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Pour Gbagbo, j'accuse

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Monsieur le président ;
Dès le mois de décembre, alors que le président Gbagbo s’était fait investir président de la république Ivoirienne, et vous avait confiné au Golf-hôtel, j’avais le plus sérieusement au monde demandé à m’engager auprès des forces qui vous défendaient. Tel un volontaire des Brigades internationales, je voulais servir – et peut-être mourir – pour la démocratie. Les personnes contactées m’avaient fait savoir que les seules possibilités pour le faire serait de rejoindre la rébellion au nord de la Côte d’Ivoire, ou de retourner dans notre armée nationale, et espérer qu’on me renvoie à Abidjan. Je n’ai jamais eu l’âme d’un rebelle, et la liberté dont je jouissais depuis que j’avais quitté l’armée m’était trop précieuse pour la jouer sur un tel engagement. Je vous ai donc défendu avec une autre arme : ma plume. J’ai multiplié les articles, lettres ouvertes et interventions dans les médias pour dire mon amour pour votre pays, et ma conviction de votre victoire. Ceci m’a certes valu la perte de certaines amitiés d’armes,

Mise à jour le Dimanche, 13 Mai 2012 13:15

Les juristes de la tyrannie : A propos de la démission de Maurice Kamto

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Extraodinaire que ce pays nommé Cameroun ! Maurice Kamto qui a été vice-ministre de la justice pendant l’un des septennats le plus sanglants des trente ans du régime de Paul Biya démissionne, et chacun s’extasie en louanges ! Que dire, sinon paraphraser une phrase publiée il y a quelques jours dans Le Jour : ‘Il y en a qui s’imaginent pouvoir faire carrière dans la poudrière.’ C’est sans doute le résumé de ces années passées par cet homme de droit comme on nous dit, dans le gouvernement de l’assassin, années qui se closent aujourd’hui de sa propre décision. Ainsi lui aussi aura ajouté son nom à la liste bien longue des juristes de la tyrannie, même si en claquant les portes à celle-ci, il nous rappelle que jusqu’ici seul quelques-uns ont démissionné de ce bourbier : un seul avant lui, en fait, Garga Haman Adji il y a vingt ans. Pourtant, faut-il applaudir comme le font certains dans la presse – et surtout dans celle où il avait des intérêts bien définis ?

Mise à jour le Dimanche, 13 Mai 2012 13:21

Y'en a marre des jouisseurs qui nous gouvernent !

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Le monde est en crise. Ailleurs, les dirigeants se tuent à la tâche, cherchent les voies et moyens de se tirer d’affaire. Chez nous, nos gouvernants jouissent de leurs privilèges et tant pis pour les citoyens. Il faut que ça change !
Face à la crise économique, de nombreux pays européens ont décidé de réagir. Ils adoptent çà et là un train de mesures pour juguler le marasme économique actuel dans le vieux continent. En France, par exemple, le Premier ministre, François Fillon, a présenté le 7 novembre dernier un plan d’austérité dont le but, selon lui, est d'économiser 100 milliards d'euros pour arriver à zéro déficit d’ici 2016.
D’une part, le gouvernement français envisage l’augmentation des recettes de l’Etat à travers de nouveaux impôts et, d’autre part, la réduction des dépenses publiques. Parmi les mesures qui visent à diminuer le train de vie de l’Etat, on peut citer la décision symbolique de geler les salaires du chef de l’Etat et des ministres jusqu’en 2016.
Mise à jour le Vendredi, 25 Novembre 2011 07:39

L’Etat tribal

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Le 28 avril 2005, Aloysius Embwam, 25 ans, étudiant en sciences de l’environnement (voir photo), retournait d’une rencontre avec son directeur de thèse de maitrise. Jour fatidique pour lui, car ses camarades étudiants étaient en grève. Ils se rebellaient contre la nouvelle liste d’admission à la nouvelle faculté de médecine envoyée de Yaoundé, et qui avait néantisé la liste publiée auparavant par le jury de professeurs de l’université de Buéa. La liste de Jacques Fame Ndongo, ministre de l’enseignement supérieur, au contraire de celle qui fut publiée auparavant, était emplie de noms bétis, qui n’avaient parfois pas été admis dans la liste de l’université de Buéa, tandis que de nombreux noms non-béti d’abord admis sur la liste de Buéa, étaient soudain recalés. Routinier tribalisme administratif que pratique le régime de Biya, dirait tout Camerounais ici, seulement, cette fois, ce fut l’étincelle qui embrasa tout, et fit le chancelier inviter la gendarmerie sur le campus. De nombreux étudiants, dont Eloysius Embwam furent ainsi abattus. Lui fut exécuté à bout portant dans la nuque

« I do so swear » ou la malhonnêteté politique de Biya

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Les faits
A chaque prestation de serment, à la question du Président de l’Assemblée Nationale « vous engagez-vous sur l'honneur à remplir loyalement les fonctions que le peuple camerounais vous a confié et jurez-vous solennellement devant Dieu et devant les hommes de consacrer toutes vos forces à conserver, protéger, défendre la Constitution et les lois de la République du Cameroun, à veiller au bien général de la Nation, soutenir et défendre l'unité, l'intégrité, l'indépendance de la patrie camerounaise », Biya répond en anglais : « I do so swear ».
Ce serment de la République du Cameroun dispose de plusieurs implications : C’est d’abord un serment de fidélité qui engage la Loyauté de celui qui le prête (en l’occurrence Biya) envers une autre entité objet du serment (peuple camerounais). C’est aussi un serment mystico-religieux compris dans l’action de jurer ou de faire un engagement solennel devant Dieu. C’est par ailleurs un serment politique au sens de la fraternité engageant le Président à conduire les Camerounais vers un

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