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Maniere de voir

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Modestement défini, émerger c’est sortir la tête de l’eau. Le verbe irrigue le discours public contemporain et nourrit, par une sorte d'exaltation métaphysique, les fantasmes les plus insoupçonnés des populations. Il n’y a pas jusqu’aux hommes de science qui ne se soient saisis de la frénésie ambiante, exprimant à l’envi, par leurs doctes nuances sémantiques, la teneur indécise et la configuration dynamique de l'idée d'émergence, parfois référée à la « montée en puissance » des économies, tantôt assimilée au développement infrastructurel et industriel, aux « grandes réalisations », « grands chantiers », grands travaux et autres « projets structurants ».
Cependant, la banalisation du concept, la banalité de son usage et la fluctuation des projections, dont les échéances les plus optimistes émanent parfois de nations sans ressources apparentes ou celles dont les années d’instabilité politique ont multiplié les besoins de développement, incitent à penser que cette notion reste encore à définir.
Dans une interview du 02 Décembre 2013 parue dans le quotidien Cameroon Tribune, Monsieur Abaga Nchama Lucas, Gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), indique que « les niveaux de taux de croissance du PIB dans la zone [CEMAC] se situent entre 4 et 5% en moyenne ces cinq dernières années, ce qui n’est pas du tout suffisant pour atteindre nos objectifs d’émergence (…) Avec un taux de croissance de 4, voire 5%, nous ne pouvons pas aspirer à devenir des économies émergentes à l’horizon que nous nous sommes fixés ».

Mise à jour le Lundi, 24 Mars 2014 06:36

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Le 29 juillet 2013 dernier, Mgr Victor Tonye Bakot, jusqu’à cette date Archevêque de Yaoundé (depuis 2003), renonçait au gouvernement pastoral de cet important territoire de l’Église de Dieu qui est au Cameroun, sous la pression du Nonce apostolique, Mgr Piero Pioppo. Mgr Bakot avait sollicité deux semaines de réflexion, qui lui furent refusées net et sans explications. Il avait alors été sommé de signer sa renonciation quam primum. Le même 29 juillet 2013, le Pape François acceptait les démissions des Archevêques de Lubjana et de Maribor, de l’Église de la Slovénie, pour une scabreuse histoire de mauvais investissements qui a coûté une faramineuse somme de 800 millions d’euros, soit environ 500 milliards de FCfa à titre de pertes à l’Église de ce petit pays qui ne totalise en tout et pour tout que deux archidiocèses. Le site web Vatican Insider, qui faisait écho de la décision du Saint Père, parlait plutôt de « questions domaniales » en ce qui concernait Mgr Tonye Bakot, et non de détournements de fonds, comme semblait véhiculer la propagande d’une certaine presse locale.

Au moment où les esprits se sont calmés et dépassionnés, il convient de relire avec objectivité et lucidité cet événement qui est tombé sur tous les fidèles et les hommes de bonne volonté comme un coup de massue ; un coup de tonnerre dans un ciel serein de ce 29 juillet 2013.

Mise à jour le Lundi, 24 Mars 2014 06:32

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Diplomate de carrière de 1972 à 2009, Pierre Charasse fut ambassadeur, notamment au Pakistan, en Uruguay et au Pérou, et a représenté la France dans de nombreuses instances internationales. Depuis le Mexique où, retraité, il réside, il vient d'adresser une lettre aussi ironique que cinglante à François Hollande sur la crise syrienne.

Monsieur le Président de la République,

Dans l’épreuve que subit actuellement l’humanité du fait de la présence d’armes chimiques en Syrie, vous avez pris la tête d’un grand mouvement mondial au nom de « l’obligation de protéger » les populations civiles menacées. Vous avez très bien expliqué dans votre discours du 27 août devant vos Ambassadeurs que c’était là la vocation de la France, comme elle l’a fait en Libye récemment, et qu’elle ne manquerait pas à son devoir. Votre détermination exemplaire devrait rapidement convaincre vos partenaires européens flageolants et les opinions publiques pleutres, en France, en Grande Bretagne, aux Etats-Unis et partout dans le monde, du bien-fondé d’une  intervention militaire chirurgicale en Syrie.
Naturellement, comme vous l’avez rappelé le 27 août, « l’obligation de protéger » s’inscrit dans une démarche très réglementée par les Nations Unies et incombe en premier lieu aux Etats concernés : protéger leur propre population.

Mise à jour le Samedi, 28 Septembre 2013 07:17

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Diplomate de carrière de 1972 à 2009, Pierre Charasse fut ambassadeur, notamment au Pakistan, en Uruguay et au Pérou, et a représenté la France dans de nombreuses instances internationales. Depuis le Mexique où, retraité, il réside, il vient d'adresser une lettre aussi ironique que cinglante à François Hollande sur la crise syrienne.

Monsieur le Président de la République,
Dans l’épreuve que subit actuellement l’humanité du fait de la présence d’armes chimiques en Syrie, vous avez pris la tête d’un grand mouvement mondial au nom de « l’obligation de protéger » les populations civiles menacées. Vous avez très bien expliqué dans votre discours du 27 août devant vos Ambassadeurs que c’était là la vocation de la France, comme elle l’a fait en Libye récemment, et qu’elle ne manquerait pas à son devoir. Votre détermination exemplaire devrait rapidement convaincre vos partenaires européens flageolants et les opinions publiques pleutres, en France, en Grande Bretagne, aux Etats-Unis et partout dans le monde, du bien-fondé d’une  intervention militaire chirurgicale en Syrie.
Naturellement, comme vous l’avez rappelé le 27 août,

Mise à jour le Vendredi, 04 Octobre 2013 09:51

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Son succès académique, ses ouvrages, ses articles et déclarations aux medias sociaux et en particulier à la radio et télévision ont fait de lui un homme assez connu au Cameroun et un peu au-delà. Beaucoup admirent ses déclarations et son courage, et le regardent comme un fils du pays qui travaille pour le triomphe de la justice, qui lutte contre la corruption, les pratiques occultes rétrogrades et se bat pour le redressement national.  C’est sur ce Camerounais, Charles Ateba Eyene (personnage assez connu, mal connu et assez ambigu que j’ai connu à l’université de Yaoundé dans les années 1990) que l’attention est portée ici.
Charles Ateba Eyene : Pièce importante et sérieuse de la société camerounaise ou simple Intelligence bouffonne ?
Pour l’histoire, il convient de jeter ici et maintenant un modeste faisceau de lumière sur Charles Ateba Eyene, sur son discours, sur le sens et la portée de ses actes et leurs conséquences sur le Cameroun d’aujourd’hui et de demain.
Je dis bien pour l’histoire, parce qu’au Cameroun comme partout en Afrique les gens se refusent constamment de saisir l’histoire ou le passé solidement et d’en faire un sujet de méditation et le guide du présent et de l’avenir.

Mise à jour le Lundi, 24 Mars 2014 06:31

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