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Le Dossier

Questions that users migrating to Joomla! 1.5 are likely to raise

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 Procès politiques
altPaul Biya a certainement raison de dire qu’il n’existe pas de prisonniers politiques au Cameroun. Il sait de quoi il parle surtout qu’il a su user des artifices pour faire avaler, le plus souvent par des tours de prestidigitation savamment orchestrés et dignes d’un Maître, l’histoire selon laquelle les personnes interpellées dans le cadre de l’ « Opération Épervier » sont coupables de distractions de deniers publics. Il l’a répété mille fois, le plus souvent en se regardant dans la glace. Le peuple famélique éreinté par trois décennies d’une gouvernance catastrophique et d’une gestion à l’emporte-casse, avait besoin du sang. Il a transformé ses propres créatures en victimes expiatoires. Il a réussi certainement à se convaincre, mais pas à convaincre de nombreux Camerounais avisés qui ont démasqué le jeu de massacre de politique qu’il a orchestré dans le sombre dessein de baliser le chemin à un dauphin qui n’osera pas ouvrir les placards de la République après son départ de la magistrature suprême. On comprend pourquoi Mathias Eric Owona Nguini soutient dans le présent dossier

Mise à jour le Samedi, 06 Décembre 2014 06:31

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altLe chant de cygne
Lorsque Paul Biya arrive au pouvoir le 6 novembre 1982, il promet monts et merveille aux Camerounais. Ceux-ci adhèrent massivement à son projet de société - consigné dans un ouvrage Pour le libéralisme communautaire - qui magnifie le mérite et se propose de promouvoir la « vraie démocratie » et le « développement véritable ». Les slogans, « rigueur », « moralisation », « intégration nationale stade supérieur de l’unité » font florès et mobilisent ses concitoyens qui envisagent l’avenir avec beaucoup d’optimisme.
Très tôt cependant, ils déchantent et constatent avec amertume que les illusions faites sont restées au stade de promesses. Ils comprennent que le Libéralisme communautaire n’était, en réalité, qu’un vaste malentendu, une erreur originelle, un mirage ou un miroir aux alouettes émaillés de mensonges et d’incantations surréalistes.
À telle enseigne que, de nos jours, les slogans sus-évoqués sont devenus des mythes pour idiots, des dieux que même les partisans de Paul Biya ont honte d’évoquer en public.
Certes des Camerounais continuent à être bercés d’illusions, mais la réalité est patente,

Mise à jour le Samedi, 27 Août 2016 11:04

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L’Afrique, selon le président Barack Obama en visite officielle au Ghana, n’a pas besoin d’hommes forts, mais d’institutions fortes, c’est-à-dire d’institutions solides qui résistent à l’épreuve du temps et transcendent les individus. Ce sont ces institutions qui facilitent les alternances à la tête des États démocratiques en Occident, dans certains pays d’Amérique du sud et dans quelques rares pays d’Afrique. Lorsque les institutions sont solides, et le rôle des forces de défense et de sécurité bien défini, le pays peut même fonctionner sans chef de l’État. C’est ce qui s’est passé récemment en Belgique où le pays a fonctionné pendant des mois sans président de la République.
Dans la plupart des pays d’Afrique où tous les ingrédients d’une conflagration sont réunis (confiscation du pouvoir politique par un groupe, ethnicisme,  népotisme, corruption généralisée, etc.), une pareille situation parait inimaginable. S’il arrivait qu’il y ait vacance au sommet de l’État, il est presque certain que les citoyens assisteront à une lutte sans merci pour la conquête du pouvoir suprême, le problème dans ces pays étant que les institutions sont taillées à la mesure

Mise à jour le Samedi, 24 Août 2013 17:50

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La démocratie n’est pas un borborygme
Il nous faut revenir ou accéder enfin aux fondamentaux, à un catéchisme politique et démocratique. Il pourrait commencer par des rappels d’évidences si naturelles qu’elles en sont méconnues et ignorées. L’indigence d’esprit impose en frontispice, l’étrange avertissement suivant : « La démocratie n’est pas un borborygme ».
La démocratie n’est pas une éructation ni même un cri, serait-il un cri du cœur. La parole sur la démocratie n’est pas un tissu d’oracles inintelligibles dont la compréhension et l’interprétation doivent être abandonnées aux seuls êtres de transe, de délire et de nuit, voyants, gourous, devins, partisans et fanatiques, à ceux qui « parlent en langues » voient l’invisible et connaissent l’inconnaissable. Le mot de démocratie ne se prête pas à tous les usages et à n’importe quelles significations. Il répugne à certaines associations d’idées et de pratiques.

La démocratie s’exprime dans un langage articulé.

Elle a ou elle est un discours muni de ses notions et ses propositions de base, de règles qui les enchaînent pour développer une argumentation, un projet, un programme de façon cohérente.
Mise à jour le Mercredi, 21 Août 2013 21:17

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Arrêté et placé en détention préventive à la prison centrale Yaoundé (Kondengui) dans l’ « affaire Albatros », l’ex-premier ministre,  Inoni Éphraïm, a déféré, le 24 avril 2012, à la convocation de  Pascal Magnaguemabe,  juge d’instruction près le tribunal de grande instance du Mfoundi. L’ex-ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Marafa Hamidou Yaya également impliqué dans cette affaire et lui aussi en détention préventive dans le même pénitencier a,  quant à lui, refusé de se présenter devant ce juge d’instruction qu’il récuse et accuse de partialité.
Selon le conseil de l’ex-secrétaire général de la présidence de la République, celui-ci a déposé le 16 avril 2012, conformément au Code de procédure pénale, une demande de récusation du juge d’instruction Pascal Magnaguemabe  auprès du procureur  près le tribunal de grande instance du Mfoundi.  Dans cette correspondance, l’ex-Sgpr affirme qu’après l’ouverture des enquêtes judiciaires relatives à l’acquisition de l’aéronef présidentiel, il avait, «par acquit de conscience », sollicité du  président de la République d’être également entendu par la Justice afin d’apporter son témoignage

Mise à jour le Mercredi, 23 Mai 2012 19:53

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