Des deux choses l’une : soit les « créatures » de M. Biya qui écrivent ses discours lui font parler d’un Cameroun dont ils ont seuls la visibilité, soit ils font express de lui suggérer des propos destinés à le rendre ridicule aux yeux de ses interlocuteurs. C’est un fait récurrent à toutes les occasions où le Président a l’obligation ou l’opportunité d’une allocution publique. Et son dernier voyage en France n’a pas échappé à cette quasi règle. En témoignent les quelques extraits suivants, entre autres, de son discours qu’on peut dire « promotionnel », devant les opérateurs économiques français, la semaine dernière à Paris.« Les investisseurs français ont un rôle à jouer dans le renforcement du secteur privé dont les autorités camerounaises voudraient faire le moteur de la croissance économique de notre pays ».
En septembre 2011, j’avais dit à mes compatriotes que l’année suivante, le Cameroun serait un immense chantier. Je ne m’étais pas trompé. Barrages, routes, ports, infrastructures diverses sont sortis de terre. De toute évidence, cela n’a été possible que grâce à la stabilité dont nous jouissons.









A propos de l‘optique gouvernant des Grandes Réalisations et des Projets Structurants
Pour inaugurer ma collaboration d’éditorialiste à Germinal, je voudrais faire partager à ses lecteurs, aux fins de méditation, une correspondance qu’un vieil ami m’a adressée il y a quelques heures, en souhaitant que la nouvelle année nous donne l’occasion, à lui et moi, de discuter des préoccupations qu’il y exprime avec une amertume justifiée. Je cite.
Par définition, les vœux n’expriment que des souhaits, des ambitions, des aspirations, des désirs, des intentions et des prétentions. Sauf à croire aux mages et aux prestidigitateurs, ils n’ont aucune prise sur la réalité et ne peuvent la changer.
« Et pourquoi des poètes en temps de détresse ? » (Hölderlin)
Une petite fille de 17 ans, orpheline, s’est vue dépouillée de l’enfant qu’elle venait de mettre au monde à l’hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Ngousso à Yaoundé, et cette monstruosité a duré six mois. Six mois d’enfer au cours desquels la petite Tchatchoua Vanessa – peu importe son nom - a vécu l’enfer sur terre, accrochée de toutes ses forces à un lit d’hôpital qu’elle a squatté désespérément, violentée, humiliée, affamée par les responsables de cette enclave (in)hospitalière apparemment au-dessus de tout soupçon, harcelée par des « féroces » de l’ordre certainement apparemment stipendiées. Six longs mois au cours desquels son Golgotha, rapporté par quelques médias, n’a ému ni les autorités de l’Etat, ni les hommes politiques du pouvoir comme de l’opposition, pas même les autorités dites morales pourtant habituellement intarissables quand il faut prêcher pour la paix, pour une paix sans justice ! Devant cette tragédie humaine poignante, sans doute parce qu’elle ne touchait qu’une pauvre fille de rien, une Camerounaise sans feu ni lieu, même les organisations de défense
Le 09 octobre 2011, les citoyens camerounais, ceux qui ont eu la chance de s’inscrire sur les listes électorales et qui pourront avant le jour du scrutin retirer leurs cartes d’électeur, iront élire le président de la République du Cameroun pour les sept prochaines années. A la veille de cette importante échéance, Paul Biya, chef de l’État et président national du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) a choisi de caresser dans le sens du poil ses concitoyens de l’Extrême-Nord du Cameroun afin de les amener à soutenir sa candidature. Pour le monarque présidentiel, les conditions naturelles des populations de cette région du Cameroun les ont rendus durs à la tâche, leurs modes de pensée ont fait d’eux des hommes et des femmes responsables, leur histoire leur a enseigné la patience. Ces vertus, poursuit-il, le laissent penser que, si les moyens étaient mis à leur disposition, ils seraient capables d’apporter à la République une contribution exceptionnelle. 

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