• Full Screen
  • Wide Screen
  • Narrow Screen
  • Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size

Maniere de voir

Information about the software behind Joomla!

Contre l’instauration du poste de Vice-président, pour les réformes électorales de fond, seules gages d’une succession démocratique et apaisée

Envoyer Imprimer PDF

Peu avant l’ouverture de la session parlementaire du mois de mars 2014, dans un article de presse,  j’ai alerté les Camerounais sur le projet  d’un coup d’état constitutionnel qui se tramait dans les coulisses  du pouvoir.  Comme souvent, les intellectuels pantouflards  m’ont raillé puis accusé d’instruire un procès en sorcellerie contre le pouvoir. De façon générale, cette alerte a donné lieu à un vif débat dans tous les médias nationaux. Pendant des semaines, en effet, les arguments et contres arguments se sont affrontés sur la nécessité, la possibilité juridique et surtout  l’opportunité  politique de la création d’un poste de vice – président successeur constitutionnel. Mais, finalement, la session s’est achevée sans que le projet soit présenté aux députés. Ce projet qui tient tant à cœur le président BIYA dont le souci de contrôler sa succession dans le moindre détail est connu, apparaît comme le dernier verrou de la stratégie  de son clan  visant la confiscation du pouvoir.  Il est plus que probable qu’il ressurgisse au cours de la prochaine session à défaut, au cours des sessions à venir.

Mise à jour le Vendredi, 05 Septembre 2014 09:27

L’équation Boko Haram, la géopolitique internationale et les Africains

Envoyer Imprimer PDF

Ce monde n’est pas un paradis. Mais faut-il pour autant accepter que la vie des peuples africains en ce vingt et unième siècle vire au cauchemar collectif et permanent ? Telle est la spirale obscurantiste qui envahit actuellement le Nigeria, le Nord-Cameroun, le Niger et le Mali. Tel est le sort affreux des victimes innocentes de Boko Haram à Maiduguri, Damaturu, Waza, Konduga, Dumba, Gashigar, Bama, Njaba, Firgu, Benisheik et consorts. Lorsque l’horreur et la terreur s’unissent pour infliger à une société l’expérience quotidienne de l’enfer, le devoir de tous les hommes et femmes de bonne volonté est de s’unir autour de principes éthiques clairs et intangibles, afin de répondre avec fermeté et humanité à l’offense faite à leur dignité. La secte terroriste Boko Haram, groupe sunnite pour la prédication et le Jihad , fondée en 2002 par Mohamed Yusuf, avec pour objectif l’application de la Charia aux peuples africains, pose la barre  à un niveau de radicalité qui requiert nos réponses claires à trois questions : 1) En quoi consiste l’équation Boko Haram pour l’Afrique contemporaine ?

Mise à jour le Jeudi, 11 Septembre 2014 09:27

Cameroun : la diaspora, l’une des clés de notre développement

Envoyer Imprimer PDF

Malgré d’immenses potentialités, son relatif endettement et sa stabilité, le Cameroun a d’énormes difficultés à trouver les financements pour financer ses projets de développement et son économie.
En effet, après plusieurs décennies d’errance et de manque de vision, on peut affirmer que notre a pris beaucoup de retard par rapport à d’autre pays de même structure économique.
En outre, dans un contexte de globalisation et de crise financière mondiale généralisée, les petites stratégies de lutte pour le maintien au pouvoir ne peuvent prendre le dessus sur l’intérêt général et l’avenir des Camerounais et du Cameroun.
De ce fait, dans la conception et la mise en œuvre de nos programmes de développement, plusieurs variables doivent nécessairement nous inspirer. Pour rebâtir l’Afrique, bien au-delà de l’exploitation minière, agricole, forestière, halieutique et énergétique, il y a en outre l’histoire. Notre histoire qui nous interroge et nous poursuit et qui de plus est, doit également nous inspirer.  Et c’est à juste titre que l’on dit, « pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient ». En effet, s’il doit incontestablement, dans nos processus de conception et d’élaboration des politiques, être légitimement question des structures organisationnelles et structurantes de nos économies, que ce soit du secteur secondaire ou de l’industrie lourde, il y a tout aussi légitimement une autre donnée essentielle que nous devrons forcément intégrer dans notre démarche, la promotion et la réalisation de l’intégration de toutes les composantes de l’homme Africain, où qu’il soit et quoiqu’il soit devenu.

Mise à jour le Lundi, 30 Juin 2014 10:21

Controverse : tribalisme multiforme et l’État tribal au Cameroun

Envoyer Imprimer PDF

Le multi-tribalisme d’État au Cameroun : quelques pistes de réflexion aux lambertoniens
Dans l’espace public, le débat enfle. Les multiples sorties fort médiatisées l’ex-président du Manidem Anicet Ekanè (Mutations, n° 3642 du 7 mai 2014, La Météo hebdo, n° 593 du 12 mai 2014) et la « réponse » de Patrice Nganang (Mutations n° 3646 du 13 mai 2014) soulignent en effet que la question tribale est désormais inscrite dans les gênes réflexives et discursives des intellectuels et acteurs politiques camerounais. Mais aussitôt évoquée très vite emballée, tant cette question met toujours en lumière des positions les plus radicales et des plus carrées avec une sorte d’automatisme au fil de l’analyse, sans qu’on ne se satisfasse d’une argumentation lucide et sereine. Et pourtant l’État est questionné dans son modèle d’organisation et de distribution de ses rentes et de ses positions. Car c’est bien de cela qu’il s’agit lorsque l’on parle de l’État tribal ou du tribalisme d’État. Aussi bien chez Anicet Ekanè que chez Patrice Nganang, il se dégage nettement que l’État du Cameroun depuis sa genèse (1956) que dans son format actuel, reste ontologiquement tribal, que les détenteurs de pouvoir suprême, d’Ahidjo à Biya, se sont alors échinés à construire laborieusement.

Mise à jour le Jeudi, 04 Décembre 2014 15:34

La question du franc CFA et la monnaie binaire (nationale) !

Envoyer Imprimer PDF

Dans le cadre de la construction d'une monnaie africaine au sein de l'Union Africaine, le fait que quinze pays africains utilisent une monnaie unique et commune pourrait être une chance pour les zones concernées et à terme pour l'Afrique éventuellement à condition que certains préalables soient respectés.
Si le Cameroun doit continuer à affirmer son appartenance à la zone CFA, la condition qu’il devrait dès à présent imposer est que la Banque des États d’Afrique Centrale (BEAC) qui est l’agent opérationnel de la politique monétaire en Afrique Centrale, définisse et conduise de manière indépendante, libre et autonome la politique monétaire commune. C’est-à-dire que la monnaie frappée par la Banque centrale ne doit plus bénéficier de la garantie française et que les Français n’ont plus de raison de faire partie du Conseil d’administration.
En effet, il faut ici reconnaître que depuis les indépendances, aucun dirigeant des pays sous influence française, n’a eu le courage d’affronter le problème structurel du franc CFA. Nous avons dans deux zones régionales africaines (Ouest et Centre) une monnaie unique sans gouvernement unique. Dans la zone CEMAC, le franc CFA doit faire face à six gouvernements avec six politiques économiques différentes et plusieurs marchés d’obligations.

Mise à jour le Mardi, 10 Juin 2014 06:37

Page 3 sur 18