Les sénatoriales vont bon train. Et les surprises aussi. Djibril Cavayé Yéguié ou plutôt Maurice de son ancien prénom chrétien a décidé de prendre la ligne. Pendant des semaines celui qui pourtant encore président (résident permanent) de l’Assemblée nationale a cru avoir son destin en main. Que nenni.Du haut de son fauteuil présidentiel (Fauteuil n’est pas banc, aimait à dire Laurent Gbagbo), Paul Barthélémy Biya’a Bi Nko’o alias Paul Biya ou Pôle billard en a décidé le contraire. En pourtant, Cavaye Yeguié et ses proches qui connaissaient bien les coups de tête du résident de la Ripoublique ont longtemps hésité sur l’opportunité ou non pour lui de participer à ce scrutin. D’un côté d’aucuns soutenaient qu’il n’était pas utile qu’il prenne ce risque du moment où il devait logiquement être nommé parmi les trente sénateurs dont le choix incombe au Chef des tas. A contrario, d’autres soulignaient que cette option présentait l’inconvénient de faire de lui un sénateur dépourvu de légitimité, d’où l’urgence de sa candidature. Manque de pot, notre Cavalier yéyé a été déclaré non partant par le président du Rassemblement démoniaque des pilleurs du Cameroun (Rdpc).









L’information à prendre au sérieux est relayée par le très sérieux blog :
Après le genre épistolaire développé via ses lettres ouvertes riches en révélations croustillantes et écrites derrière les barreaux de la prison centrale de Yaoundé, Marafa Hamidou Yaya a encore sorti le grand jeu. Un jeu d’écriture savamment orchestré derrière le cachot où il est désormais embastillé au Sed. Sans stylo ni feuille de papier et encore moins de moyens de communication, l’ex-ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation (Minadt), et ancien secrétaire général de la présidence de la République du Cameroun, condamné le 22 septembre 2012 à 25 ans de prison ferme pour complicité de détournement de fonds destiné à l’achat d’un avion présidentiel accordé une interview exclusive à un média international. Et Marafa Hamidou Yaya a su trouver les mots pour expliquer le procès kafkaïen dont il est l’objet depuis quelques mois.
Les Camerounais ne s’amusent pas avec les affaires de cœur. Ce n’est pas le très sérieux journal gouvernemental qui affirmera le contraire. Dans une de ses dernières éditions, il est relaté qu’à Bafoussam, la capitale régionale de l’Ouest et village de Njitack Ngompé Pelé, un monsieur qu’on croyait jusque-là respectable directeur général adjoint de société, la Société camerounaise de Plastiques n’a pas supporté une scène de tendresse entre son épouse et un ami. Guy Hervé Talla s’est ainsi donné la mort. Le couple, comme bien d’autres, s’était livré au plaisir d’une virée en boîte la nuit du 25 décembre 2012. C’est dans cette enceinte que le jeune Dga de 32 ans sera surpris par un échange de tendresses entre sa dulcinée et un costaud bien fringué lui aussi. L’homme blessé ramène son épouse à la maison, la tabasse au point de vouloir mettre fin à sa vie. Elle n’aurait eu la vie sauve que grâce au cadet de son bourreau de mari qui s’est interposé. Mais la colère d’Hervé était tel qu’il ne pouvait supporter la scène vécue.
Pour dire les choses franchement, je ne suis pas très à l'aise avec les propositions de type «grands chantiers structurants» qui reposent sur une approche de type keynésienne avec un État qui miserait essentiellement sur une augmentation «indiscriminée» de la dépense publique pour espérer relancer la croissance.
Comme tout le monde le sait, chaque chose a une fin. Même Paul Biya, à 80 printemps sonné, le sait. Lui qui, en 2004, donnait 20 ans à ceux qui le donnaient pour mort et souhaitaient assister à ses obsèques et funérailles. 7 années se sont écoulées. Même très fatigué de se reposer à Etoudi, il estime qu’il est toujours l’homme de la situation. Ses thuriféraires aussi. C’est la raison pour laquelle il briguera un nouveau mandat de 7 ans pour parachever le travail de destruction du Cameroun qu’il a commencé le 06 novembre 1982, soutiennent ses contempteurs de l’opposition alimentaire.
Le président camerounais Paul Biya, 78 ans, sait qu'il joue gros à la présidentielle d'octobre. Au pouvoir depuis vingt-neuf ans, l'homme du silence, aussi mystérieux qu'insondable, est de moins en moins profilé "président fréquentable" par la communauté internationale. Depuis juillet, il fait même l'objet d'une plainte déposée en France pour séquestration arbitraire. Une première au Cameroun! Au cours des prochaines semaines, le prince d'Etoudi tentera toutefois de démontrer qu'il reste incontournable pour assurer la stabilité du golfe de Guinée et empêcher le chaudron camerounais d'imploser. Cet argument réussit pourtant de moins en moins à convaincre. À l'intérieur comme à l'extérieur du pays.


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